Ready when you are |♥| HAROON

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     Sam 1 Déc - 2:24

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


La voiture les aidait à décompresser, un court chemin jusqu’à cet endroit si redouté. Ji Hoon sentait l’angoisse de son petit-ami, il le sentait nerveux et son rôle dans ces moments-là était de l’aider à décompresser, de ne plus penser à tout ce qui le tracassait. D’être simplement heureux l’espace d’un instant, sans penser à sa famille. Il aimait bien quand ils étaient ainsi, si insouciant, comme si le monde autour d’eux n’existait pas. Leur complicité était encore plus pure, plus douce que d’ordinaire, ils devenaient des enfants, qui ne se souciaient de rien, s’amusant simplement, vivant l’instant présent car c’était ce qui comptait le plus pour eux. C’était l’avantage, d’être tombé amoureux de son meilleur ami. Peu de couple connaissait cela. La parfaite balance entre une relation amoureuse passionnée et une amitié fusionnelle qu’ils avaient réussi à conserver. Pendant longtemps, leur amitié avait été parfaite. Si Haruto s’amusait à le rejeter un peu, ils passaient des soirées à rire, parler de tout et de rien. Des explosions de rire qui finissaient par de vraie conversation sérieuse, à se confier leurs doutes, par rapport à ce qu’ils vivaient. Ji Hoon admettait qu’à l’époque, c’était surtout Haruto qui se confiait, ayant de son côté beaucoup de sujet qu’il ne pouvait pas évoquer.

Mais tout cela était derrière eux, leur relation s’était bien améliorée depuis. Il y repensait parfois, était encore surpris de la tournure des choses. Quand il racontait leur histoire, on peinait parfois à y croire. Deux hommes ayant toujours été purement hétérosexuels, tombant soudainement amoureux l’un de l’autre ? Oui, c’était possible. Ils en étaient la preuve et selon Ji Hoon, la sexualité n’était qu’une norme imposée. Avant, il aurait pensé comme tout le monde, catégorisé chaque personne dans une case, mais non. Non, tout cela n’existait pas. Sinon, pourquoi et comment serait-il tombé amoureux de Kamiya Haruto ? Il n’y avait aucune explication actuellement, et c’était bien parce que tout le système de sexualité n’était pas logique. Lui savait bien que son bonheur ne dépendait pas du sexe de Haruto (même s’il le rendait très, très heureux) mais de ce qu’il était. De sa personne toute entière. Ce n’était pas le fait qu’il soit un homme qui l’avait fait tomber amoureux, mais tout ce qu’il était. Sa personnalité, son caractère, sa façon d’être, son physique aussi, sûrement. Tout ce qui faisait de lui l’homme unique et incroyable qu’il était. Ji Hoon ne se lasserait jamais de l’expliquer au monde entier, parce qu’il voulait qu’on les comprenne. Qu’on réalise à quel point leur couple était beau.

Et aujourd’hui, le couple avait une nouvelle épreuve à affronter. Tout irait bien, il tentait de convaincre son homme, serrant sa main dans la sienne. Son regard posé sur lui, il caressa doucement sa joue avant de l’embrasser pour lui donner des forces, pour lui montrer qu’il était là, peu importe ce qui se passerait dans cette maison, peu importe la réaction de sa mère. il ne le laisserait pas tombé. « J’ai toujours raison, Baobei.
» Un sourire éclaira ses traits. Il était temps d’y aller, d’affronter le monde et surtout la mère de Haruto, en réalité. De tout son cœur, il espérait que les choses iraient bien. Qu’ils allaient longuement pleurer tous les deux dans les bras l’un de l’autre avant de gentiment se réconcilier et repartir sur de bonnes bases, une belle relation mère et fils de laquelle on le laisserait gentiment de côté. Il avait sa propre mère, et il ne fallait pas tout mélanger. Souriant à son homme, il attendit qu’elle ouvre la porte, les choses débutants comme prévu sauf qu’il n’y avait qu’elle qui pleurait. Ji Hoon avait déjà terriblement hâte de voir la fin de la visite arriver et de pouvoir enfin rentrer chez eux. De profiter de leur soirée bien mérité.

Haruka le mettait mal à l’aise. Sa détresse lui faisait de la peine et en même temps, il la détestait toujours et ne se sentait pas forcément malheureux de la voir ainsi. Elle leur avait fait beaucoup de mal, ces fiançailles n’étaient toujours pas totalement passé. Si désormais il avait retrouvé la confiance qu’il avait auparavant porté à Haruto, une partie de lui ne peut s’empêcher de lui rappeler les évènements de l’année passée. Il revivait cette horrible soirée, puis pensait à ces mois d’errance où il ne pensait qu’à lui, comme une obsession. Il regardait encore et encore les photos d’eux deux, en parlait à Kimyaki quand personne ne l’écoutait, espérait le croiser en sortant de chez lui, tout en le détestant en même temps. Il avait été si mal, ressentait tant de sentiments contradictoires. Désormais, tout cela était derrière eux, même si la voir ne ravivait pas forcément les souvenirs les plus heureux dans sa mémoire. Le coming out de son homme auprès de ses parents avaient été difficile également, serrer les poings pour ne pas rétorquer, pour ne pas s’emporter. Face à elle, il devait se tenir. Rester poli, quoi qu’il arrive.

Néanmoins, hypocrite, il ne pouvait pas lui mentir, faire comme si ce n’était rien, faire comme s’il ne la détestait pas, comme s’il avait oublié ce qu’elle avait fait. Il ne voulait pas plaire à tout prix à sa belle-mère, il n’avait pas besoin de ça. son but était de séduire Shizue, c’était déjà bien assez. Le Coréen n’entendait pas la moindre excuse, c’était sans doute cela qui l’aidait à ne pas avoir envie de faire trop d’efforts, tentant néanmoins une main tendue. Pour Haruto, il pouvait le faire. Tant qu’ils ne l’invitaient pas tous les dimanches à déjeuner, il pouvait faire ce petit effort là. Celui de se montrer relativement gentil, d’accepter cette femme. De lui faire comprendre qu’elle était néanmoins acceptée dans leur vie. Que Haruto avait besoin d’elle. Néanmoins, sa bonne volonté n’était rien sans celle de son petit-ami et il comprit rapidement qu’il n’y en avait pas de son côté ou, du moins, qu’il était bien trop fâché pour parvenir à se montrer calme. Les yeux de Ji Hoon se baissèrent quand il prit la parole. Il avait envie de fuir, de murmurer à Haruto qu’il n’était pas utile de le défendre. Mais son homme semblait bien parti. visiblement, il avait des choses sur le cœur et il n’était plus possible de l’arrêter. Yeux écarquillés, il fixait le sol, sans oser regarder ni l’un, ni l’autre. Il avait peur, il allait pleurer.

Ji Hoon songeait qu’il devait l’arrêter. Il allait aller trop loin, il le connaissait. Mais il ne savait pas quoi faire, il ne pouvait pas le couper, ça allait sûrement l’énerver. Sa main tenta doucement de glisser sur sa jambe, de trouver l’une des siennes pour la serrer et le calmer. Mais rien à faire. Cela ne semblait pas bien utile. Il ferma les yeux quand ils parlèrent de ces fiançailles, tentant de ne pas s’y mettre aussi. Il fallait que Haruto arrête maintenant. Qu’il parte sur une note plus positive. Mais au contraire, les paroles devenaient de plus en plus durs. Jusqu’au coup final. Les yeux de Ji Hoon se rouvrirent sous la surprise, il regarda son petit-ami. Avait-il vraiment dit cela ? à l’expression de sa mère, oui, il avait vraiment dit cela. Sa main relâcha la sienne, il ouvrit la bouche, regardant Haruka. Il voulait aider Haruto, rattraper le coup mais rien ne lui venait. Ses yeux la suivirent alors qu’elle disparut dans la cuisine, les lèvres du Coréen se pincèrent alors qu’il hochait bêtement la tête pour il ne savait quelle raison.

Finalement, il osa à nouveau poser ses yeux sur Haruto. Quel abruti. A sa place, il ne serait pas si dur. Après tout, il avait beaucoup de rancœur envers sa mère, cela ne se contrôlait pas forcément. Il espérait néanmoins que tout n’était pas encore perdu. « Tu as dit ça parce que tu es encore en colère et que tu as pas pu contrôler ce que tu disais. Ça avait besoin de sortir. » Il fallait relativiser. Au moins, il ne pourrait pas dire pire et il était libéré de tout ce qu’il avait en lui, c’était déjà un grand pas en avant. Sa main se leva vers son visage qu’il caressa tendrement. « Pourquoi pas commencer par t’excuser ? » Cela semblait être la meilleure solution. Enervé, on disait toujours des choses blessantes. Sa main passa dans les cheveux de son homme. « Tu penses pas ce que t’as dit en dernier, alors explique toi avec elle. Baobei, c’est pas perdu, tu peux encore rattraper le coup. » Il se pencha pour poser ses lèvres sur sa joue, l’amenant brièvement contre lui pour le rassurer et le consoler. « Essaie de te contrôler. Rappelle-toi que c’est ta mère et qu’elle t’aime, malgré tout. Et tu l’aimes aussi. Alors excuse-toi pour ça et essaie de parler avec elle. » Il sourit à son petit-ami, le serrant une dernière fois avant de le relâcher en entendant des pas arriver. Madame Kamiya était de retour et Ji Hoon espérait que le second round se passerait mieux.


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     Dim 2 Déc - 2:54

♡ Haroon ♡

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Grâce à Ji Hoon, Haruto parvenait à se calmer un peu. A calmer cette angoisse de se retrouver devant sa mère, et ne pas savoir quoi lui dire. Ou au contraire, à craindre de trop en dire. Que pouvait-il bien faire, maintenant ? Il ne pouvait de toute façon pas reculer. Il ne pouvait pas repousser encore et encore ce jour où ils devaient se revoir, essayer de faire la paix, et reprendre comme avant. Non, sûrement pas comme avant. Le Japonais avait bien compris que c'était là une relation un peu trop toxique. Simplement retrouver sa mère, établir une distance convenable entre eux. Mais cela avait l'air plus facile à dire qu'à faire, en vérité. Parce qu'ils devaient tous les deux se retrouver sur la même longueur d'onde, alors que la liaison semblait depuis trop longtemps rompue. Parviendrait-il seulement à lui pardonner ? Et elle, le pouvait-elle ? Haruto n'arrivait même pas à se pardonner à lui-même, et il craignait que sa rancœur ne le submerge une fois encore. Mais il avait promis. Non seulement à sa mère, mais aussi à Ji Hoon. Il ne fera pas demi-tour. Ils se rendaient aujourd'hui à la demeure des Kamiya, et cette pensée lui réchauffa le cœur autant qu'elle lui tordit l'estomac. C'était un sentiment qu'il ne pensait plus revivre ; le même qu'il avait lorsqu'il attendait fébrilement les résultats de ses examens. La hâte se mêlait à l'angoisse, l'euphorie au doute. Et si tout ne se passait pas comme il l'espérait ?

Grâce à Ji Hoon, Haruto oubliait donc tout ça. Même de faire un détour pour profiter un peu plus de leur moment à deux. Un instant de complicité comme il les chérissait tous. Il n'y avait qu'avec lui que le Japonais se sentait aussi bien, en période de troubles. Leur couple pouvait traverser de nombreux obstacles, se retrouver au cœur d'une tempête, s'ils étaient ensemble, ils trouvaient toujours le moyen de faire rire l'autre, juste pour le bonheur de le voir sourire. Parce que le sourire si pur de Ji Hoon le faisait craquer, le faisait à chaque fois tomber amoureux plus encore. Une vraie histoire d'amour que Haruto voulait préserver, protéger. Ainsi, si Haruka montrait la moindre animosité envers son compagnon, il choisirait de partir immédiatement. Il avait décidé depuis bien longtemps que Ji Hoon passait avant tout, désormais. Certes, sa famille restait précieuse, et il continuait à les aimer, mais trop de choses avaient échappé à son contrôler et il avait failli perdre l'unique amour de sa vie. Il lui était éternellement reconnaissant pour l'amour qu'il lui portait, pour le soutien qu'il lui démontrait chaque jour, alors que lui-même affrontait ce qui devait être l'une des pires périodes de sa vie. Haruto admirait tellement son homme, et ce dernier ne pouvait deviner combien il l'aimait. Certains diraient beaucoup trop, lui pensait pas assez. « C'est vrai, je devrais pourtant le savoir. » Son rire se fit doux pour lui. Après tout, Ji Hoon avait accepté de l'accompagner, alors qu'il aurait parfaitement eu le droit de refuser. Mais c'était là une nouvelle preuve de cet amour incroyable qu'ils se portaient. Tout irait bien, s'il était là, près de lui.

Les retrouvailles étaient peut-être un peu plus froides qu'il ne l'avait pensé. Les larmes de sa mère ne l'émurent pas plus que ça, lui qui pleurait pourtant se facilement devant une rupture à peine bien jouée dans un drama japonais ! Ou devant des vidéos de petits chiens qui retrouvaient leurs maîtres après une longue séparation, ou qui s'étaient faits abandonnés et se faisaient enfin adopter – celles-là, il les envoyait à Ji Hoon s'il n'était pas à côté de lui lorsqu'il les découvrait. Sur le coup, le Japonais se dit qu'une vidéo de petit chien l'aiderait à se détendre et à retrouver le sourire. Mais il ne pouvait pas demander à Ji Hoon s'il avait fait une nouvelle vidéo de Kimyaki ou Takochi (bien qu'il n'en doutait pas). Suivant sa mère dans cette maison qui lui manquait, au fond, Haruto réfléchissait toujours à ce qu'il pourrait lui dire. Comment engager la conversation, de façon plus sérieuse qu'une invitation à accepter de boire le thé. En vérité, oui, Haruto avait hésité à appeler sa mère, lorsque Ji Hoon avait été sous la douche, le matin même. Il avait pris son téléphone et fixé longuement son écran. Annuler ou non ? Il n'avait pas eu le temps de prendre sa décision, que son compagnon était déjà revenu vers lui. C'était mieux comme ça, il repoussait l'échéance depuis trop longtemps. De plus, il n'avait voulu donner satisfaction à sa mère de raconter partout que son fils ne voulait plus la voir, se posant sûrement en victime auprès de ses voisines. Mais Haruka n'avait-elle pas été la cible des commérages, ces derniers temps ? Avait-elle compris combien cela pouvait être douloureux, pour la personne visée ? Parfois, il fallait apprendre durement la leçon, pour ne plus commettre la même erreur. Haruto en savait quelque chose à ce sujet.

Le fait qu'elle s'adresse à Ji Hoon l'agaça un peu. Que cherchait-elle exactement à faire ? Elle ne s'excusait même pas vraiment, nota-t-il. Haruto voulut lui faire comprendre sa façon de penser, à ce propos. Il ne défendait pas vraiment son homme, disant simplement ce qu'il avait sur son cœur. Montrant qu'il ne supportait pas que l'on s'en prenne à Ji Hoon, que l'on soit un inconnu, un collègue ou un parent. Sa mère avait dépassé les bornes, ce soir-là, et visiblement, Haruto lui en tenait toujours rigueur. Et ce fut comme s'il s'était soudainement fait posséder. Le fils vida son sac. Il n'avait jamais parlé à sa mère de cette façon. C'était comme si les lignes définissant leurs relations, les rôles que la société leur avait donné, avaient été gommées. Qu'elle mentionne ces fiançailles, qu'elle lui rappelle sa faute, le mit un peu plus en colère, et ses paroles se firent plus blessantes encore. Jusqu'au coup de grâce, la phrase de trop, celle qu'il gardait amèrement au fond de son cœur. Il n'aurait jamais pensé un jour la lui balancer de façon aussi crue. Aussi cruelle. Pas étonnant que son père soit parti avec sa maîtresse. Une humiliation que devait essuyer Haruka de façon digne, pour ne pas paraître encore plus pathétique. S'il n'avait pas été si fâché, son fils se serait sûrement immédiatement excusé. Dans le passé, il l'aurait fait. Mais plus aujourd'hui. Le lien semblait rompu, et c'était peut-être ça qui chamboula un peu plus Haruka. Au point de se précipiter dans la cuisine. Pour pleurer peut-être. En tout cas, pour souffler, pour encaisser.

Et Haruto se retrouva bêtement à regretter, se demandant pourquoi il était si idiot. Malgré tout, elle restait sa mère ! Lâchant la main de Ji Hoon, il se demanda comment il pouvait se rattraper, désormais. L'écouterait-elle seulement encore ? Ou étaient-ils condamnés à boire ce thé en silence ? Haruto avait besoin des conseils de son homme, qui les lui porta bien volontiers. Il lui adressa un regard désolé. Pour lui faire subir ça, pour le mêler à tout ça. Les mots qu'il avait pu prononcer tout à l'heure lui revint en mémoire. Ji Hoon était là pour lui, parce que c'était important pour lui. Même son compagnon semblait le savoir mieux que lui-même. « Oui, mais je ne sais pas si c'était nécessaire. » Lui balancer une telle horreur... Depuis quand Haruto était-il sans cœur ? Si cruel ? A se demander s'il était une mauvaise personne. Il ferma un instant les yeux au doux contact de sa main sur sa joue. « M'excuser, hein... Oui, je devrais faire ça. » La question était, le pourrait-il seulement ? Même si ces paroles avaient été horriblement cruelles, il les pensait. C'était bien ça le problème. Ne devait-il pas d'abord faire un travail là-dessus ? Le contact de Ji Hoon l'apaisait. Il hocha simplement la tête, désirant plus d'attentions comme celles qu'il lui prodiguait déjà. Mais sa mâchoire se crispa un peu. Pouvait-il lui dire qu'il le pensait ? Se laissant attirer vers lui, il lui rendit son baiser – mais sur ses lèvres. Un rapide et chaste échange, pour ne pas choquer. « Pourtant, c'est vrai... » Sa voix n'était qu'un murmure. « Elle a toujours tout voulu contrôler. Et si... Et si mon père a toujours été malheureux, en fin de compte, hein ? Et s'il était resté avec elle juste par obligation, le temps de nous élever tous les trois ? » Et si sa famille n'avait été qu'un mensonge durant tout ce temps ?

Les bruits de pas de sa mère se rapprochèrent. Elle portait un plateau qu'elle posa sur la table basse. Son fils et son compagnon avaient cessé de parler à peine avait-elle manifesté sa présence. Ses yeux étaient plus rouges qu'auparavant. Elle avait encore pleuré. Haruto se sentit bête, n'osant bouger. Mais avant que sa mère ne put leur proposer de leur servir le temps, il avança sur le canapé. « Laisse, je vais le faire. » Il avait bien vu combien elle tremblait. Dans un silence pesant, il versa trois tasses de thé. « Ce sont tes mochis ? » Haruka secoua seulement la tête. « Ce ne sont pas ceux de Motomura-san. » Leur voisine la plus proche excellait en cuisine, leur offrant très souvent toutes sortes de plats préparés, surtout des friandises, comme les mochis. Au point où Haruka avait pris l'habitude de lui en demander d'en faire, lorsqu'elle recevait. « Non, je ne lui parle plus. Ils viennent du combini. S'ils sont mauvais, n'en mangez pas. Je dois avoir autre chose. » Haruto jeta un coup d'oeil à son compagnon. S'excuser oui. Devant l'air misérable de sa mère et son regard fuyant, il se dit qu'il devrait le faire de suite. « Pourquoi tu ne lui parles plus ? » Une question plutôt idiote. Il avait sa réponse avant même que sa mère ne puisse confirmer. « A cause de ton père. Tu l'as bien souligné, avant. Une erreur, et cela se retourne contre toi. » Elle but du thé pour se donner de la contenance. « Maman... » « Tout va bien. » Mais elle mentait. « Racontez-moi plutôt ce que vous devenez ! Ton travail te plaît toujours ? Et vous, Ji Hoon ? Malgré l'accident... Allez-vous pouvoir remarcher, un jour ? » Ce changement d'attitude inquiétait un peu trop son psychiatre de fils, qui se tendit aux côtés de Ji Hoon. Haruto lui lança un regard de détresse. Devait-il insister ? Changer de sujet comme sa mère le faisait ? « J'ai appris que votre famille avait déménagé à Tokyo. » Haruno ? « Vous devez être heureux, votre famille réunie. » Haruto chercha la main de son compagnon, la serrant dans la sienne, histoire de voir. Haruka posa un regard furtif sur leurs doigts liés, mais leur accordant ensuite un sourire trop parfait pour être tout à fait sincère.

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     Lun 3 Déc - 0:33

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Les retrouvailles ne se passaient pas comme prévues. Si Ji Hoon savait que son homme gardait une rancœur envers sa mère, il ne s’était doutée qu’elle serait aussi tenace et qu’il gardait autant de mauvais sentiments au fond de lui. En réalité, ils n’en parlaient pas tellement. Le Coréen évitait soigneusement d’évoquer la génitrice de son compagnon, éludant souvent le sujet pour ne pas avoir l’air trop méchant et insultant. Il avait conscience que c’était délicat d’évoquer ce sujet, mais il s’en voulait désormais de ne pas l’avoir fait, de ne pas avoir insisté pour que Haruto se confie à lui sur ce qu’il ressentait vraiment. il avait compris sans problème que ce dernier souffrait de la situation, que sa mère lui manquait et qu’il ne se sentait pas bien de ne plus lui adresser la parole. Cependant, Ji Hoon aurait dû se donner plus de mal pour le comprendre, pour le rassurer. Lui proposer de retourner la voir n’était pas assez. Ils auraient dû en parler avant de venir afin d’arrondir les angles, voir ensemble ce qu’il allait lui dire, et comment devrait se passer les choses. Cela aurait sans doute permis d’éviter qu’il lui balance tout cela, que les choses deviennent immédiatement compliqué.

Ses premières impressions concernant Haruka n’étaient pas forcément les meilleures. Il trouvait qu’elle ressemblait typiquement aux femmes qu’il parvenait sans mal à arnaquer. Il n’avait pas vraiment pu lui parler, puisqu’il s’agissait du genre de la soutenance de celui qui n’était encore que son meilleur ami. Ils venaient de finir un mois de cohabitation et il allait bientôt rentrer en Corée du Sud, mais Ji Hoon avait tenu à être présent. Elle lui avait parlé de combien elle était fière de son fils, de le voir si beau et brillant aujourd’hui. Il avait approuvé en souriant, tout en retenu du pseudo-bon hétérosexuel qu’il était alors. Elle lui avait laissé un sentiment mitigé, mais il n’avait pas douté de sa sincérité quand elle parlait de sa fierté pour lui. Keisuke l’avait salué, sans vraiment chercher plus de conversations et ce n’était pas plus mal pour lui à ce moment-là. Il s’était contenté de s’asseoir plus loin dans la salle, admirant silencieusement celui qu’il aimait finaliser son rêve et entrer dans le monde des psychiatres. Tout était encore si simple à ce moment-là. Il était son meilleur ami, celui pour qui il ferait tout, pour qui il donnerait tout. Il n’avait pas encore réalisé l’amour qu’il lui portait.

La seconde rencontre s’était faite quelques mois après, et ils étaient déjà ensemble. Ses sentiments étaient troublés par la nouvelle relation qu’ils avaient alors. JI Hoon voulait que cette femme l’apprécie, sans savoir qu’il était la personne que le cœur de son fils avait choisi. Il voulait se faire aimer de Haruka parce qu’il songeait que cela faciliterait les choses pour eux. Que leur coming out qui n’était alors pas du tout dans leurs plans à ce moment-là. Néanmoins, sa façon d’exiger, de s’exprimer ne lui avait pas vraiment plu. Il n’avait pu s’empêcher de la comparer à sa propre mère, à comment Hua s’enthousiasmait du moindre cadeau qu’elle recevait. Elle savait qu’elle ne pouvait pas se montrer très exigeante sur les choses qu’elle souhaitait avoir. Sans doute trouvait-il Haruka trop matérialiste pour lui, ce qui était ironique vu l’attachement qu’il avait pour les objets de luxes, mais il aimait se dire qu’il avait des excuses, qu’il profitait de ce qu’il n’avait jamais pu avoir avant, qu’il touchait du doigt une certaine forme de réussite sociale qu’il n’avait pas eu en se mariant simplement au riche du coin. Son mépris avait sans doute commencé ce jour-là, restant pendant longtemps inavoué.

Après le départ de Haruka, Ji Hoon se dit qu’il aurait dû stopper Haruto plus tôt en voyant qu’il ne se contrôlait plus. Il aurait dû trouver quelque chose pour changer de sujet, s’étouffer avec un mochi, tomber au sol en feintant que ses jambes l’avaient lâché (même s’il était assis), faire semblant de s’évanouir, peu importe. N’importe quoi pour l’arrêter. Mais il l’avait laissé faire et il craignait bien que la situation soit difficile à calmer. Maintenant, son rôle était de reprendre calmement les choses avec son petit-ami, arrondir les angles avec lui, trouver une solution aussi bête que s’excuser auprès d’elle et tenter de reprendre un dialogue plus calme. « Non, c’était pas nécessaire. » Il n’allait pas lui mentir, il aurait dû garder ça pour lui. Mais on ne pouvait pas remonter le temps pour reprendre ce qu’on avait pu dire, aussi blessant que cela puisse être. Il écoutait son homme parler, plus ou moins camper sur ses positions. Les lèvres du Coréen se pincèrent un peu, songeant qu’il serait difficile de lui faire entendre raison. Ou du moins, de le calmer, parce qu’il n’avait pas tort. Sa mère était effectivement comme ça, mais ils n’étaient pas là pour lui rappeler tout ça. Il répondit doucement à son baiser avant de poser un regard plus dur sur lui.

Non, il n’était pas forcément d’accord avec tout ce que disait Haruto. « Elle n’a pas sequestré ton père, s’il a pu la quitter si facilement, il aurait pu le faire depuis longtemps. » Un soupir quitta ses lèvres alors qu’il s’installait à nouveau plus confortablement sur le canapé. « Tu peux en vouloir à ta mère, mais ça justifie pas que ton père l’ait trompé pendant des années. » Il avait dû trouver aussi son petit confort, en passant d’une femme à l’autre. Il n’avait jamais été fidèle par le passé, mais Ji Hoon ne pouvait pas trouver d’excuses à Keisuke pour cela. « Vous vivez hors de la maison depuis longtemps tous les trois, et pourtant, il continuait de mentir à ta mère. » Le mensonge, quelque chose de terrible qu’il ne pouvait lui-même pas pardonner facilement. Il s’était senti trahi il y a un an de la pire des façons, il ne pouvait pas prendre le parti de Keisuke dans cette affaire. « Tu peux lui en vouloir et lui reprocher pleins de choses, mais ne sois pas ridicule, Haruto. Ton père n’est pas une victime, il le voulait pas bien. » Il avait accepté d’épouser Haruka en ayant une autre femme à l’esprit, était resté des années avec elle en jouant au mari parfait. Quelque part, laisser sa femme tout diriger lui allait bien, puisqu’elle ne posait pas de questions.

Tentant de retrouver un semblant de calme, il sourit à Haruka qui les rejoignit, laissant son fils servir le thé en voyant qu’elle tremblait et qu’elle avait les yeux rougis. Il espérait que Haruto s’en voudrait. Sans grand intérêt, il écouta l’histoire de ces mochis, de cette personne qu’il ne connaissait pas, qui faisait, à priori, d’excellent mochis. Ji Hoon décida d’en prendre un pour faire passer le temps, écoutant toujours d’une oreille ce qu’il se disait, il secoua les épaules à la mise en garde de la matriarche. « Ils sont bons. » Ca ne valait pas les gâteaux de riz coréen mais il allait gardait son patriotisme pour lui. Il but une gorgée de thé pour faire passer le mochi, restant interdit en suivant l’explication bancale concernant sa relation avec cette dame. Voilà, et après, c’était Keisuke la victime. Non, stop, il ne devait pas retourner sa veste aussi vite, mais il avait toujours été du côté des victimes, question d’habitude avec Liang quand il devait le défendre.

Et voilà qu’elle posait des questions stupides au lieu de parler des vrais problèmes ici. Un soupir quitta ses lèvres, il décida de répondre pour eux deux parce que Haruto était capable de la suivre là-dedans et ils allaient repartir au même niveau que lors de leur arrivé. « Son travail lui plait toujours, même s’il pense à se mettre à son compte, ça lui faciliterait les choses vu son potentiel. » Voilà, ça, c’était réglé, on en parlait plus. « Je remarche déjà un peu, j’ai des béquilles dans la voiture, on verra bien comment ça progresse, on espère. » Il espérait plus que tout au monde mais il n’avait pas envie de s’apitoyer sur son sort, encore moins avec elle, et elle devait bien le comprendre. Sa tétraplégie ne la regardait de toute façon pas et il se remettait comme il pouvait pour pouvoir danser avec Haruto au plus vite. « Très heureux que ma famille soit là, mon frère a un boulot, ma petite sœur va à l’université et mon autre sœur prend des cours dans une école d’art et cumule un petit boulot à côté. Ma mère va très bien, elle vient souvent à la maison et elle s’est fait des amies à Tokyo. » Même un peu plus mais on allait pas l’énerver davantage.

Il avait fait le tour. Il regarda Haruka, comme pour voir si elle avait encore une question stupide à lui poser. Il s’en fichait bien de son impolitesse, elle savait bien d’où il venait, n’est-ce pas ? D’une famille pauvre, et toutes ces conneries, manque d’éducation, entre autre. Peu importe. « Je sais que vous êtes Japonais tous les deux, bonnes éducations et je sais pas quoi, mais vous voulez pas parler des vrais problème ? » Qu’il puisse rapidement rentrer chez eux et ne plus se préoccuper de ça, tout en sachant que Haruto avait l’âme tranquille. « Excuse-toi auprès de ta mère ! Et vous, excusez-vous aussi et parlez lui de ce qui se passe avec vos voisines. » Chez les Lee, c’était comme ça qu’on faisait. On se balançait tout et on discutait calmement après (parfois après plusieurs heures, mais ce n’était pas le sujet). Sans communication, on ne peut pas résoudre le moindre problème et il fallait qu’ils se parlent. « C’est pas en parlant de mochis de konbini que vous allez aller mieux. Tout ne va pas bien pour vous, alors parlez-en avec lui. C’est votre fils, il peut vous écouter et vous comprendre. » Du moins, il espérait bien qu’il en soit capable. « Si vous êtes trop fier pour le faire devant moi, je peux attendre dans la voiture. » Oui, s’il vous plait. Il voulait attendre dans la voiture. Il espérait qu’elle lui propose cette alternative.



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     Mar 4 Déc - 1:02

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Dans un monde idéal, Haruka aurait continué a adoré Ji Hoon. Elle l'aurait accepté comme gendre dans une grande étreinte de mère heureuse que son fils ait trouvé une personne aussi formidable, qu'il aimait si fort. Elle aurait été fière que son fils assume aimer un homme, et n'aurait pas eu honte de le crier sur tous les toits, défendant la prunelle de ses yeux contre tout commentaire insultait. Dans un monde idéal, Haruto n'aurait pas eu peur de le lui annoncer, il aurait même assumé beaucoup plus vite, et n'aurait pas gâché cette histoire au profit de fiançailles stupides. Haruka n'aurait pas insisté et aurait mis à la poubelle tous ces dossiers sur de potentielles épouses parfaites. Peut-être aurait-elle émis quelques réserves, mais celles-ci auraient été balayées au moment où elle se serait rendu compte que cet amour était sincère. Elle aurait été émue des regards que le couple s'échangeait, elle aurait sourit en les apercevant en train de s'embrasser alors qu'ils pensaient qu'elle ne les voyait pas. Elle aurait gardé leurs petits chiens lors de leur voyage, devenant complètement folle du bichon et du caniche (quoi de plus normal). Elle leur aurait rendu visite très souvent, mais pas trop. Elle se serait entendue avec Hua, et toutes les deux seraient devenues les meilleures amies du monde. Quelque chose comme ça.

Oui, dans un monde idéal, ça se serait passé comme ça. Ou presque, Hua et sa mère n'étaient pas obligées de devenir meilleures amies. Au fond, Haruto se rendait compte qu'il aurait aimé qu'elles se rencontrent et apprennent à se connaître, pour finir par au moins s'apprécier. Malheureusement, ce souhait semblait plus que compromis. La mère de son compagnon devenait plus sèche, une vraie tigresse protégeant son petit, lorsque la mention du mariage avorté du Japonais était faite. Et ce dernier la comprenait tout à fait. Lui aussi ressentait de la colère lorsqu'on osait l'évoquer. Contre sa mère, contre Yurina, contre sa famille, mais surtout, contre lui-même. Ce qu'il avait pu faire et dire, il le regretterait amèrement toute sa vie. Comment se rattraper, aujourd'hui ? Pas seulement avec Ji Hoon – même s'il s'agissait de sa priorité, cherchant à lui montrer son amour débordant au quotidien – mais également avec sa mère, et même son père. Peut-être que ce qui l'avait blessé, c'était aussi de voir que le mariage de ses parents n'étaient pas aussi parfait qu'il avait pu le croire. Certes, il voyait bien combien sa mère pouvait se montrer pénible, et son père trop docile. Au final, l'un n'était pas plus à blâmer que l'autre. De plus, Haruto devait cesser de croire qu'il était la cause de l'échec de leur union. C'était un tantinet égocentrique, mais naturel pour un enfant de se penser le centre du monde de ses parents, même à presque trente ans.

Ça n'avait pas été nécessaire de balancer ça à la figure de sa mère, non. Haruto le savait bien, mais il ne pouvait simplement reprendre ses mots. Ça n'avait été que le cri de son cœur. C'était une façon de demander des comptes à sa mère. N'avait-elle jamais remarqué que son mari en voyait une autre ? Ce serait néanmoins hypocrite que de croire que Keisuke n'avait jamais aimé Haruka. Bien au contraire. Elle n'était pas si horrible que ça. C'était une très bonne femme au foyer, qui avait sacrifié sa carrière au profit de sa famille qui grandissait au fil des ans. Elle avait mis beaucoup de fierté à élever ses enfants, un peu trop peut-être. Et Haruto était à peu près sûr qu'elle n'en avait jamais voulu à son époux pour ce scénario un peu cliché dans lequel elle vivait. C'était un amour exceptionnel qu'elle avait porté à ses trois enfants, et peut-être avait-elle fini par délaisser son mari. Haruto se disait que les histoires de ses parents ne le regardaient pas plus que ça, mais il aurait aimé savoir ; est-ce que sa mère serait-elle capable de reconstruire sa vie, aujourd'hui ? Que pensait-elle du remariage de Keisuke ? Lui en voulait-elle ? Le détestait-elle ? Mais comme lui demander tout ça ? Haruto avait besoin de savoir, car il avait l'impression de perdre ses repères. Même se retrouver entre les murs de la maison familial ne le réconfortait pas vraiment. Que pouvait-il vraiment faire ?

Résultat des courses, il se retrouva bêtement assis là, à se faire sermonner par son compagnon. Au fond, il savait bien que Ji Hoon avait raison. Un peu honteux d'avoir osé dire ça à sa mère, Haruto ne le coupa pas, mais releva la tête en fronçant les sourcils. « Ne parle pas comme ça de mes parents ! » Mais n'était-ce pas lui qui avait commencé, en lui exposant ses théories fumeuses ? Haruto passa sa main sur sa nuque. Moite. Il n'était pas à l'aise, ne savait plus comment agir. Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres, alors que son bras retombait mollement à ses côtés. « Non, je sais tout ça... Peut-être que je ne devrais en vouloir à personne. Mais... » Les mots lui manquèrent. Des pas dans le couloir annonça le retour de sa mère. Il y eut une sorte de flottement lorsqu'elle réapparut. Un malaise presque palpable. Voilà qu'elle avait pleuré, et son fils se sentit plus qu'idiot. Que faire, maintenant ? Une discussion légère, histoire de tâter le terrain. Un sujet qu'il avait pensé innocent, avant de comprendre une réalité sensible. Haruka ne voyait plus Motomura-san. Et sûrement plus aucune de ses voisines, mais Haruto n'osait pas vraiment, explicitement, poser la question. Ce fut alors elle qui les enchaîna. Haruto se demanda si c'était une curiosité réelle sans arrière-pensée, ou simplement un moyen de noyer le poisson, de cacher la forêt derrière l'arbre. Il goûta un mochi, puisque Ji Hoon assurait qu'ils étaient bons. Pas mal. Mais à la dernière question, lorsqu'il se prépara à répondre, mâchant méthodiquement la pâte de rie compacte, il fut pris de court.

Restant interdit, il fixa Ji Noon d'un œil surpris, avant de détourner le regard. Ses réponses s'enchaînèrent sans qu'il ne puisse intervenir. Il se laissait à peine le temps de respirer, et même Haruka n'osait visiblement pas répliquer non plus. Elle se contentait de hocher la tête, les yeux rivés sur Ji Hoon. Haruto, lui, la regardait elle. « Voilà, tu sais tout... » Sa mère pinça légèrement les lèvres, cherchant visiblement quoi répondre. « Tu aimerais te mettre à ton compte ? » Haruto acquiesça. Haruto fit signe qu'elle comprenait. « C'est... Je suis ravie d'apprendre que tout va pour le mieux. » Mais cela ne suffisait pas. Même Haruto trouvait que tout ça n'avait pas de sens. Ce fut, une fois encore, Ji Hoon qui explosa. Les deux Kamiya baissèrent les yeux, et Haruto ne sut s'il était en colère contre son compagnon, ou plutôt reconnaissant. Haruka, elle, sentait les larmes lui revenir aux yeux. Elle porta sa main à sa bouche, reniflant discrètement. « Non, reste. » Sa voix s'était faite presque suppliante. Il se retourna alors vers sa mère. « Pourquoi tu ne déménages pas ? Je veux dire... Tu vas vivre ici seule, désormais ? » Haruka essuya le coin de ses yeux à l'aide d'un mouchoir en papier qu'elle roula en boule dans sa main. Relevant la tête, elle fixa son fils de ses yeux rougis. « Et où irais-je m'installer ? » Elle n'avait pas tort. Keisuke lui avait laissé la maison réglée de ses dettes en dédommagement, mais Haruto avait l'impression que c'était surtout un cadeau empoisonné.

« Je t'en veux toujours, maman. Pour ce que tu as dit à Ji Hoon. Tu te rends compte que tu ne t'es même pas excusée ? » Haruka secoua la tête en baissant les yeux. « J'en veux à papa, aussi. De se remarier si vite sans penser à toi. Je ne suis même pas sûr d'aller au mariage. » Ses yeux se posèrent un instant sur Ji Hoon. D'accord, c'était un petit mensonge. Mais il avait eu l'effet de faire redresser les épaules de sa mère. « Tu dois y aller. Il est si fier de toi, ça le rendrait malheureux que tu n'y ailles pas. » Haruto ne sut pourquoi, mais ces mots le touchèrent en plein cœur, et (enfin) des larmes inondèrent ses yeux. Reniflant fortement, il déglutit bruyamment. Pas vraiment sexy, tout ça. « Je ne lui en veux plus. J'aimerais retrouver ma famille, mais toutes mes erreurs des derniers temps m'empêchent d'y croire. » Son regard se posa une nouvelle fois sur le compagnon de son fils. Se levant lentement, elle resta un instant plantée là. Puis soudainement, elle s'inclina vers l'avant, face à Ji Hoon, les deux mains jointes devant elle, au niveau de son ventre encore plat. « Je suis vraiment désolée pour tout ce que j'ai pu dire d'horrible à votre sujet, et de ne pas avoir accepté votre relation avec mon fils. » Haruto détourna le regard, ne sachant quoi répondre. Lorsqu'elle se redressa, il prit une profonde inspiration, avant de se lever du canapé.

Contournant la petite table, il prit sa mère dans ses bras. Il restèrent un instant comme ça. « Je te demande pardon, mon chéri... » Haruto sentit les larmes de sa mère mouiller sa chemise, s'en fichant un peu. « Tout ira bien, d'accord ? » Elle hocha la tête. La sonnette résonna dans la maison. Haruka s'essuya rapidement les yeux, s'excusant pour aller ouvrir. Haruto pinça les lèvres. « Je ne sais pas si on s'est tout dit, encore. » Il se laissa retomber sur le canapé. « Elle est forte, mais je ne pense quand même pas qu'elle devrait continuer à vivre ici. » Son regard balaya la pièce. Il y avait beaucoup trop de souvenirs de leurs jours heureux. En famille. « Je pourrais peut-être lui chercher un appartement ?  » Son regard se posa sur Ji Hoon, qu'il fixa un moment. « Tanaka-san m'a dit que l'appartement sous le sien a été libéré, la semaine dernière... » L'espace d'un instant, son regard fut sérieux, puis il sourit à son compagnon, passant une main dans ses cheveux. Se penchant vers lui, Haruto lui vola un baiser. « On va y aller, si tu veux. Je repasserai sans toi, j'en suis capable maintenant. » Grâce à son soutien. Grâce à l'amour qu'il lui portait.

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     Mer 5 Déc - 0:04

♡ Haroon ♡

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Ce n’était pas sa famille, pas ses parents, il était vrai que sa position ici était délicate. Ji Hoon était très proche de Haruto. C’était difficile d’être plus proche de lui encore. Cependant, il y avait une certaine limite, probablement. Parce que ce n’était pas sa famille, il n’était pas vraiment à Kamiya et actuellement, il n’était que le petit-ami de Haruto, sans ayant un véritable poids dans la balance. Il voulait l’aider au mieux, même s’il ne comprenait pas tout. L’univers de Kamiya était si différent du sien. Ce monde-là, il ne l’avait connu qu’à travers ces femmes qu’il avait rencontré. Elles étaient si similaires à Haruka. Des beautés oubliées, qu’on avait délaissé, qu’on considérait comme un bien acquis. Des femmes trompées, qui cherchaient du réconfort, de l’amour, un simple geste d’une personne qui ne faisait pas parti de son entourage. Charmant, discret. Haruka aurait été une bonne candidate, dans d’autres circonstances. Il ne pouvait pas fantasmer d’escroquer la mère de son petit-ami, surtout comme ça. Néanmoins, elle lui rappelait énormément ces femmes-là, et c’était sans doute de là que lui venait cette soudaine envie de la défendre, ce besoin de la justifier auprès de Haruto. De l’empêcher d’être trop dur avec elle.

Ji Hoon avait toujours méprisé ces femmes, mais quelque part, maintenant, il pouvait comprendre ce qu’elle ressentait. Il en avait vu d’autres dont le monde s’était écroulé du jour au lendemain. La plupart de celles qu’il avait connu n’avaient pas divorcées. Elles continuaient à sourire, à mentir au monde entier, à jouer les femmes amoureuses d’un époux qui en rejoignait une autre dès qu’elles auraient les yeux tournés. Vulnérables à souhait. Keisuke avait eu la décence ou l’indécence, tout dépendait du point de vue. Il se demandait si Haruka aurait aimé faire semblant. Après tout, la vie comme ça était bien plus simple. On ne perdait pas son réseau, pouvait continuer de prétendre que tout allait bien. Keisuke l’avait mise dans une sale situation, brisant toutes ses relations en la quittant ainsi. Il avait aussi facilement appris qu’on blâmait toujours les femmes, pour tout, même quand elles n’y étaient pour rien. C’était des victimes de choix, qu’on ciblait parce que les hommes avaient tous les droits. Il en avait écouté, des histoires du genre. Hanae lui disait souvent qu’elle aurait aimé être un homme pour avoir ce pouvoir. Celui d’être libre de faire ce qu’elle souhaitait sans être pointé du doigt, jugé bêtement. Il se souvenait être affalé sur le canapé à côté d’elle, haussant juste les épaules en fixant son téléphone, disant qu’il l’aimait mieux en femme. Il avait eu besoin d’encore un peu de temps pour comprendre tout ça.

Un soupir lui échappa simplement quand Haruto s’offusqua de la façon dont il parlait de ses parents, Ji Hoon s’excusa simplement, même s’il pensait quand même ce qu’il avait pu dire. Il ne pouvait laisser son homme blâmer totalement sa mère et s’imaginer que son père n’avait été qu’une pauvre victime de cette femme. Il devait parfaitement savoir dans quoi il s’était engagé. Keisuke n’aurait pas eu de mal à la quitter avant s’il avait pu le faire en un claquement de doigt à ce moment-là, juste après avoir été pris sur le fait et forcé par son fils. « Pas la peine de continuer à leur en vouloir, non. » Il serra la main de son homme, cherchant à lui apporter du soutien et du réconfort. Il ne voulait pas qu’il continuer à se faire du mauvais sang pour tout ça. pour le Coréen, rien n’était perdu, il fallait juste qu’il reprenne la conversation correctement. Le retour de Haruka marqua la fin de leur petit débriffing et préparation pour la suite. Il resta assis bien droit, laissant la conversation se faire dans un premier temps, mais il sentait bien que tout cela n’irait nulle part.

Peu importe qu’il énerve Haruto. Ji Hoon s’en fichait totalement actuellement, tout ce qu’il voulait, c’était que les deux Kamiya ouvrent les yeux et commence à se parler réellement, sans passer par des futilités. Selon lui, une famille pouvait tout se dire et il n’était pas utile de se laisser aller dans des bavardages inutiles quand il y avait des problèmes plus graves à soulever. Son souffle revint doucement après avoir parlé sans interruption, laissant planer un silence. Il les laissa discuter entre eux rapidement des sujets évoqués, et il décida de reprendre pour mettre les pieds dans le plat, les forçant à évoquer les sujets importants, leur permettant d’avancer, de se comprendre et de repartir sur de meilleures bases. Ji Hoon se disait que son homme le remercierait plus tard pour ça. et enfin ils se parlèrent vraiment. Ce fut une déception que de l’entendre lui demander de rester, il contint un soupir, baissant simplement les yeux en les écoutant. Oui, certes. Où irait-elle ? Forcément, ce qui devait arriver arriva finalement. Les larmes de Haruto. Il posa rapidement ses yeux sur Haruto, visiblement touché par l’évocation du mariage de son père. Au moins comme ça, il serait forcé d’y aller et ne pourrait plus faire semblant d’hésiter.

Ji Hoon observa Haruka se lever, posant un regard suspicieux vers elle quand elle s’approcha de lui, pas vraiment confiant. Sa respiration s’était coupée avant de reprendre quand il la vit se courber devant lui, restant penaud. Des excuses. Pour ce qu’elle avait dit sur lui, pour avoir rejeté la relation qu’il avait avec Haruto. Ne pas les avoir pris au sérieux. Il hocha bêtement la tête. « D’accord. Merci. » Que pouvait-il dire d’autres ? Rien. De toute façon, il n’avait rien dire. Peu importe qu’il la pardonne ou pas, il ne voulait pas lui faire la guerre, juste avoir une entente cordiale avec elle, pour que son homme puisse retrouver un bel équilibre, qu’il soit heureux. Il sourit en les voyant s’étreindre, le visage adoucit de son homme le conforta dans l’idée que tout irait mieux désormais. La sonnerie de la porte d’entrée annonça la fin de l’étreinte, il sourit à son homme qui revint vers lui. « Peut-être pas tout, mais vous avez du temps à rattraper de toute façon, tu auras le temps de reprendre ça avec elle. » Son ton était encourageant, ils se retrouveraient comme avant, il en était certain. « Si tu penses que c’est mieux pour elle de déménager, alors oui. Un appartement, c’est mieux qu’une grande maison. Tu penses qu’elle aimerait un animal ? Je crois que Takochi couve quelque chose. » Des bébés chiens ! Après des mois à avoir craint que cela n’arrive.

Son regard resta un instant sur lui avant de laisser passer une vague de panique. « Non ! Ah non ! » Pas l’appartement en-dessous de Madame Tanaka !  Il ne voulait pas croiser Haruka en permanence, ni risquer de la voir débarquer à tout moment. Sa mère le faisait, mais sa mère à lui, c’était différent. « Tu voudrais VRAIMENT vivre dans le même immeuble qu’elle ? C’est sans moi. Je déménage. » Il allait venir vivre dans cette maison, tout seul. Il serait très heureux. Du moins, plus heureux que là-bas. Il accepta néanmoins de répondre à son baiser, hochant la tête. « C’est d’accord. » Sa main passa doucement dans sur sa joue. « Et si on l’invitait à dîner ce soir ? » Il faisait beaucoup d’effort d’un coup, il s’épatait. « Elle a besoin de sortir un peu. » Se préparant à s’installer sur son fauteuil, un éclat de voix l’arrêta. « Tu as encore passé ta journée à pleurer ! » Il n’entendit pas la réponse d’Haruka, se penchant pour entendre la conversation jusqu’à saisir une exclamation de surprise, entendant des pas venir jusqu’ici. « Eh bien, c’était bien deux têtes que je ne pensais pas voir ici. » Ji Hoon leva la tête, souriant avant de la saluer d’un hochement de tête. Depuis combien de temps n’avaient-ils pas vu Erena ? « Okaeri, ou tadaima, ça dépend de comment on prend ça. » Elle salua Ji Hoon à son tour avant de se tourner vers Haruto. « Je suis revenue plus tôt que prévu pour le mariage. » Vu ses bagages, elle allait visiblement rester ici.  « Je t’ai manqué ? » Haruka sembla avoir totalement retrouvé son sourire, Erena attendait la réponse de son frère. Ji Hoon espérait encore partir rapidement d’ici.




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     Jeu 6 Déc - 0:38

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Pas la peine de continuer à lui en vouloir. Haruto le savait bien. Ruminer sans cesse les erreurs passées n'étaient pas bon, et ne contribuerait qu'à les rendre malheureux. Il devait enterrer la hache de guerre, mais ne pouvait le faire avant d'avoir clairement expliquer à sa mère ce qu'il lui reprochait. Bien sûr, Haruka n'était pas une idiote. Elle devait se douter, elle devait savoir. Ce qu'elle avait pu faire, ce qu'elle avait pu dire. Comment avait-elle pu ? Haruto avait besoin de lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Pour Ji Hoon – même s'il savait que son homme pouvait se défendre seul, ici, ça n'était pas la question. Ce n'était pas Ji Hoon qu'il défendait. C'était leur amour, leur histoire. Ce que Haruka avait tenté de brisé, et ce qu'il n'avait pas su protéger durant un temps. Haruto se disait qu'il lui devait bien ça. Pour eux, pour leur couple. Pour leur vie commune, leur vie future. Pour cette histoire qu'ils étaient entrain de construire ensemble. S'il devait couper les ponts avec sa mère, Haruto était prêt à le faire. Il suffit d'un mot, d'une parole de travers, et il déciderait de ne plus la voir. Si elle était incapable d'accepter Ji Hoon dans sa vie, son fils en sortirait. C'était aussi simple que ça. Aussi fort regrettait-il ce divorce.

Pourtant, les mots de Ji Hoon prirent tout un sens. Les deux Kamiya semblaient totalement soumis à ses paroles. Il avait raison, évidemment. Et Haruto ne pouvait s'empêcher d'être admiratif. Il se rendait compte, une fois de plus, du chemin parcouru par son homme. Avant, sûrement ne l'aurait-il pas pousser à se réconcilier avec sa mère. Il en tombait un peu plus amoureux. Comment pouvait-il encore le surprendre ? Un doux sentiment s'éveilla au creux de son ventre. Son cœur battait de façon plus apaisée. Avec Ji Hoon à ses côtés, tout irait bien. Même s'il le réprimandait parce qu'il était un imbécile. Après tout, il avait raison. Haruto se sentait profondément idiot. Mais il semblait que c'était un trait de famille, surtout chez les hommes. Sa grand-mère lui avait bien dit combien ils se ressemblaient, de père en fils ! Mais maintenant, il était temps de changer la donne. De parler vraiment avec sa mère. De vider ce qu'il avait sur le cœur et ce qui lui pesait. Il ne pouvait plus continuer à vivre ainsi. Il avait besoin de sa mère dans sa vie. Ji Hoon avait tout à fait raison, et ils devaient le savoir tous les trois.

La réponse de sa mère le surprit. Avait-elle vraiment changé ? S'était-elle rendu compte combien tout était parti en vrille ? Sa tendance au déni ne venait pas du gêne Kamiya, ça, Haruto l'avait bien compris. Haruka avait aimé sa vie de femme au foyer modèle, donnant l'image d'une famille parfaite et sans histoires. Mais tout mensonge se savait, au final. Et tout ça avait fini par exploser. Si elle méritait ou pas de se prendre le retour de bâton, son fils n'était pas sûr. Malgré tout, elle restait une bonne mère, simplement un peu trop directive et envahissante. Elle ne méritait pas de rester enfermée dans les murs du passé. Mais oui, où pourrait-elle aller ? Chez ses parents ? Avec sa sœur bizarre qui bossait pour un magazine obscur ? Sûrement pas avec son frère, elle n'aimait pas sa femme (et leurs enfants n'étaient pas très mignons). Mais cela ne regardait pas Haruto. Il le savait bien mais ne pouvait s'empêcher d'y penser. Néanmoins, maintenant, ils devaient parler d'un autre problème. Après tout, Haruka n'avait plus rien à payer, si ce n'était quelques factures. Elle avait de l'argent de côté, et pouvait reprendre ses cours de piano, si elle le désirait. Elle s'en sortirait, elle était forte. C'était pourquoi son fils n'hésita plus, libérant ce qui lui pesait sur la conscience. Il leur en voulait à tous les deux. Il voulait lui faire prendre conscience de ses erreurs, mais également du fait qu'il ne la tenait finalement pas responsable pour tout.

Et sa réponse le surprit. Un choc émotionnel dont Haruto ne mesura la portée qu'au moment où il sentit glisser sur ses joues ses larmes. Etait-ce si important pour son père ? Pourquoi le fait que ce soit sa mère qui le lui dise ait ce tel impact ? Il voulait la rassurer, mais ne savait comment faire, maintenant. La voir s'excuser enfin fit finalement s'envoler toute haine qu'il pouvait encore ressentir. Sa réaction fut immédiate, et l'étreinte sûrement attendue depuis un moment. Un sentiment de paix le gagne, uniquement troublé par une visite impromptue. Qui pouvait les déranger ? Une voisine curieuse qui les avait aperçus, Ji Hoon et lui, et venait en espérant en savoir plus ? Haruto retourna s'asseoir près de Ji Hoon. « On va y aller pas à pas. J'ai peur que si elle pense que tout est si rapidement effacé, elle n'apprenne rien et refasse les mêmes erreurs. » Un soupir franchit ses lèvres. « Tu sais que tu es ma personne la plus importante. Que ce soit un étranger, un collègue, ou ma propre mère, je ne supporterai jamais que l'on s'en prenne à toi, d'une quelconque manière. Physique ou verbale. » Sa main caressa sa joue. L'amour de sa vie.

Se laissant retomber contre le canapé, il pinça les lèvres. « Je ne sais pas... » Ses sourcils se froncèrent à la mention de Takochi. Il se redressa, observant un court silence. « Toi aussi, tu as remarqué ? Je crois bien qu'elle aura des chiots. » Une légère grimace déforma ses traits. Elle était si jeune ! Une mère adolescente. Haruto ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter, en bon papa qu'il était. Mais il retrouva son humour, ouvrant de grands yeux faussement choqués à la réplique de son compagnon. « Comment ça, non ? » Il prit un air faussement attristé, mais avait du mal à lutter contre son fou rire. « Je plaisante, je plaisante ! Viens là. » Le baiser fut amoureux. Tant pis si le visiteur se révélait être effectivement une voisine trop curieuse qui se retrouverait sur le pas de la porte quand ils se redresseraient. « A dîner, tu es sûr ? » Son sourire lui montrait sa gratitude. Son homme si parfait ! Hochant la tête pour démontrer qu'il était bien d'accord avec lui, Haruto se redressa un peu. Que faisait sa mère ? Devait-il se lever et aller voir ? Ils allaient s'habiller pour partir, l'invitant au passage. Cela aurait l'effet de faire dégager l'importun qui retenait sa mère.

Mais un éclat de voix le fit se figer. Cette voix. « Erena ! » Son sourire fut immense, alors qu'il se relevait. Elle était encore plus belle que dans ses souvenirs. Les quelques photos qu'elle lui envoyait ne lui rendaient définitivement pas justice. « Okaeri. » Oui, bon retour chez elle. Cela faisait réaliser au Japonais qu'ils ne pouvaient vendre cette maison. Ce serait beaucoup trop dur pour lui. Pour ses sœurs sûrement aussi, et pour ses parents tout autant, même séparés. « Juste pour le mariage ? Le tien, aussi ? » Haruto se pencha en désignant les valises de sa sœur. Haruto se redressa, avant de lui sourire. Ce sourire qu'il avait toujours pour Erena. Mi-tendre, mi-taquin. Finalement, il écarta les bras dans un « ah, petite sœur ! » enjoué. La serrant contre lui, il posa ses mains sur ses épaules. « Oui, tu m'as manqué. New York, c'est trop loin. » Haruka hocha vivement la tête. « Je n'arrête pas de lui répéter ! » Mais Haruto ignora son intervention. « Merci pour la dernière fois, c'était court, mais agréable ! » Leur mère sembla confuse. Le fils apporta une explication. « Lorsque je suis allé à New York, Erena m'a fait découvrir quelques endroits. » Il lui tapota gentiment la tête. Haruka les invita à se rasseoir, souriant timidement à Ji Hoon au passage. Haruto avait l'impression qu'elle avait maintenant peur de lui.

« Jie n'est pas avec toi ? » Inconsciemment, dans un mouvement naturel, sa main s'était posée sur celle de Ji Hoon, une fois rassis à ses côtés. « Tu comptes rester, après le mariage ? » Ses lèvres se pincèrent, pouvaient-ils en parler si librement devant leur mère. Cette dernière secoua sa main devant son visage. « Ne t'inquiète pas pour ça. S'il y a une chose de positive avec cette union, c'est de vous voir ensemble, ici. » Haruto baissa un peu les yeux, avant de redresser la tête, en souriant timidement. « Maman, Ji Hoon et moi voulions t'inviter à dîner, ce soir. » Il n'osait pas regarder son homme. Celui-ci allait lui en vouloir, il le savait. Se retournant vers Erena, Haruto lui sourit. « On pourrait aller manger quelque part tous les quatre, tu en penses quoi. Tu dois avoir faim après un si long voyage. » Ou elle devait être épuisée. Se passant la langue sur ses lèvres, il n'osait toujours pas regarder Ji Hoon. « Oh ! Ce serait génial ! » Petite hésitation. « Vous êtes vraiment d'accord, Ji Hoon ? » Finalement, Haruto se retourna vers lui, tentant de le reconquérir avec un petit sourire tendre. Il lui revaudrait ça, c'était promis !

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     Ven 7 Déc - 0:10

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Ses petits chiens l’attendaient, Ji Hoon voulait partir. Il faisait beaucoup d’effort puisqu’il avait appris aux côtés de Haruto qu’il ne devait jamais se montrer égoïste avec lui, qu’il devait penser au bien être de son homme et ne pas seulement vivre sur ses propres ressentiments. Sa mère avait raison, il devait écouter sa mère et son bon enseignement. Quelque part, ça l’avait rapproché d’elle, d’avoir autant en commun. Ils étaient tous les deux tombés amoureux d’une personne d’une autre nationalité, venant d’une famille totalement différente. L’intégration n’était pas simple et sans doute que cela l’aidait à relativiser, se dire qu’au final, il trouverait un moyen de s’en sortir, en ne suivant pas toujours les traces de sa mère qui avait préféré « laisser couler » plutôt que de contre-attaquer. Ji Hoon ne voulait pas une relation faussement courtoise avec sa belle-mère, il n’était pas assez gentil pour se laisser faire, encore moins par elle. peut-être que les conditions étaient différentes. Avant, il aurait tout fait pour qu’elle l’aime, mais il ne pouvait plus tolérer ça désormais. Il ne cherchait pas son amour, juste que son homme et elle se retrouvent. Et par la suite, il laisserait les choses se faire, sans jamais la laisser mal s’adresser à lui. il serait néanmoins prêt à la prendre à part pour ne pas mêler Haruto à cela.

Les choses semblaient s’améliorer, il resta silencieux pendant l’étreinte, discrètement soulagé de voir qu’au final, ils n’étaient pas là pour rien, et que les choses allaient simplement s’améliorer entre eux. C’était son souhait le plus cher, tout comme il espérait que son homme finisse par accepter la nouvelle union de son père. Tout ce qu’il cherchait, c’était le bonheur de son Japonais. Parce que Ji Hoon savait que son bonheur ne dépendait pas que de lui. Il dépendait aussi de sa famille, de son entourage en général. Le faire quitter l’hôpital qui tentait de le couler comptait aussi beaucoup pour lui. parce que ça ne le rendait plus aussi heureux qu’avant, lorsqu’il partait travailler, que l’ambiance n’était plus la même et qu’il avait définitivement travailler trop dur ces dernières années pour tolérer que des choses comme cela arrivent. Bien sûr, il savait que Haruto était fort et qu’il trouverait toujours un moyen de se remettre sur pied, mais il pouvait aussi se montrer si fragile et Ji Hoon souhaitait absolument le protéger, l’aider, être là pour lui chaque jour. Rendre leur vie plus belle et vivre ensemble ce bonheur parfait qu’ils méritaient.

« Oui, tu as raison. » Sa mère ne devait pas penser que quelques larmes suffiraient toujours. Les évènements étaient assez graves et importants pour qu’une longue conversation s’en suive et qu’elle réalise qu’elle ne pouvait pas faire ça. Néanmoins, il fallait avancer, ne pas rester dans sa rancœur. Un doux sourire se forma sur ses lèvres à sa déclaration. Haruto était aussi sa personne la plus importante. Sans lui, il n’était rien et il se battrait tout autant pour lui. « Tu sais qu’on se battra toujours contre le monde. Ensemble. » Pour toujours. Il sourit un peu lorsque l’idée de lui donner un petit de Takochi lui traversa l’esprit. Il contrôlait difficilement son excitation, hochant la tête. Il avait remarqué. Bien sûr qu’il avait remarqué, il touchait tout le temps son ventre en lui demandant s’il y avait des petits petits chiens dedans. « On va avoir plein de bébés chiens, Baobei… » Selon Google, maximum de cinq chiots par portée. Ji Hoon espérait que ça atteindrait le maximum. Tout pleins de jolis petits chiens autour de lui et il serait le plus heureux des Ji Hoon.

Haruto lui faisait peur. Il se voyait déjà chercher un nouvel appartement si elle emménageait dans le même immeuble. Hors de question qu’on lui fasse subir cela. Il avait été trop gentil. On tendait la main, on lui prenait les bras. Incroyable. heureusement, ce n’était qu’une plaisanterie et il lâcha un long soupir en retournant près de son homme, répondant tendrement à son baiser, ne manquant pas de lui mordre la lippe en guise de représailles pour cette blague. Il proposa néanmoins l’impensable, dîner avec elle. Elle lui faisait de la peine et il se disait que ce serait bien de la sortir un peu. « Oui, pourquoi pas ? On pourrait l’emmener dans notre restaurant coréen. » Celui où ils avaient leurs habitudes, c’était presque chez eux. Il l’embrassa vivement une fois encore, avant de se redresser en entendant des pas. « Tadaima ! » Erena affichait un large sourire, fière d’arriver en effet de surprise. Elle plissa les yeux à la boutade de son frère, haussant les épaules. « Ne me mets pas la pression. Tu sais que Shibuya accepte les mariages gays, toi d’abord. » Elle sourit sagement à sa mère, grimaçant en voyant Haruto se lever pour venir se coller à elle. Elle tapa trois fois sur son épaule en lui faisant comprendre qu’il fallait la lâcher maintenant.

« Pas assez loin visiblement, tu trouves le moyen de me retrouver là-bas. » Incroyable. Elle fit un geste de la main quand elle le remercia, refusant bien d’admettre qu’elle avait été heureuse de le voir et de passer quelques heures avec lui. Ji Hoon tenta de répondre au sourire de Haruka, sans grand succès, fixant simplement son petit-ami ensuite. Erena jeta un bref regard à son fauteuil roulant. Haruto lui avait raconté l’accident, inutile de trop en faire. « Non, Jie travaille, il n’arrivera que le jour avant le mariage. Je reste un mois un peu près, Jie ira voir ses parents en Chine. » Et elle n’était pas invitée. Tant mieux. Elle ne se formalisa pas de parler de ce mariage devant sa mère, il fallait bien qu’elle s’y habitue de toute façon. « Vous viendrez nous voir à New-York avec Ji Hoon cette fois, quand il remarchera totalement. » Son frère lui avait dit qu’il progressait vite. Ce dernier sourit un peu, hochant la tête. « C’est noté. On te tiendra au courant, sûrement l'été prochain, non ? » Il attendit l’approbation de son homme, qui enchaîna ensuite sur sa proposition. Le dîner, oui. Erena répondit tout d’abord d’un petit haussement d’épaule. « Pourquoi pas, oui. J’ai un peu faim et ça ne lui fera pas de mal de sortir un peu. Tu iras te maquiller par contre, tu fais peur. » Son regard se posa sur sa mère, arquant un sourcil. Il était temps qu’elle reste un peu pour secouer cette pauvre femme. Ji Hoon admirait tellement la sœur de son petit-ami, dire exactement ce qu’il pensait. Merveilleux. Quand la mère de famille s’adressa directement à lui, il laissa un petit sourire flotter sur ses lèvres. « Bien sûr. On a même déjà le restaurant en tête ! Je suis sûr que vous allez aimer. » Il était temps que Haruka se mette à aimer le Japon, elle aussi. Erena, de son côté, avait déjà refermé sa veste, laissant sa mère se maquiller, elle alla tranquillement ébouriffer les cheveux de son frère. « Tu as pleuré aussi. Je savais que tu finirais par craquer et revenir, Mama’s boy. » Il l’avait toujours été, qu’il le veuille ou non.

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