You'll be the death of me ft. NAONA

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     Ven 7 Sep - 19:54
You'll be the death of me ft. @Koike Naoto Peut-être qu’elle aurait donné plus de bénéfice à son abruti de cabot, quelque part dans son crâne désertique, deux neurones avaient un jour eu le mérite de se frôler et de lui faire articuler des mots d’une justesse rare… le hic, c’est que dans le ramassis de conneries qu’il baragouinait continuellement comme le sous-humain qu’il était, elle n’y avait pas porté attention. Et pourtant… il l’avait dit, froidement, après qu’elle ait été assez fragile pour lui confesser l’inavouable : ses sentiments … « on ne peut pas être ensemble. » Pour une fois dans sa putain de vie, elle aurait dû écouter Naoto – il avait raison. Elle aurait dû résister à son envie masochiste d’avoir le dernier mot… faire preuve de ce sang froid irréfutable qu’était le sien en toute autre circonstances et ne surtout pas confronter son père. Le hic, c’est que son battant était en un état si misérable après sa rupture avec le chanteur, que n’importe quel mal lui semblait plus attrayant que la torsion agonisante de son organe vital. Elle avait bien conscience, en lui tournant le dos, qu’il partirait avec son ventricule droit et que cette blessure-là ne connaîtrait jamais le repos. Laisser son cabot lui échapper, c’était abandonner le peu de liberté qu’elle avait prise, le peu de contrôle qu’elle avait sur son existence… ça avait eu le don d’insuffler une nouvelle vague de révolte en elle, comme si, par un quelconque acte d’émancipation, elle pourrait lui faire changer d’avis. Si elle crachait sur cet univers superficiel qu’il haïssait tant, peut-être qu’elle, elle ne le répugnerait pas? Ça lui semblait tellement logique, un an plus tôt…

Sauf que c’était une erreur. Dès l’instant où elle avait ouvert la bouche pour contredire son géniteur, pour lui refuser de nouvelles fiançailles, elle s’était sue condamnée. Il n’y avait rien de jouissif dans ces yeux à cet instant-là, rien du sadique contrôlé qu’il savait être… rien d’autre qu’une rage ayant balayé toute raison. Elle pouvait encore sentir les coups, incessants s’abattre sur elle, alors qu’elle refusait de supplier, de couiner, les lèvres irrévocablement closes sur le nom de son amant, déterminée à lui épargner les moindres représailles pour sa stupidité… Même avec la distance, ce soir-là gardait une amère réalité, un souvenir tangible dans son esprit, une cicatrice que les chirurgies qui suivirent cet incident ne purent totalement dissimuler. Et si elle conservait un silence buté, hochait la tête aux moindres demandes parentales, endossait leurs mensonges et leurs excuses sans protester, usant de sa docilité pour dissimuler l’étincelle de révolte qu’il n’avait pu éteindre… un jour, elle lui échapperait. Et cette fuite-là, elle la ferait pour elle, sans personne… Les mois s’étaient succédé et elle avait graduellement repris du poil de la bête, usant de son opportunisme pour jouer sur la culpabilité de son père, pour lui soutirer une nouvelle chance, une nouvelle opportunité. Après tout, si elle désirait s’en défaire, il était primordial qu’elle s’accroche à une quelconque célébrité. Mieux valait suivre son plan initial, Naoto avait été un aparté qui lui avait coûté cher. Trop cher.

Le tout, c’était de demeurée concentrée sur l’objectif, de sourire comme une cruche, d’être charmante, inaccessible, et de ne laisser rien ni personne se dresser sur son chemin. Plongée dans ses pensées, silencieuse, comme elle le faisait ce jour-là sur la chaise de maquillage du studio où elle venait de signer un contrat de mannequinat pour une campagne de cosmétique, Yurina attendait sagement qu’on barbouille son visage nouvellement refait à neuf – qui avait eu le mérite d’ajuster ses dents – avant que le shoot puisse commencer. Être belle et la fermer, qui eut cru qu’elle puisse en faire une carrière… c’était rudement moins demandant que les pratiques de danse et les ridicules règles de l’Agence. Elle ne quitta ses songes qu’à la voix de la femme qui venait de terminer son œuvre sur son minois «  Et voilà ma jolie, tu peux aller juste là … où il y a la baignoire. Le photographe va t’expliquer. » Un sourire plus tard, et un angélique : « Parfait. Merci beaucoup. », elle avait suivi les indications de la maquilleuse en refermant son peignoir crème, sous lequel elle ne portait franchement pas grand-chose, le shoot étant après tout, pour une nouvelle collection de produits de luxe… pour le bain. Lorsqu’elle rejoignit l’emplacement désigné, elle fit un petit signe de tête et un sourire au photographe, qui gesticula quelque chose à son assistant, sans doute trop occupé par les derniers préparatifs pour donner des indications au modèle. Le culot.

Elle croisa les bras un instant, visiblement patiente – mentalement exaspérée – ses iris sombres s’égarant sur la jolie baignoire sur patte. Elle en avait eu une comme ça, fut un temps… Kaiti la détestait. Elle aurait presque sourit, si ce souvenir ne l’avait pas ramené à son connard d’esclave. Il devait bien se taper l’espère humaine au grand complet, maintenant … elle aurait dû le castrer quand c’était encore une option. Tout était de sa faute! … Et puis, si elle le blâmait, le manque devenait tolérable.  Si elle arrivait à le haïr suffisamment pour ne plus penser constamment à lui.  Ô qu’elle aurait espéré que sa deuxième mise en garde soit tout aussi vraie… « Ça passera. »  Putain de menteur à deux balles, il lui suffisait que se remémorer certains traits, un air blasé, un juron, pour constater que, même près d’un an plus tard, ça n’avait pas passé. Il était un virus incurable, une bactérie tenace. Entendant des pas s’approcher d’elle, elle releva son minois vers le fort-probablement-assistant. « Oui ? ……. » Elle s’était figée, littéralement, totalement, ses lèvres pincées dans une moue choquée qu’elle refusait d’exprimer… C’est pas vrai. Avoir su qu’elle finirait par invoquer le diable en personne, elle aurait évité cette partie de ouija, dix ans plus tôt. Mais merde, satan étant canon. Dans un souffle, elle avait laissé fuser un : « … Qu’est-ce que tu fais là? » des plus énervés.

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     Sam 8 Sep - 22:35
You'll be the death of me ft. Yurina Les projecteurs ont été éteint, la vie réelle retrouvait son cour. Naoto n’avait pas été surpris de la chute d’Eita. On traînait les Fighters avec desespoir, ils n’étaient plus combatifs depuis bien longtemps mais on s’accrochait à l’infime espoir qu’un jour, peut-être, ils allaient évoquer un intérêt quelconque. Baliverne. On avait aimé les HANABI dans sa forme originelle, on avait eu de l’affection pour les SUPERNOVA, mais au final, tout avait coulé, laissant à la rue les quelques idoles que comptaient encore l’agence. Au fond, il n’avait pas vraiment eu de peine, pas une once de tristesse. Parce qu’il n’avait jamais aimé ça, parce que cette vie n’était pas pour lui. Il avait passé quelques mois à se refaire « une vie » comme il le disait. Il avait retrouvé son appareil photo que Yurina n’avait finalement pas cassé.

Yurina, une ombre qui semblait encore le suivre sans qu’il ne sache très exactement ce qu’elle était devenue. Il ne cherchait pas non plus. Naoto avait tourné le dos à toute cette vie passée, refusant d’entrer en contact avec toute personne qu’il avait pu rencontrer durant ces années-là. Selon sa mère, c’était le mieux à faire. Oublier, reprendre à zéro. La retrouver lui avait sans doute fait du bien, du moins, c’était ce qu’il se répétait. Elle n’allait pas bien, elle n’y était pour rien. Elle était malade, de ce qu’elle disait. C’était normal pour un fils de s’occuper d’elle. Sinon, il allait encore être seul ? Sae avait eu un bébé, Sae s’était mariée. Au fond, il savait bien que c’était ce qui lui pendait au nez.

Nettoyant son objectif, il écoutait son supérieur lui expliquer il ne savait trop quoi, il passa sa langue sur sa lèvre, s’assurant que tout était parfait. Il jouait réellement son avenir désormais. Eita lui avait permis d’entrer en contact avec des photographes professionnels à qui il avait pu montrer ses clichés. De l’art, qu’on avait pu lui dire et ça l’avait sincèrement touché. Heureux de voir que ce n’était pas vain, même si ses photos étaient particulières, elles lui ressemblaient. Décalées, particulières. A son image. On lui fit signe que le modèle était prêt, un hochement de tête fit office de réponse, le jeune photographe s’assura une dernière fois de son matériel, regardant rapidement autour de lui avant d’avancer vers cette salle de bain décorative.

Son cœur sembla se stopper brièvement, il resta là à la fixer, bêtement, comme il le faisait si bien. Ces mois lui revenaient en mémoire, la lutte incessante, l’autodestruction, la passion, la douleur, la haine, l’amour, tout simplement. Daimon Yurina, un démon, la pire de toutes, un être complexe qu’il avait tenté d’oublier, de ranger dans un coin de sa tête. A qui il ne répondait pas lorsqu’il apprenait qu’elle lui avait laissé un message. Ignorant sa question, il pinça les lèvres, posant son appareil photo. Qu’est-ce qu’il pouvait faire ? Etre adulte et responsable, y répondre tout simplement, n’était-ce pas tout simple à faire. « Installe toi au bord de la baignoire, jambes croisées et prend le produit. » Ses lèvres se pincèrent. « Regarde le produit en souriant. » Comme si c’était ma queue, ça restait bien coincé dans sa gorge, il y avait des gens autour, ne pas reprendre bêtement les vieilles habitudes. « On doit essayer de finir ça rapidement. » Qu’il puisse fuir d’ici.


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     Dim 9 Sep - 1:34
You'll be the death of me ft. @Koike Naoto Un coup de poignard eut fait moins mal que le visage de l’homme qui s’était approché d’elle, stoppant aussi net sa pompe à sang que son souffle. Malgré elle, Yurina s’était crispée, tendue, incertaine s’il était son bourreau ou son sauveur, et trop sonnée pour réfléchir. En une fraction de seconde, le tourbillon de sentiments contradictoire qu’il avait le don de faire naître en elle l’avait englobée toute entière, et elle avait cette sensation de suffoquer, de se noyer dans le tsunami qu’il incarnait. Koike Naoto. Le plus rustre, ingrat, impoli, imbécile et énervant humain que la terre ait un jour connu … et accessoirement, sa créature préférée dans l’univers tout entier, quoi qu’elle soit dans un déni profond sur ce fait. Chaque fibre de son être réclamait qu’elle franchisse le pas qui les séparait, qu’elle le serre à l’étrangler, qu’elle le prive de toute possibilité de la larguer officiellement… et qu’elle lui dise, merde, que c’était son visage de moche qui l’avait fait tenir pendant un an, à redouter son père…. Pourtant, elle demeurait immobile. Plantée là, giflée par la rencontre. Battant des cils, sa première pensée fut de regretter ne pas lui avoir brisé les jambes. S’il avait été infirme, elle en aurait fait ce qu’elle voulait… Puis, nouveau choc : il était là, maintenant… il avait un boulot? Avait-il réussi quelque chose sans elle? Qui était donc le coupable qui lui avait laissé s’imaginer qu’il avait le droit de faire autre chose que gémir au fond d’un puit sans son joug? Il ne devrait pas être aussi calme, et encore moins avec la même sale gueule irrésistible… distraitement, elle écouta ses directives, satisfaite de remarquer sur son visage, une ombre de vulnérabilité… un self-control qui ne tenait qu’à un fil.

De quel droit se permettait-il de lui donner des directives comme s’ils ne s’étaient jamais connus, n’avait-il pas appris que s’il ne suppliait pas, il n’obtiendrait rien d’elle ? … Elle avait déjà trop donné, trois putains de mots qu’elle aurait voulu reprendre au risque de se brûler la gorge. Pour qui se prenait-il, à lui dire quoi faire? Elle était tellement déterminée à l’accuser de tous les maux de son existence qu’elle ne s’arrêta pas une seconde pour constater que…la diriger, aujourd’hui, à tout le moins, c’était son boulot. Un sourire faussement candide trônait sur ces lèvres, celui qu’elle réservait à tous, celui mensongers, illusoire, elle ne le quittait pas des yeux, profitant de l’occupation générale qui détournait l’équipe entière de leurs retrouvailles. « Regarde le produit en souriant. » Les lèvres de l’héritière s’étaient pressées l’une contre l’autre, énervée. Puis, après avoir constaté que personne ne les regardait, ses iris chocolatés, jusque-là rivés sur ceux du nippon s’étaient un instant égarés vers le bas, juste sous sa ceinture alors qu’elle se mordait la  lèvre d’un air joueur, volontairement narquois, comme pour finir sans mot ce qu’ils avaient tous les deux pensé, pour lui rappeler que ça aussi, ça lui appartenait, comme chaque millimètre de sa peau. Pas un son n’avait franchis ses lèvres, mais celles-ci avaient bougées, pour le maudire d’un silencieux : « comme si c’était ta queue? » le sourire cruel qu’elle lui adressa faisait contraste avec  son obéissance angélique. Observant les produits alignés, elle laissa ses doigts glisser sur un tube de crème pour la peau, lentement, de haut en bas, dans une provocation volontaire, un sourire innocent aux lèvres alors qu’elle fusillait Naoto du regard, rendant son ‘’analyse de produit’’ sonner d’avantage comme une invitation. « Oh! C’est la nouvelle collection d’hiver? Hmmm, voyons voir… tu veux que je prenne celui-ci? » lorsqu’il daigna regarder, elle serra le fichu tube pour le déformer, promesse irrévocable de ce qui attendait son cabot après le shoot : la castration, avant de le libérer et de prendre la bouteille de crème pour la peau qu’il lui avait initialement désigné. « Ah non, c’était celui-là … je me trompe toujours la première fois. »

… Elle le tuerait. Pour lui donner envie une seconde fois de tout foutre en l’air, pour lui faire croire qu’elle était la seule à crever d’envie de virer tous ces gens… pour la rendre faible, encore… toujours. Il allait payer, l’énerver, le pousser à bout, elle avait toujours excellé. Souriant à Naoto, elle avait candidement annoncé : « Oui, faisons ça vite… comme nous aurons le reste de la journée libre… toi y compris, non? » Pour elle, bien évidement. Professionnelle, elle s’était assise sur le bord de la baignoire, croisant ses jambes délicates à l’extérieur du peignoir, dévoilant cette peau pâle, immaculée à distance, au moins, elle excellait à demeurer immobile et à poser. Volontairement, dans son mouvement, elle avait laissé le fichu peignoir s’ouvrir un peu et retomber sur son épaule, comme si c’était un accident. Le produit en main, elle prit la pose demandée, avant de relevé ses iris vers l’assistant photographe. « … Pardon… pourrais-tu replacer le peignoir pour moi ? Je ne voudrais pas perdre l’angle... » et surtout, elle se demandait s’il serait aussi froid, en posant ses salles pattes sur elle.

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     Mer 12 Sep - 23:25
You'll be the death of me ft. Yurina Sans doute tentait-il de se convaincre qu’il était désormais un autre homme, en tout point différent de ce qu’il avait pu être, mais c’était faux. Naoto avait juste retrouvé cette même solitude terrifiante qui lui avait toujours collé à la peau et qu’il causait tout seul. Sae, il l’avait repoussé de lui-même, au fond. Il tentait d’être là pour elle, de soutenir cette grossesse inattendue, Suika. Elle était mignonne, certes, en quelque sorte. Mais il n’arrivait pas à la toucher, encore moins à la prendre dans ses bras. C’était un bébé adorable, il voulait bien le concevoir, mais il n’était pas fait pour ça, pour s’occuper d’un bébé. Non, pas du tout. Tellement pas. Naoto cherchait encore ce qui pouvait lui convenir, dans cette drôle de vie. Photographe de mode, non, ce n’était pas vraiment ce qu’il souhaitait, mais pour le moment, c’était bien tout ce qu’on avait à lui proposer.

Une belle ironie, que de retrouver Yurina dans ce contexte. Elle n’avait pas changé, toujours cet air fier, toujours ces airs de pouffiasse à qui tout est dû. Ses directives étaient prononcées mécaniquement, fermement pour qu’elle l’écoute, qu’elle ne rende pas les choses plus compliquées. Elle faisait aussi partie des choses qu’il avait voulu « mettre de côté » lors de son exile sentimentale. Qu’elle avoue ses sentiments étaient clairement la chose la plus stupide que cette idiote pouvait faire. Il voyait bien ce qu’elle essayait de faire, l’ignorant au possible. Elle n’était pas obligée d’essayer de devenir sexuelle ! De toute façon, il était passé au-dessus. Non ? Bien sûr que si, allez. Il put lire sur ses lèvres et malgré lui, un sourire mauvais se forma sur les siennes, hochant simplement la tête. Exactement, comme si c’était sa queue. Elle pouvait bien encore se l’imaginer, non ?

Ce qu’elle réserva au tube n’était pas drôle. Un froncement de sourcils fit office de preuve de son mécontentement. « Merci de ne pas abîmer le matériel, Daimon-san. » Quelle idée, de serrer ce tube si fort. Préparant son objectif, il tenta au mieux de faire abstraction d’elle, sentant son cœur partir dans tous les sens. Le reste de la journée, serait libre en effet, mais il ne comptait pas le passer avec elle. Comme disait les vieux films romantiques, on devait laisser les vieux démons au passé. « J’ai plein de choses à faire, désolé. » Oh, il connaissait assez bien Yurina pour savoir qu’elle ne s’arrêterait pas à cela, mais il pouvait bien essayer de se rebeller un peu. Pinçant les lèvres face à son nouveau caprice, ses yeux se levèrent au ciel, il alla sagement remettre son peignoir faisant au mieux pour ne pas la regarder. « Ecoute-moi bien. » Son ton était bas pour qu’on ne l’entende pas. « Tu vas fermer ta gueule et faire gentiment ce qu’on te demande. » Sa main frôla sa peau en remettant le peignoir, il resta un instant à la regarder. « Fais-moi plaisir, sois mignonne pour une fois. » Oui, pour une fois. Comme ça, elle l’excitera sûrement moins. Hochant la tête vers son supérieur, il retourna derrière l’objectif, attendant qu’elle prenne la pose pour la bombarder.


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     Jeu 13 Sep - 1:31
You'll be the death of me ft. @Koike Naoto Princière, elle avait pressée ses lèvres d’un air suffisant, hautin, en le dévisageant avec une étincelle d’intérêt dans le regard. Naoto… l’avoir à proximité, après tout ce temps, sembla dérailler son organisme au moins autant qu’une défaillance majeure de ses organes. Son estomac se contorsionnait à la merci d’une panique suffocante, ses poumons faisaient une grève d’air, coinçant le moindre souffle, refusant le moindre mouvement… Et que dire de ses maudits de ventricules en pleine autodestruction… Elle n’était pas prête pour cette rencontre, et peut-être qu’au fond, elle ne le serait jamais… pas quand elle devenait victime du rythme infernal de sa pompe à sang, à cette cadence si archaïque qu’elle lui martelait les tempes et lui donnait la nausée. À croire que son battant s’acharnait à récupérer des mois de calme, des saisons de privation, en l’étourdissait désormais… Elle n’avait eu besoin que d’un regard pour que l’intensité de ce qu’elle avait si longtemps refoulé lui revienne en pleine gueule… elle manquait de pratique, d’endurance, pour faire face à une envie aussi oppressante de grave son nom dans sa chaire et de se jeter dans ses bras. Elle qui n’avait jamais eu le luxe, encore à ce jour, d’effectuer le choix sur quant à sa vie rangée, prévisible, semblait rejouer en boucle la seule mauvaise décision qu’elle ait jamais prise elle-même : lui. Comme un vinyle rayé, ses songes embrouillées la ramenaient sans cesse au drôle de bouffon régnant en maître sur son étrange univers.

Elle s’était pourtant endoctrinée à ne pas le chercher, à ne pas le projeter involontairement sous le scrutin paternel, de ne pas l’exposer à un courroux dont il ne savait rien, à ne pas le tirer avec elle dans le gouffre ou elle finirait noyée… sauf que voilà, maintenant, face à lui, elle se faisait capricieuse, sa volonté dissipée. Elle haïssait cette perte de contrôle aussi flagrante, l’apogée de son échec, que d’être aussi irrésistiblement attirée par lui, après tout ce temps… comment y parvenait-il? C’était un véritable calvaire, que de le voir agir avec un détachement aussi froid, comme s’il n’était qu’un étranger, un spectateur … une claque à l’égo de l’héritière, et un coup de poignard sentimentalement parlant. Elle avait dégluti, ses vieux démons revenant au galop … et s’il l’avait vraiment remplacé? Cette simple idée la pétrifiait, des pensées inquiétantes envahissant son esprit trouble. Heureusement pour elle, le sourire mauvais, bref, furtif, qu’il avait laissé lui échapper avait laissé entrevoir que peut-être… juste un peu, elle avait encore une emprise sur lui. Il suffisait de regagner le terrain, de réclamer chaque bribe du jeune photographe, de s’approprier ce qui, de toute façon, lui revenait de droit. Elle avait beau s’être juré de le faire, le laisser aller était au-delà de ses forces… Non. Elle s’était contentée de le chercher, de le narguer, le fusillant du regard à l’entente de son nom de famille, cette appellation qui lui restait de travers dans la gorge, cette insulte presque flagrante, de la part de quelqu’un qui ne l’avait jamais employé. Elle releva la tête, fière, trop fière pour le laisser voir qu’il avait touché une corde sensible. Elle gagnerait. Elle gagnait toujours.

Obéissant à ce crétin – elle était, après tout, payée pour, Yurina avait pris place au bord de la baignoire, ses iris couleur café rivés sur l’ex-chanteur, attentive à ses moindre gestes comme un prédateur en attente. Elle ne pouvait que constater que ça lui allait bien, un plateau photo, il semblait à tout le moins, d’avantage dans son élément que durant sa mémorable performance d’ Under the sea… Pourtant, son attitude désinvolte, son détachement presque lâche l’inquiétaient. Il s’était toujours montré plus combattif à son égard, plus narquois, il ne se laissait pas aussi aisément terrasser et il n’avait jamais eu aucun contrôle sur ses émotions… Alors pourquoi diable semblait-il si abattu? Est-ce que quelqu’un aurait brisé son jouet pendant son absence? On lui avait bousillé? Cette simple pensée suffisait à enflammer son être d’une colère sanguine, s’il devait avoir mal, supplié et se tordre, elle devait en être la responsable, personne d’autre…Elle l’avait laissé approcher, sa peau immaculée secouée d’un frisson bien perceptible au contact si minime de sa main, son visage de marbre, alors qu’il se plantait si près d’elle… et pas assez, merde, elle devait se faire violence pour ne pas tirer sur cette main, même à cette distance, il la rendait dingue... ce crétin. « ... Non toi, écoutes-moi bien. » elle avait hoché la tête, souriante, de loin on aurait pu croire qu’elle écoutait ses directives en tout bien tout honneur, sa voix un bref murmure « Si tu ne veux pas te faire blâmer pour l'échec de ce photoshoot, t'as intérêt à libérer ton après-midi pour moi. Tu me dois bien une conversation, après ce que tu m'as fait... » après lui avoir arraché des aveux et une partie de son âme... après avoir enfin compris ô combien elle partageait sa solitude, son incapacité chronique à croire que quelqu'un puisse bien vouloir d'elle ... juste pour la jeter de la pire des façons. Il lui devait tellement plus que quelques mots... il devrait supplier à l'heure actuelle!

Elle lui tira un sourire candide, se redressant un brin pour mieux l’observer, ses perles sombres cherchant les siennes pour s’y visser diaboliquement. Sa voix n’était qu’un murmure… mais un hurlement aurait fait moins froid dans le dos. Calculatrice, elle avait débuté d’un : « Allons, Naoto. Ça ne prendra qu’un instant... » bien consciente qu’elle n’avait usé de son prénom qu’en de rares occasions… Peut-être était-ce une tentative de paix, un premier pas pour lui signaler que désormais… il était son égal? … Minois angélise, cils papillonnant, elle avait ajouté : « Je veux juste récupérer Kaiti… » … Ou pas. Elle préférait frapper là où ça faisait mal. Elle le savait, s’il était question de leur enfant, il ne prendrait pas lâchement la fuite après le shoot. Se positionnant, elle laissa les photographes faire leur boulot, se tortillant dans les positions les plus désagréables, jusqu’à finalement tremper dans cette baignoire. Lorsqu’enfin, des heures plus tard, on lui permit d’enfiler à nouveau le peignoir, l’équipe attelée à confirmer avoir assez de cliché, elle chercha le nippon des yeux.

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