it takes sunshine and rain to make a rainbow + HAROON ♥

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     Sam 13 Oct - 1:48

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


De façon générale, Haruto se montrait modeste, car il avait toujours cette retenue toute nipponne en lui. Bien qu'il savait qu'il possédait certaines qualités, il savait également qu'il pouvait toujours s'améliorer, montrer le meilleur de lui-même. Ne rien prendre pour acquis, et toujours faire en sorte de se montrer humble. C'était un peu paradoxal, mais il faisait avec. Le fait que Ji Hoon lui répète sans cesse combien il était merveilleux le touchait forcément. Et – il ne pouvait mentir – le Japonais adorait ça, au fond. Il aimait que son homme lui dise des mots d'amour. Ses compliments gonflait son ego et son estime de soi. Il laissait de côté son côté trop lisse et se forgeait un caractère plus affirmé. Grâce à Ji Hoon, Haruto était sorti de sa coquille. Avant, peu lui importait d'être un garçon ennuyeux, il se trouvait bien mieux à l'écart du monde, à simplement observer. A l'époque, il pensait avoir trouvé sa place. L'élève modèle qui étudiait assidûment même durant les belles après-midi ensoleillées, seul dans sa chambre. Sa seule préoccupation hors de ses études étaient ses deux jeunes sœurs. Ses escapades au bord du fleuve pour attraper des lucioles, il les avait généralement fait seul. Ses camarades avaient déjà déguerpis pour jouer au foot, plus loin. Haruto avait été loin d'être malheureux. Cette solitude lui convenait parfaitement.

Mais ça, c'était avant de rencontrer Ji Hoon. L'arrivée de cet étranger dans sa vie avait mis tout sans dessus-dessous. Au fil du temps, Haruto s'était rendu compte combien il se sentait seul, qu'il n'avait pas tout à fait trouvé sa place, malgré ce qu'il avait toujours crû. Et puis un jour, l'évidence s'était faite à ses yeux. S'il se sentait seul, c'était parce qu'il n'avait pas rencontré son âme sœur, jusque là. Et il avait enfin trouvé sa place dans les bras de l'homme dont il était tombé amoureux au premier regard, sans même le savoir. Et au fil des jours passés à ses côtés, le Japonais s'était révélé. Pendant si longtemps, il avait caché ses réels sentiments. L'élève modèle faisait aujourd'hui place à une adulte assumé. Il s'épanouissait en compagnie de son compagnon, et c'était aussi ça qui le faisait réaliser combien il l'aimait, combien ils étaient faits l'un pour l'autre. Voilà pourquoi il aimait lorsque Ji Hoon lui faisait des compliments. Haruto savait qu'il ne pouvait lui en réclamer – encore moins en présence d'une autre personne qui n'avait pas demandé à assister à un étalage de gayté. Mais c'était plus fort que lui ! Il était si fier de son petit ami. « Hé... Pas mal comme idée.  » Son sourire soulignait la sincérité de ses paroles. Haruto se disait qu'il pouvait bien faire ça pour l'homme qu'il aimait. Apprendre sa langue. Ses langues. Il avait beaucoup de mal avec le chinois et s'en voulait un peu. Cela faciliterait grandement ses échanges avec la mère de son compagnon. Mais ce dernier l'aidait déjà à se focaliser sur le coréen. « J'ai vraiment hâte. ~ » Et ses yeux se perdirent un instant sur les lèvres si tentantes de Ji Hoon. Haruto se mordit discrètement les siennes. Il le rendait fou, définitivement.

Tout heureux de la nouvelle du jour, le Japonais ne pouvait cacher sa joie. Que ce soit auprès de la kinésithérapeute de son homme, ou les quelques personnes qu'ils avaient croisés durant le trajet jusqu'au restaurant, il adressait un large sourire à chacun. C'était si bon ! Pour un peu, et il aurait presque attrapé les poignées dans le dos de la chaise de Ji Hoon et aurait couru à toute vitesse en criant son bonheur à qui voulait l'entendre. Bien évidemment, il s'était contenu, et maintenant qu'il était assis devant son hamburger, Haruto se sentait un peu plus calme, quoique sa joie se lisait toujours sur son visage. Comme si rien ne pouvait gâcher cette journée qui commençait si bien. « Tu dois m'aider, Hoonie. Je peux pas contrôler ça tout seul... » Il essaya bien de prendre un air penaud et sexy à la fois, mais n'était pas très sûr du résultat. Riant à la promesse de punition, il sentit également un frisson lui parcourir l'échine, comme un courant électrique qui lui secouait le corps. Le Japonais pencha légèrement la tête sur le côté, souriant amoureusement à son petit ami. Il avait envie de se redresser, lever les bras et hurler son bonheur, encore et encore, jusqu'à ce que tout le monde comprenne. Son homme était le meilleur ! Il marchait à nouveau, et c'était clairement le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire. Il ne lui en voulait même pas de le lui avoir caché quelque chose de si important. Comment le pourrait-il ? Ce choc qu'il avait ressenti en voyant Ji Hoon se tenir debout, face à lui, Haruto ne l'oublierait jamais. C'était violent, mais si bon à la fois. Un soulagement si profond qu'il l'émouvait encore, rien que de se rémémorer cet instant. « Tu es merveilleux. Ta surprise a très bien fonctionné, je ne m'y attendais pas du tout ! Bravo mon amour. Je suis tellement fier et heureux ! »

Le cœur battant la chamade, le Japonais se redressa, se penchant par-dessus la table pour combler l'espace entre eux. Ses lèvres capturèrent les siennes, et tant pis si quelqu'un les observait quelque part, dégoûté ou fasciné. Ça n'avait pas la moindre importance lorsque son cœur chantait l'amour, comme à ce moment précis. Lui souriant tendrement, il garda sa main dans la sienne. Comme toujours, que ce soit par période de trouble ou de calme, leurs mains liées étaient comme une bouée, son point d'ancrage. C'était comme si Haruto avait senti le sujet suivant arriver. Bien sûr, il savait qu'il ne se montrait pas franchement raisonnable, à vouloir rester auprès de Ji Hoon toute la journée. Comme s'il oubliait ses promesses ; lui laisser sa liberté, profiter de la sienne. Que chacun ait sa sphère privée. Pour le Japonais, c'était son travail. Ce métier qu'il avait toujours rêvé d'exercer. Il devait se battre pour garder sa place, le docteur Kamiya le savait bien. Mais il se retrouvait face à un mur, une impasse, une muraille. Le moindre écart pouvait lui être fatal, on était prêt à lui donner un autre poste. Aussi, il comprenait très bien la réaction de son compagnon. Un faible sourire se dessina sur les lèvres de Haruto. « Depuis quand c'est toi, la voix de la raison ? » Ses doigts serrèrent les siens. Il savait très bien qu'il devait écouter Ji Hoon, cette fois-ci, que c'était lui le plus raisonnable dans ce cas précis. Ils passaient énormément de temps ensemble, ils pouvaient bien être séparés quelques heures. Maintenant qu'il avait constaté les efforts de son homme, il pouvait être tranquille.

« Tu as raison, je vais y retourner. Mais compte sur moi pour ne pas te lâcher du week-end ! » Il fronça les sourcils, serrant tendrement sa main une dernière fois avant de la lâcher pour attraper son burger et mordre dedans avec appétit. Ji Hoon avait eu raison, c'était excellent. Les mots de ce dernier réveillèrent néanmoins un autre appétit. Déglutissant bruyamment, le Japonais porta rapidement son gobelet à ses lèvres pour se rafraîchir les idées, sans grand succès. C'était Ji Hoon qui le mettait dans des états pareils. Si scandaleux. Là encore, Haruto ne pouvait cacher sa joie. Et s'il continuait à s'imaginer des choses, ce serait quelque chose de beaucoup plus gênant qu'il ne parviendrait plus à dissimuler. « C'est vrai ? » Il avait chaud, alors que lui aussi si penchait à nouveau par-dessus la table. « Je me porte volontaire pour vérifier tout ça. On fera tous les tests que tu voudras. Pour la science et ta guérison, je donnerai évidemment de ma personne. ~ » Son sourire se fit coquin au coin de ses lèvres. « Après les cours de langue, l'expression corporelle. » Son regard glissa sur le corps de Ji Hoon.

Haruto se sentit soudainement timide, presque tout en retenue. « Est-ce que je passe pour un pervers si je dis que ça me manque ? Je veux dire... Tu fais comme tu peux, évidemment. Mais je veux que tu retrouves ces sensations, pour les vivre avec moi. C'est un peu frustrant d'avoir l'impression d'être le seul à … » Prendre son pied. Mais dans l'état actuel des choses, c'était un peu ironique. « J'ai hâte qu'on retrouve cette complicité là, aussi. » Il lui sourit amoureusement. « Mais je te rassure, tu restes très doué avec le reste de ton corps. » C'était simplement des sensations nouvelles. Terminant son burger, Haruto vérifia l'heure sur sa montre. Sa matinée serait bientôt passée, une fois son heure de lunch dépassée. « Tu crois qu'on devrait inviter Fukuo et Miku à dîner à la maison ? Un genre de double date ? » Il pouffa un peu, se demandant de quoi aurait l'air cette soirée. « Si ça marche, je pourrai me reconvertir en entremetteur ! » Maintenant qu'une place s'était faite en ville, suite au départ du célèbre coach Sakuta. L'expression du Japonais se fit plus sérieuse, alors que son regard se perdait sur son gobelet que son index tapotait doucement. « J'y pense, parfois. » Il releva les yeux vers Ji Hoon, se hâtant de préciser sa pensée. « Pas forcément me reconvertir, j'aime mon métier. Mais... Me mettre à me compte ? » Il avait simplement besoin d'un peu de courage. Sa main retrouva celle de son compagnon. « J'oublie pas ma promesse de découpeur de légumes. » Un doux rire éclata entre ses lèvres. Quoiqu'il arrive, Haruto resterait fidèle à Ji Hoon. C'était là la seule certitude dans ces lendemains troubles.

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     Dim 14 Oct - 2:17

♡ Haroon ♡

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Tout avait meilleur goût aujourd’hui, Ji Hoon se sentait sur un petit nuage de bonheur. Ce n’était rien pour le moment, mais ça le rassurait, lui laissait croire qu’il allait pouvoir remarcher. Tous les espoirs étaient possibles, après tout et avec son homme, il trouvait le courage d’y croire, enthousiasme de se battre. Haruto lui donnait la force qui lui manquait, il avait toujours aimé ça chez lui. Son optimisme, sa façon de toujours s’extasier pour rien. Typiquement japonais, sauf que chez lui, c’était sincère. Quand il s’exclamait de la sorte, qu’il lui disait qu’il était fier de lui, il le pensait. C’était ce qui aidait leur relation à être ce qu’elle était, à être aussi saine. Ils savaient se soutenir, sans jamais éprouver de sentiments trop négatifs. Ils pouvaient être jaloux, s’énerver, mais ils trouvaient toujours un moyen de se rassurer, de calmer les choses. Ils possédaient l’alchimie parfaite pour créer une entente idéale, se comprendre, se parler. Le manque de communication avait causé pas mal de problème dans leur couple, au final, ces erreurs les avaient aidés. Ils se disaient tout, sans attendre, sans hésiter. C’était comme ça que l’on avançait, comme ça qu’on pouvait consolider la relation qui les unissait, de permettre à chacun de faire davantage parti de la vie de l’autre.

L’évidence s’était démontrée toute seule quand sa mère s’était mise à parler de Haruto et à l’évoquer de façon anodine, sans la moindre gêne. Comme si elle le connaissait depuis des années, comme si sa place dans la famille était normale et acquise. C’était le cas, au fond. Ses sœurs l’adoraient, Liang l’aimait bien également, Jin Seok faisait avec, il supposait, comme le sujet n’était pas vraiment très clair avec son petit-frère et qu’il n’avait toujours pas la soudaine envie d’en parler avec lui. Ce n’était pas bien important, tant que sa relation avec Jin Seok ne changeait pas trop et que son frère continuait à lui envoyer ces blagues nulles par message et qu’il continuait à rire aux siennes, tout allait bien. Haruto était majoritairement accepté chez les Lee même s’ils ne faisaient pas de grands repas de famille où il était invité. En général, c’était toujours plutôt informel, Ji Hoon passait une tête, il restait manger quand Haruto travaillait et prévoyait de rentrer tard. Néanmoins, pour mieux communiquer avec les siens, il voulait vraiment lui apprendre le coréen au moins. Il savait que le chinois était peine perdue, c’était plus compliqué et l’apprentissage était trop long. pourquoi s’embêter quand son homme maitrisait déjà plutôt bien le coréen ? Il avait des bases solides et pouvait tenir une petite conversation de base.

Les charmes de son homme étaient hors de contrôle. Il ne pouvait rien faire pour le calmer, parce qu’il était justement sa première victime, charmé par ses sourires, par sa façon de parler, d’agir. Que pouvait-il bien faire contre lui ! A part l’enfermer dans leur appartement et fermer tous les rideaux pour qu’on ne puisse pas le voir, il n’y avait pas d’autres solutions, et il s’en voudrait de voir son homme malheureux. Il avait bien vu que ça le rendait dingue de ne pas mettre un pied hors lors de sa petite dépression, il ne pouvait pas lui imposer ça. « Je peux pas t’aider ! Je suis le pire de tous, tu me charmes juste en respirant ! » Donc tout le temps, sans interruption. C’était terrible, devait-il porter plainte contre lui ? Il pourrait lui demander n’importe quoi, il le ferait. Il pouvait faire n’importe quelle blague qu’il rirait niaisement juste parce qu’il était mignon quand il essayait de plaisanter. L’humour n’était pas forcément son fort mais Ji Hoon aimait tout de même quand il essayait, et qu’il avait ce petit sourire fier après ses blagues douteuses. Quand il ne trouvait pas ça drôle, il faisait son Coréen qui n’avait pas bien compris et se riait une fois qu’il la lui expliquait, pour lui faire plaisir. Parce qu’il l’aimait. Se penchant un peu vers lui, il reçut ses lèvres sur les siennes avec plaisir, lui souriant en le regardant s’asseoir. « Je suis vraiment content d’avoir réussi. Promis, la prochaine fois, je pourrais courir vers toi ! Ou en tout cas, marcher vite. »

Bien évidemment, il savait que cela prendrait encore quelques semaines. Ça revenait, mais tout doucement, à un rythme de croisière qu’il tentait de maintenir au mieux. Pour le moment, son objectif était aussi de ramener son homme à la raison. Lui aussi aimerait le garder près de lui le plus longtemps possible, ne pas le laisser retourner travailler, mais il constatait tous les inconvénients à venir s’ils s’offraient ce petit luxe de passer le restant de la journée ensemble. Son sourire se fit amuser à la remarque de son petit-ami et un petit air hautain se forma sur son visage, il souffla du nez, secouant légèrement la tête. « Ça a toujours été moi, la voix de la raison, Kamiya-san. » Sa langue pointa entre ses lèvres, amusé, malicieux. Qu’il le croit ! Il avait toujours été de très bons conseils même si le plus terre à terre avait été son homme, depuis le début. Il devait l’écouter aujourd’hui et il se proposa d’avancer quelques arguments convaincants. « J’espère bien que tu vas pas me lâcher ! De toute façon, je serai collé à toi. Tout le temps. Tu vas me piquer mon fauteuil et le cacher pour que je puisse plus te suivre. » Son sourire se fit malicieux, espérant néanmoins ne pas lui donner d’idée. « Le fais pas, d’accord ? Je saurais quand même te retrouver. » Il avait plus d’une corde à son arque et était un rampeur hors pair.

Avec nonchalance, il avança d’autres nouveautés concernant son état de santé, souriant en voyant son homme prendre une gorgée de sa boisson et son visage se transformer un peu. Il reconnaissait ses expressions et voir que cela l’excitait l’amusait un peu trop. Au moins, il continuait à lui faire de l’effet, même coincé dans ce fauteuil. Ça avait été l’une de ses craintes. Ne plus lui plaire, qu’il ne le voit plus comme attirant. Le fauteuil était un peu un tue l’amour et il avait vraiment eu peur de cela, qu’il se distance de lui, que leur relation devienne platonique. Il remerciait le ciel que ça ne soit pas le cas. Ji Hoon avait fait son possible pour que ça ne devienne pas totalement une gêne, combler son homme comme il le pouvait, même si c’était moindre comparé à ce qu’ils avaient connu. Un hochement de tête pour confirmer ce qu’il venait de dire. « Il faudra sûrement faire beaucoup de tests. Essaie de pas trop te fatiguer, d’accord ? T’auras besoin d’énergie. » Surtout qu’il allait malheureusement devoir faire l’essentiel du travail. S’il retrouvait des sensations, il n’avait pas encore assez de force pour mouvoir son bassin comme il le faisait avant. « Attention, les cours de langue, ce sera des vrais, hein ! » Il voulait vraiment que son homme apprenne le coréen.

Sa soudaine timidité l’amuserait toujours, tout comme les mots franchissant ses lèvres. « T’es un pervers, pourquoi t’essaies de te mentir… » Mais son humour douteux n’était pas le bienvenue maintenant. Souriant, amusé, il secoua la tête, comprenant malgré tout où il voulait en venir. Ji Hoon s’en voulait de ne plus être en mesure de le satisfaire. Bien évidemment que ça le frustrait, de ne plus vraiment ressentir d’orgasme. Il aimait se focaliser sur le plaisir de son homme, mais ça restait difficile pour lui, il avait toujours l’impression de ne pas avoir terminé ce qu’il avait commencé. Comme s’il était sur le point de jouir mais que cela n’arrivait jamais. « Moi aussi j’ai hâte. » Il préféra ne pas le remercier pour le drôle de compliment qu’il lui faisait pour le rassurer. « J’aime vraiment quand tu jouis mais j’aimerais bien participer un peu plus. » En le suivant, par exemple. Ah, leur sexualité était parfaite avant. « J’espère vraiment que ça reviendra totalement. » C’était presque plus important que ses jambes, en réalité. Néanmoins, ils auront le temps d’exploiter ce point plus intimement.

« Un double date ? Normalement, ça se fait seulement entre deux vrais couples, non ? » Il sourit, amusé par l’initiative de son homme. « Tu veux vraiment lui trouver une copine, hm ? » Avait-il soudainement pitié de lui ? Haruto avait toujours été trop sensible aux malheurs qui l’entouraient. Ce n’était pas difficile de comprendre pourquoi est-ce qu’il était devenu psychiatre. « Vu l’état démographique et sentimental du Japon, je pense que t’aurais une carrière florissante devant toi. » Son sourire se fit amusé, songent qu’ils n’allaient pas beaucoup aider la démographie du pays de leur côté. Sauf s’ils faisaient chacun un enfant à une mère porteuse, dans ce cas-là, éventuellement, la boucle serait bouclée. L’air sérieux de son compagnon le força à l’imiter et il cessa de manger, le fixant en silence. Il y pensait parfois ? A quoi ? Devenir entremetteur ? Très étrange. Se mettre à son compte. Il lui semblait qu’ils en avaient déjà parler, sans vraiment réfléchir plus loin. Sa main serra la sienne, un peu plus fort, il sourit à cette promesse lointaine qu’ils s’étaient fait. « J’ai pas oublié non plus, on le fera un jour, je le sais. On cherchera un joli nom de restaurant. Le Kimyaki. » Il pouffa tout seul à son idée, secouant la tête.

Il y avait pour le moment un sujet plus important à exploiter et Ji Hoon pinça doucement les lèvres. « Tu sais, c’est pas si bête, de vouloir te mette à ton compte. » Il savait bien que ce n’était pas si simple, mais il serait là pour le soutenir de toute façon. « Tu as déjà quelques patients fidèles qui seront prêt à te suivre et beaucoup de personnes préfères aller dans le privé non ? » Ils pensent être mieux suivis et cela donne une moins mauvaise impression que d’aller directement à l’hôpital où ils auraient l’impression d’être fous. « Tu pourrais louer un cabinet en ville, prendre un secrétaire moche que j’aurais choisi et te lancer. » Pour le moment, il reconnaissait que la situation était difficile, mais il ne devait pas abandonner le projet pour autant. Réfléchissant en terminant son hamburger, il leva les yeux vers son homme. « J’ai une idée. On y réfléchit le temps que je me remette sur pieds et que je retrouve un travail et dès que c’est fait, tu te lances ? Au fond, cet hôpital t’exploite et cherche un moyen de te rendre la vie difficile. » Et c’était tout simplement intolérable, Ji Hoon ne pouvait pas accepter cela. « T’es un très bon psychiatre, l’un des meilleurs, j’en suis sûr. Ils pourront réaliser ce qu’ils ont perdu. » Et ils vont s’en mordre les doigts. Il était la personne la plus précieuse du monde, le perdre serait un drame pour l’hôpital, il en était certain.


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     Lun 15 Oct - 1:05

♡ Haroon ♡

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C'était dans le regard de Ji Hoon que Haruto avait trouvé la paix. C'était dans ses bras qu'il avait trouvé sa place. Tout tournait rond depuis qu'ils s'étaient avoué leurs sentiments. Bien entente, ils en avaient traversé des épreuves, mais cela ne faisait que renforcer leur couple. C'était auprès de cet homme que le Japonais voulait vivre et vieillir. Lorsque son père lui avait annoncé son mariage à venir, il s'était dit que tout était possible. Son regard s'était posé sur Ji Hoon, un peu plus loin, et les battements de son cœur s'étaient doucement accélérés. Il l'épouserait. Il allait le demander en mariage. Qu'il remarche ou non, dans une semaine ou un an, cela n'avait pas la moindre importance. Parce qu'il l'aimait. Oh oui, il l'aimait. Et il voulait se marier avec lui, avoir des enfants, construire un avenir solide. Avec lui, avec l'amour de sa vie. Tant pis si leur union ne serait pas officiellement reconnue, tant pis si on ne leur accordait pas la moindre légitimité. Lui savait combien leur histoire était réelle, combien elle valait tout autant – si ce n'était plus – que les autres histoires vécues par milliers dans cette ville. Eux s'aimaient plus que tout au monde, égoïstement, ils pensaient qu'ils valaient mieux que les autres, mais pouvait-on les blâmer ? Haruto ne ressentait pas le moindre remord, il savait que leur histoire d'amour, peu pouvaient en connaître de semblable. Et donc, au contraire, il plaignait plus ces autres personnes, plutôt que de se sentir coupable.

Assis là en face de Ji Hoon, il jouait de ses charmes, s'en voulant à peine de le faire craquer d'une simple regard, d'un simple sourire. Haruto lui en était même plutôt reconnaissant. Personne ne l'avait aimé comme l'aimait son compagnon. Toutes les autres histoires qu'il avait pu vivre, le Japonais les savaient fades en comparaison. Ces filles ayant partagé son lit, il ne se rappelait qu'à peine leur visage, encore moins leur prénom. Ça n'avait aucune espèce d'importance. Ces souvenirs flous semblaient appartenir à une autre époque. Lointaine, révolue. Un autre lui. Une pâle copie de celui qu'il était aujourd'hui. Jamais il n'avait été amoureux. Ses sentiments pour Ji Hoon étaient inédits. Exceptionnels, merveilleux. Et Haruto était heureux de pouvoir les ressentir, se disant combien il lui aurait manqué quelque pour le reste de ses jours, s'il n'avait pas osé, ce soir-là. Ces craintes avaient été rapidement balayé par la douceur de l'échange. Et même si Ji Hoon l'avait repoussé, il avait su. Ils avaient certes eu besoin de temps pour complètement assimilé cette nouvelle donnée de leur existence, mais cela en avait valu la peine. Aujourd'hui, Haruto ne se voyait pas sans celui qui s'était révélé être l'amour de sa vie ; ce Coréen perdu rencontré dans un bar quelconque, lors d'une soirée quelconque.

« Prends ton temps, je serai toujours là pour t'attendre de l'autre côté de la piste. » Les bras grands ouverts pour l'accueillir contre lui et le serrer amoureusement pour le féliciter du chemin parcouru. Mais le plus important était que Ji Hoon prenne son temps. Ça ne servait à rien de se précipiter, surtout maintenant. Ils avaient pu constater ses progrès fulgurants, et si le Japonais comprenait la hâte de son compagnon, il l'encourageait à rester patient. « Continue comme tu le fais déjà, et je suis sûr que cet hiver, on pourra batifoler dans la neige ! » Un petit sourire mutin se dessina sur ses lèvres. Ce merveilleux séjour à la montagne, peut-être le début de la réalisation de ses sentiments envers Ji Hoon ? Un beau souvenir, en tout cas. Se mordillant la lèvre inférieure, il hésita un instant, redevenant soudainement presque timid. « Tu pourras peut-être danser avec moi, au mariage de mon père ? » Cela ne serait pas avant plusieurs semaines, mais Haruto avait bon espoir. Même si ce n'était que pour un slow romantique, si Ji Hoon pouvait tenir cinq minutes, cela lui allait. Il s'y voyait déjà, à danser collé contre lui, amoureux, volant la vedette à son père et sa nouvelle épouse. C'était un petit plaisir coupable. Parce qu'il continuait d'avoir des sentiments partagés concernant cette nouvelle. Il devait d'ailleurs rappeler Erena à ce sujet, c'était la seule avec qui il pouvait en parler sans se sentir coupable d'émettre son opinion. Et entendre ce qu'elle avait à dire à ce propos lui faisait du bien également. Et puis, il devait aussi appeler sa mère. Il l'évitait depuis que son père le lui avait annoncé. Sa rancœur envers sa génitrice demeurait, mais s'était amoindrie. Haruka devait être dévastée.

Néanmoins, Haruto voulait laisser ses problèmes de famille de côté, pour le moment. Rien ne pourrait gâcher sa joie d'avoir vu Ji Hoon debout sur ses deux jambes. C'était peut-être ça qui l'aidait à accepter de le quitter, cet après-midi. Il accordait la sagesse à son compagnon, à ce sujet, et lui rendit sa grimace, lui tirant également la langue. Mais son sourire réapparut bien vite, rendant comme à chaque fois ses traits plus doux. « C'est vrai. C'est toi le plus sensé de nous deux. C'est aussi une des raisons qui fait que je t'aime chaque jour plus. » Et c'était vrai, dit sans ironie. Son rire éclata à la suite des paroles de son homme. « Si tu es trop pénible, je te confie à Tanaka-san. » Tanaka Setsuko était leur voisine, une dame âgée à qui ils confiaient Kimyaki et Takochi lorsque leurs déplacements étaient trop longs et ne leur permettaient pas de laisser les petits chiens seuls. « Quoique tu risques d'apprécier, alors je dois trouver une autre idée. » Haruto plissa les yeux, fronça le nez, puis éclata de rire. « Je n'ai pas le choix, je crois, je te garde près de moi. » De toute façon, ce serait lui qui serait le plus pénible des deux. Et Ji Hoon pourra le menacer de le renvoyer chez sa mère. Horrible.

« Ne t'en fais pas, je suis solide. On pourra faire tous les tests que tu veux. » La conversation se faisait un peu coquine, avec des sous-entendus plus ou moins subtils. Pas vraiment, Haruto savait qu'il envoyait un peu trop de signaux à son petit ami. Mais c'était plus fort que lui. Son corps réclamait le sien, peu habitué à être séparé si longtemps et si souvent de lui. Leurs rapports n'étaient plus aussi fréquents, malgré leurs nombreuses tentatives. Le Japonais savait qu'il n'en avait pas le droit, mais ne pouvait s'empêcher de se sentir frustré. Ji Hoon, pourtant, faisait tout pour le satisfaire au mieux, et il le savait très bien. Mais ce n'était plus comme avant, et ça l'attristait réellement. « On pourra faire ça de façon ludique ? A chaque mot ou phrase que j'ai de correct, tu enlèves un vêtement. Si j'ai faux, c'est moi qui me déshabille. ~ » Une méthode pédagogique douteuse, mais qu'il savait d'avance efficace sur lui. Cependant, Haruto avait tout à fait conscience de passer pour le pire des pervers, actuellement. Les joues rouges de sa honte, il baissa les yeux, un rire embarrassé lui grattant la gorge. Ji Hoon avait raison, même si ça avait (peut-être) été dit sur le ton de la plaisanterie. Le sujet de la conversation était étrange pas vraiment le thème abordé dans un restaurant. Le Japonais se sentait idiot. Il releva la tête, lui souriant amoureusement. « Tu vas retrouver ça aussi. Et ce sera encore plus merveilleux qu'avant, tu verras. » Sa main glissa sur la sienne, pleine de promesse.

Néanmoins, le sujet changea bien vite, avant qu'il ne lui saute dessus en plein restaurant. En vérité, trouver une petite amie à Fukuo n'était pas dans ses priorités. « Tu te rends pas compte de tes charmes, alors je prends mes précautions ! » Ce n'était qu'à moitié dit sur le ton de la plaisanterie. Tout comme son idée de reconversion. Certes, le Japonais ne se voyait pas conseiller matrimonial, et encore moins coach sentimental, mais changer d'air professionnel lui ferait peut-être du bien, en réalité. Continuer d'exercer en tant que psychiatre, mais ailleurs. Pourquoi pas dans son propre cabinet ? Et plus tard, une fois vieux, il serait découpeur de légumes pour de bon. Ses traits furent immédiatement illuminés à nouveau lorsque Ji Hoon lui confirma cette idée. Un rire lui échappa à l'idée du nom. Le Kimyaki, cela sonnait étrangement bien. « Il risque d'y avoir une jalouse... » Ils ne pouvaient oublier Takochi, malgré les circonstances de son adoption. La petite chienne méritait elle aussi que ses papas lui rendent hommage, même si Haruto savait que le bichon tenait une place spéciale dans leur cœur qu'ils ne pouvaient nier. « Et puis, le nom de notre chien, ça risque d'entretenir les clichés, tu ne penses pas ? » Mais ils avaient encore le temps d'y réfléchir, ce ne serait pas pour tout de suite.

Son esprit s'emballait à cette idée de reconversion en tant que psychiatre indépendant. Les paroles encourageantes de Ji Hoon le touchaient réellement. Haruto avait simplement besoin de courage, en réalité. Ce poste lui avait ouvert de nombreuses voies, il ne pouvait le nier. Mais il se sentait comme prisonnier de cet hôpital, aujourd'hui. Son expression inquiète changea en un rire. « Tu veux m'aider jusqu'à choisir mon secrétaire ? » Il le taquinait, sachant très bien ce qu'il sous-entendait. Sa main serra à nouveau la sienne, alors qu'il lui lança un regard doux, amoureux, et reconnaissant. « Avec toi à mes côtés, je ne peux que me lancer ! » Sa bonne humeur chassait ses inquiétudes. « Tu as raison. Ce poste draine toute mon énergie, et parfois, j'ai l'impression de ne plus avoir la moindre motivation. Alors que ça reste le job de mes rêves ! » Se laissant tomber contre le dossier de sa chaise, le psychiatre réfléchit un instant. « Deal. Dès que tu trouves un nouveau travail, je quitte le mien pour me mettre à mon compte. » Et pour sceller sa promesse, il se pencha au-dessus de la table pour l'embrasser amoureusement. Froissant le papier dans lequel se trouvait son burger, il rangea les ordures sur son plateau, le repas trop rapidement avalé. « Tu vas pouvoir prendre le bus, ou je te raccompagne à la maison ? » Maintenant, Haruto voyait définitivement un avenir plus radieux pour eux. Ji Hoon et lui se soutenaient mutuellement, amour véritable.

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     Lun 15 Oct - 23:30

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Peu importe l’avancée de ses progrès, une certitude lui restait quoiqu’il arrive : Haruto serait là pour lui. Il serait là pour l’encourager, pour le rassurer, le consoler, le relever, comme il le faisait déjà depuis tout ce temps. Il savait la chance qu’il avait, quand ses yeux se posaient sur lui, quand il y pensait. Retrouver sa mobilité était son but principal, il voulait retrouver l’usage de ses jambes, il voulait reprendre du poil de la bête. Plus il y pensait, plus il souhaitait relancer sa carrière de mannequin. Il pouvait le faire, il voulait y croire. Il avait le physique, il avait tout pour et rien ne pourrait lui prouver le contraire. Etre en couple avec un homme n’altérait pas sa beau, ni son charisme, ni l’aura qui se dégageait de lui quand il posait. Il restait parfait dans ce qu’il faisait, tout comme Haruto assurait tout autant en tant que psychiatre. C’était ridicule d’en tenir rigueur, ça ne représentait pas ce qu’ils étaient professionnellement parlant. Cet accident l’aidait à planifier son retour sur le devant de la scène, afficher à nouveau sa perfection aux yeux de tous. Dès qu’il serait en mesure de remarcher, il allait briller à nouveau, il se le jurait.

Ji Hoon menait un combat quotidien, mais il n’était pas tout seul. Il prenait conscience de l’importance de sa famille, de son petit-ami. Il avait cette chance que tout le monde n’avait pas. Fukuo l’avait aidé à le réaliser. Egoïstement, il soulignait sa chance en comparaison avec son ami. Bien évidemment, il avait ses parents, mais ça ne faisait que deux personnes ! On le traitait bien, on prenait soin de lui et c’était à ses yeux ce qui comptait le plus, ce qui le rendait plus heureux encore. Quand sa mère venait le voir, ses frères, ses sœurs, il savait qu’il n’était pas seul, qu’il était entouré de personnes extraordinaires. « Je sais. Et je vais tout faire pour que tu sois aussi heureux à chaque fois. » Son sourire était sincère, la promesse était scellée. Il espérait que cet hiver, ils seraient en mesure de batifoler dans la neige. « Que batifoler hein ! » Ses sourcils se froncèrent. Il n’était toujours pas prêt à laisser Haruto monter sur une planche de snowboard, et doutait d’être vraiment prêt un jour en réalité. Les images terrifiantes de son homme qui tombait, ce sang, et la suite, le coma, l’amnésie. Non, il ne supporterait pas de le voir faire du snowboard. Il aurait trop peur pour lui. Sans doute trouverait-il tous les arguments pour le garder avec lui au ryokan.

« J’espère… Je vais tout faire pour ! » Son sourire se fit tendre. Danser au mariage de son père. Ji Hoon savait que son homme n’était pas emballé par cette union, mais le Coréen avait sincèrement hâte. Il voulait remarcher pour pouvoir danser avec lui. Il voulait rencontrer sa famille, apprendre les gossips sur les uns et les autres. En apprendre toujours plus sur son compagnon et ces personnes ayant gravité dans sa vie. « On sera le plus beau couple de la soirée. Ce sera notre première danse ! » Avec des gens autour, il entendait. Ils avaient déjà dansé ensemble dans l’intimité de leur appartement, parfois comme des idiots, parfois sensuellement, parfois amoureusement. Il voulait pouvoir vivre ça en public, aller tout simplement sur une piste de danse, collé contre son beau Japonais et danser, sans que cela ne soit un problème, sans devoir inviter des cavalières inutiles, juste eux deux pour cette première danse. Il s’y voyait déjà, contenant un soupir pour ne pas trahir son impatience. Il devait être du côté de Haruto, mitigé, comme lui, mais il n’y arrivait pas vraiment, bien trop excité par les noces à venir. Peut-être rêvassait-il un peu de leur mariage à eux.

Bien évidemment, il avait toujours été la voix de la raison. Son Japonais n’était pas mal non plus, c’est vrai. Sans doute s’aidaient-ils mutuellement à y voir plus clair quand la situation était compliquée pour l’un ou pour l’autre. Son regard se posait sur lui et il sourit un peu en l’entendant proposer de l’abandonner à cette fameuse Madame Tanaka. Brillante idée ! Il aimait beaucoup cette vieille dame. Elle lui disait toujours qu’il était beau et complimentait les chiens. Parfois, quand il était seul, elle passait le voir en coup de vent pour lui ramener des pâtisseries, mais il ne le disait pas à Haruto, de peur que ce dernier lui demande de lui en garder. Hors de question ! « Elle est super gentille, Madame Tanaka ! D’ailleurs, elle est passée hier, elle te passe le bonjour. » Il avait oublié de le lui dire. Riant avec lui, il finit par hausser les épaules. « Ah, bon. Moi ça me va très bien, j’aime être à toi. » Et juste à lui, bien évidemment.

Son sourire devenait sans doute un peu coquin. Il avait plein d’idée pour ces fameux tests ! Il avait envie d’être ce soir, pour les essayer, même s’il craignait d’être déçu et de décevoir son petit-ami. Ji Hoon s’en voulait de gâcher leur vie sexuelle, de ne plus être à la hauteur. Il savait bien que Haruto n’était pas satisfait, ni comblé et il se disait qu’il ne pouvait rien y faire, aussi fort qu’il pouvait essayer, ça ne remplacerait pas ce qu’ils pouvaient avoir avant. Comme il pouvait, il tentait de ne pas y penser pour le moment, s’amusant de l’idée de son homme pour apprendre et mieux assimiler le coréen. « C’est une technique intéressante ! Si tu réussis tout, t’auras une jolie récompense… » Il se lécha sensuellement la lippe en le fixant, lui laissant le loisir d’imaginer sa récompense. Dans tous les cas, c’était une belle idée à exploiter et il ne manquerait pas de se donner à fond pour que son petit-ami apprivoise totalement sa langue. « J’espère… » Un soupir échappa ses lèvres malgré lui. Il espérait vraiment tout retrouver à ce niveau-là. « Si ça arrive… » Un silence. « Quand ça arrivera, crois-moi qu’on passera minimum une semaine enfermée. » Profiter du temps perdu.

« Oh, crois-moi que j’en ai conscience ! » Il se savait incroyablement beau. Il ferait chavirer n’importe quoi, même lesbiennes et hétéros. Il le savait, il n’en doutait pas. Même Fukuo, même s’il n’en avait pas vraiment envie. Il frissonna d’effroi à cette idée, préférant penser à autre chose. Parler de leur restaurant, c’était très bien. Il fixa Haruto, arquant les sourcils avant de sourire un peu. « Takochi est pas jalouse ! » Non, elle n’était qu’amour et gentillesse, bien évidemment qu’elle ne ferait de mal à personne et serait même heureuse que le restaurant s’appelle Le Kimyaki. Fronçant les sourcils au commentaire raciste de son homme, il pinça les lèvres, secouant la tête, comme pour rejeter l’idée. « N’importe quoi ! Et qui saurait que c’est notre chien ? Oh ! On pourrait faire un petit logo, un bichon ! » Ils sauraient comme ça ? Les gens se diront juste que c’est mignon. » Qu’il arrête de se faire des films et voir du racisme partout.

La reconversion de son homme était un sujet sérieux, un projet sur lequel Haruto devrait vraiment se pencher. Ji Hoon l’en savait capable. Après tout, il était excellent dans sa profession et saurait trouver des patients sans trop de mal. On aimait se confier à lui, on aimait sa patience, son écoute. Et être à son compte ne ferait que lui donner la liberté qu’il méritait. « T’as travaillé dure pendant trop longtemps pour qu’on vienne tout gâcher maintenant. Je sais que t’es fait pour ce métier, tu peux pas laisser ces types baigner dans la roue tout ce que t’as fait jusqu’ici, d’accord ? » Il le soutiendrait. Une fois remis, il allait tout faire pour retrouver des contrats, prendrait même un petit boulot s’il le fallait, mais il devait aider son homme. Il devait lui apporter son soutien quoiqu’il arrive, lui montrer qu’il était là pour lui. « Deal ! » Il répondit à son baiser, serrant sa main un peu plus fort. Affichant un air hautain à sa question, il fit rouler ses yeux, secouant la tête. « J’ai une tête à prendre le bus ? Tu me ramènes. » Il recula son fauteuil, prêt à s’en aller. Son sourire se fit malicieux en regardant son homme. Ensemble, il savait qu’ils étaient capables de tout.



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Nymphadora Tonks ☽ My heart is racing like it’s about to burst,I wanna know what’s next. My reasoning only gives me one answer, Call me crazy, I still want you. All that’s left for me is your deep scars and they’ll never fade.
    
 
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