Bon annéversaire !!!!

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     Mar 1 Jan - 12:13

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


La Thaïlande. Une chaleur étouffante avait enveloppé Ji hoon à peine avait-il mis un pied hors de l’avion. Il souriait, il était heureux. Parce qu’il était loin du froid de Tokyo, que la fin de cette rude année arrivait enfin. Parce qu’il marchait, sans se tenir, sans tomber, même s’il avait une canne portable au cas où, il pouvait marcher, il était libre. Parce qu’à ses côtés, il y avait Haruto et qu’il avait la chance de finir l’année avec lui. S’il était un peu triste de ne pas pouvoir être auprès de sa famille, Ji Hoon relativisait en songeant qu’il les reverrait rapidement et qu’il passerait un peu plus de temps avec eux. Il songeait à les emmener pour un petit weekend quelque part au Japon. Pourquoi pas à Hakone, si Haruto acceptait d’aller dans le chalet de son père ? Il n’y avait pas de place pour tout le monde, mais on pouvait s’arranger avec des futons, chacun trouverait sa place et ils seraient bien, un peu de détente. Ils iraient pécher et se balader. C’était une bonne idée et il en discuterait d’abord avec son Japonais dès qu’ils auraient un peu de temps. Pas pour le moment, ils avaient mieux à faire.

Parce que la détente était la priorité, ils avaient cette fois-ci opté pour un bel hôtel bien situé à Bangkok, non loin de la mer, ils avaient demandé une vue imprenable. Cher, mais mérité ! Ils s’étaient jurés de ne plus faire d’excès ensuite. Ji Hoon avait recommencé ses recherches d’emplois, recontactant plusieurs agences qui lui avaient fait des propositions par le passé, il pouvait bien retenter sa chance. Haruto le soutenait encore, l’aidant à mettre en page ses emails, corrigeant ses fautes à tourner correctement ses phrases. Parfois, il se demandait clairement comment il ferait sans lui. Sa valise posée sur le sol de la grande chambre qu’ils allaient occuper pour la semaine à venir, Ji Hoon s’était laissé tomber sur le lit, remerciant le monde d’avoir créer la climatisation, n’ayant jamais été vraiment sensible à l’enjeu écologique. Il aimait bien trop son confort et la viande pour sacrifier cela. Il s’en mordrait les doigts plus tard, mais il ne pouvait pas changer maintenant, c’était trop de travail, que de devoir réapprendre à cuisiner. Il savait faire des plats végétariens, pour Liang, mais ce n’était pas pour autant qu’il voulait s’y mettre lui-même. hors de question.

La première soirée, ils avaient visité les alentours. Une ville pleine de surprise et de charme, sans doute un peu trop, Ji Hoon avait pu vivre ce que c’était que d’être une femme et de se faire harceler dans la rue par des femmes ( ? ) un peu trop entreprenantes. Si on lui avait vanté les charmes du quartier de Nana, et aussi celui de Pagong, il n’aurait pas imagé que ce serait ce type de charmes. « Ca faisait longtemps que j’avais pas vu autant de femmes toutes nues. » Son sourire s’était fait presque embarrassé malgré lui alors qu’une autre quasiment aussi grande que lui venait leur proposer un « Ping pong ». Non, pas intéressé, dans toutes les langues qu’il connaissait. Pas ça, surtout pas ça. Il se rapprochait toujours de Haruto, sans trop le coller pour autant. Il s’était un peu renseigné sur l’homosexualité dans ce pays, cherchant à se rassurer, il savait que certains pays étaient plus risqués que d’autres. Bangkok, capital gay de l’Asie, c’était à ne pas s’y tromper, ils étaient bien tombés. Mais l’Asie restait l’Asie, l’amour devait se faire discret, pas de grande démonstration sentimentale, il pouvait néanmoins prendre la main de son homme sans risquer la moindre représailles.

Trente-et-un décembre. La dernière journée de l’année. Ils avaient cherché quoi faire sur place, plusieurs possibilités. Trouver une soirée, pourquoi pas ? Ji Hoon avait plaisanté en lui montrant ce site internet parlant de la plus grosse soirée LGBT de l’année, ici à Bangkok, une sorte de tradition. Mais hors de question. Se demander si les hommes qu’il croisait étaient vraiment des hommes. C’était stressant ! Non, pas ça. Ils avaient finalement opté pour le plus simple, la soirée organisée par l’hôtel, pour pouvoir s’éclipser rapidement dans leur chambre s’ils s’ennuyaient. Le repas avait l’air bon, et le programme plutôt pas mal. Un bon deal, et la réceptionniste avait affirmée qu’ils auraient une très belle vue sur le feu d’artifice de la ville de leur balcon. Merveilleux. Il voulait le meilleur pour son homme et son annéversaire devait être parfait. C’était important pour Ji Hoon que ce soit inoubliable, comme tous les annéversaires qu’ils passeraient ensemble. Ce voyage marquait la nouvelle année, un nouveau paragraphe dans le livre qui retraçait leur amour hors du commun. « Il fait si chaud… » Un soupir franchit ses lèvres en voyant ce qu’il avait préparé. Une chemise claire, pas cintrée, un pantalon noir. Ça devrait faire l’affaire pour ne pas mourir de chaud s’ils sortaient un peu. S’admirant dans le miroir, il arrangea ses cheveux avant de s’approcher de Haruto, passant ses bras autour de sa taille. « Comment tu te sens ? Si ça peut te consoler, si t'étais Coréen, ça ferait beaucoup plus mal… » Vingt-neuf ans, la dernière année avant les trente. Ji Hoon non plus n’était pas prêt à prendre un an de plus demain. « J’ai aussi arrêté l’âge coréen. » Pas sûr que les choses marchent ainsi. « Ma mère est Chinoise, je vis au Japon, avec un Japonais, je dois m’adapter à ces cultures. » Et pour une fois, ça l’arrangeait bien.

Un vif baiser sur les lèvres de son homme, il ne résista pas longtemps à le prolonger, se collant un peu plus à lui avant de s’écartant, donnant une tape sur ses fesses. Il devait se préparer ! Le repas était chronométré pour pouvoir danser un peu avant les douze coups de minuit. Mettant une touche de parfum, il enfila ses chaussures en regardant distraitement son homme s’habiller. « Si je m’écoutais, on passerait la soirée ici. » Il tapota le lit pour que son homme comprenne bien de quoi il voulait parler. Un petit sourire se forma sur ses lèvres. « Ca doit être beau, de commencer l’année par un orgasme… » Il devrait y penser. « L’année prochaine ? » Oui. Ji Hoon gardait ça en tête. Pour 2020, c’est comme ça qu’ils débuteraient l’année, de la plus belle et plaisante façon. Dardant son regard sur son petit-ami, il approuva sa tenue d’un hochement de tête. « Tu es magnifique. » Ses lèvres se posèrent cette fois sur sa joue avant de lui prendre la main pour quitter la chambre.

« J’espère que Maman et Liang s’occuperont bien de Kimyaki et Takochi. » D’ordinaire, ils auraient proposé à Erena de garder Takochi, surtout qu’elle était là, mais ils n’avaient pas voulu que les deux petits chiens soient séparés pour la nouvelle année. Ça lui brisait déjà le cœur d’être loin d’eux ce soir ! Il espérait qu’ils ne leur en voudraient pas trop. Il en avait parlé avec eux avant de partir et ils s’étaient montrés compréhensifs. Ji Hoon espérait que ça n’avait pas été juste pour lui faire plaisir. Dans tous les cas, il était trop tard pour passer du temps avec eux. On les menait déjà à leur table, d’autres personnes étaient déjà installées, souvent des couples comme eux, quelques petits groupes d’amis, pas de familles, ce qui était rassurant. Il aimait les enfants, mais pas quand il essayait de passer une soirée en tête à tête avec son homme. « La décoration est jolie. » Il regarda tout autour de lui rapidement. « Ton père est déjà parti en lune de miel ? » Où devaient-ils aller déjà ? Ji Hoon avait totalement oublié. Il repensait à ce mariage, un petit sourire flotta sur ses lèvres. « Personne n’avait remarqué… » Et tant mieux. Le Coréen se demandait si son homme comprendrait de quoi est-ce qu’il parlait. Sans doute, oui. Ça avait bien trop magique pour l’oublier.


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     Dim 6 Jan - 3:28

♡ Haroon ♡

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Finalement, leur choix s'était rapidement porté sur la Thaïlande. Les billets avaient très vite été réservés, tout comme leur chambre dans un hôtel plus que luxueux. Rien n'était trop beau pour eux, et maintenant que Ji Hoon remarchait, Haruto se sentait pousser des ailes. Il avait bien ressentit un pincement au cœurs lorsqu'il avait dû laisser Kimyaki et Takochi aux Lee, mais sa culpabilité s'était envolée aussitôt assis dans l'avion qui les mènerait non loin de Bangkok. Le Japonais avait hésité avant de prévoir un programme, avant de se dire que tout régler par avance serait inutile. Avec Ji Hoon, ils se laissaient toujours surprendre. De plus, ils allaient passer la nouvelle année là-bas, et donc, son anniversaire. Le Japonais arrivait à un âge où il commençait à s'inquiéter. Et si son homme commençait à le trouver trop vieux ? Mais quand il posait les yeux sur le Coréen, il se rendait compte que c'était là une crainte stupide. Ji Hoon ne manquait jamais de lui prouver combien il l'aimait. Et lorsqu'ils se retrouvaient, rien que tous les deux, le monde autour n'existait plus. Lorsqu'ils faisaient l'amour, c'était là qu'ils se retrouvaient le plus en osmose. C'était une sentiment incroyable qui ne quittait pas le Japonais. Voilà pourquoi il boucla sa valise sans le moindre remord, sans la moindre peur.

L'arrivée dans la capitale thaïlandaise fut légèrement éprouvante. Ils avaient quitté la froide Tokyo pour des températures estivales. Et même s'il avait vérifié la météo sur son téléphone, le vivre surprit Haruto. Heureusement, Ji Hoon et lui s'étaient correctement renseigné avant de partir, et leurs valises avaient été préparées en conséquence. Ils avaient pu découvrir l'hôtel sans suer de façon peu gracieuse. Un beau petit couple, il n'était pas difficile de le deviner. Ils s'étaient également renseigné sur le fait d'afficher leur amour au grand jour. Finalement, c'était comme au Japon, et dans n'importe quel autre pays asiatique. Ils ne risquaient pas la prison, ou pire. Ainsi, ils avaient pu se promener ensemble et se jeter des regards amoureux, ou être proches – mais sans se prendre la main. Quelques fois, leurs doigts s'effleuraient, mais rien de plus. Dans les quartiers des plaisirs, le Japonais regretta un peu de ne pas les avoir visité plus tôt. Il se tenait plus près de Ji Hoon. Il essayait de ne pas avoir l'air trop crispé. C'était bizarrement impressionnant. Quelque part, il regrettait de ne pas avoir l'audace de prendre quelques photos. Mais les femmes (assumait-il) qui les approchaient l'intimidaient un peu. Il avait secoué plusieurs fois la tête, un sourire poli aux lèvres en s'éloignant d'une démarche légèrement plus rapide. « Te rince pas trop l’œil. » Il eut un sourire en coin qui disparut bien rapidement. Non, quand même, cela commençait à l'ennuyer, toutes ces personnes qui approchaient Ji Hoon pour lui proposer une partie de ping-pong bien particulière. Il doutait que tous ces gens soient des pongistes !

Heureusement, leur promenade nocturne dans les quartiers des plaisirs de Bangkok s'était plutôt bien passée. Ji Hoon et Haruto avaient pu voir le trente-et-un décembre arriver. « Tu nous imagines vraiment dans une soirée comme celle-là ? » Avait été la seule réponse du Japonais lorsque son compagnon lui avait proposé une grande soirée LGBT. Il n'était pas trop confiant, son homme était beaucoup trop beau, trop sexy, trop attirant, pour qu'il le laisse s'y rendre. Bien entendu, la proposition n'avait été qu'une plaisanterie, mais ne savait-on jamais ! La soirée proposée par l'hôtel ne paraissait pas trop ennuyeuse ; après tout, ce n'était pas une croisière. Et puis, Haruto la trouvait pratique. Ils restaient entre amoureux, tout en étant entourés. Maintenant qu'ils se préparaient pour s'y rendre, Haruto était plutôt excité. La soirée était encore jeune, mais ils devaient se préparer au plus vite. Une certaine excitation flottait dans l'air. « Oui... Je peux y aller avec mon bermuda en lin ? » Il leva pour que Ji Hoon le voit mieux. « Avec cette chemise, ça peut passer, non ? » Rien que l'idée d'enfiler des vêtements un peu plus habillé le faisait suer. La tenue qu'il avait choisi pour la soirée reposait joliment de son côté du lit king size de la chambre – un trop grand lit de toute manière, puisqu'ils restaient collés l'un contre l'autre, malgré la chaleur des nuits de Bangkok.

Pinçant les lèvres lorsque Ji Hoon lui parla de son âge, Haruto ne le repoussa pas pour autant lorsqu'il passa son bras autour de sa taille. « Je me sens très bien ! Quoi, tu me trouves trop vieux, c'est ça ? » Fronçant les sourcils, le Japonais fixa son compagnon droit dans les yeux. Qu'il ose ! « C'est de toute manière trop compliqué pour moi, ce système d'âge coréen. J'ai lu qu'un enfant qui vient de naître pourrait même avoir deux ans, suivant le calendrier. C'est vraiment trop bizarre. » Il secoua la tête. Non, vraiment, Ji Hoon faisait bien de ne plus compter son âge en coréen. Posant ses mains sur les hanches de son homme, Haruto répondit tendrement au baiser de ce dernier. Sa langue glissa entre ses lèvres pour retrouver la sienne. Ses bras le serrèrent un peu plus contre lui, passant dans son dos. Sans le serrer trop fort. Juste ce qu'il fallait pour que ce soit agréable. C'était si bon de pouvoir à nouveau le tenir dans ses bras, debout, plantés au milieu d'une pièce ! Le Japonais restait ému de le voir sur ses jambes, de le voir marcher, même après plusieurs jours. Gémissant lorsque Ji Hoon lui frappa les fesses, Haruto fit une petite moue lorsqu'il le lâcha. Pour la peine, il se déshabilla lentement, cherchant des sous-vêtements propres. Rapidement, son boxer fut remplacé, puis ses chaussettes pour rentrer dans ces chaussures portées à de trop rares occasions, par peur de les abîmer. Haruto finit par enfiler la tenue prévue, soupirant lorsque le dernier bouton fut fermé.

Son regard se posa sur son compagnon. N'avaient-ils pas tous les deux convenu qu'il serait mieux de ne pas être seuls pour le passage à la nouvelle année, qu'ils s'éclipseraient de toute façon dans leur chambre pour finir la soirée en beauté ? « Ah, ça... Ce serait un très beau cadeau d'anniversaire, oui. » Son sourire se fit charmeur. « Deal ? Tu m'offriras ça comme cadeau ?  » Se penchant vers Ji Hoon, Haruto lui vola un baiser sensuel, avant de se redresser pour que son compagnon donne son verdict final concernant cette tenue qu'il avait aidé à choisir. Un sourire aux lèvres, il ferma les yeux en accueillant le baiser et le compliment. Lui ne se gêna pas pour l'embrasser carrément. « Et toi, tu es plus beau encore ! » Un scandale. Et il aurait voulu qu'il le laisse aller à cette soirée LGBT ? Hors de question. Sa main dans la sienne, il le suivit dans l'hôtel. Dans ces lieux, on les jugerait peut-être moins. Après tout, des tas d'étrangers se trouvaient parmi les clients de cet hôtel de luxe. « Bien sûr que oui, ne t'en fais pas pour eux. Ta mère m'a même assuré qu'elle avait tout prévu dans sa chambre pour que les feux d'artifice ne les effrayent pas. » Bien évidemment, c'était Liang qui avait traduit pour elle, quand Ji Hoon était occupé à dire au revoir à leurs petits chiens. « Imagine, elle ne nous les rend pas ! » Il eut un petit rire, mais il espérait bien que si !

« J'avais peur qu'on soit installés avec d'autres personnes. » Haruto regarda tout autour de lui d'un œil curieux. « Très jolie. » Son regard se posa sur Ji Hoon, à qui il sourit amoureusement. La question sur son père le surprit. « Ils ont passé Noël à Toronto, et le Nouvel An, sur un bateau de croisière dans les Caraïbes. » Haruto avouait être un peu jaloux, mais ne pouvait les blâmer – c'était lui qui les avait conseillé. « T'en dirais quoi, faire une croisière, un jour ? » Même s'il y avait le plus souvent des retraités qu'autre chose. Haruto sirota le verre d'eau qu'on leur avait apporté, avant de manquer s'étouffer. Pourquoi Ji Hoon devait parler de ça maintenant ? Posant le verre, il essuya sa bouche. « Honnêtement, je crois que tout le monde l'a remarqué. » Il poussa un bref soupir. « Même mamie... Je trouve qu'elle a un petit sourire étrange lorsqu'elle parle de ce mariage et me regarde. » Mais il était peut-être un peu paranoïaque. Un sourire revint rapidement éclairer son visage. « Mais dis-toi que ça reste un beau souvenir. Comme la nuit d'après, comme Noël... » Sa main se posa sur la sienne, et ses doigts s'entremêlèrent aux siens, alors qu'il lui offrait un sourire tendre et amoureux. « Je compte bien t'embrasser, à minuit. » Le Japonais se fichait pas mal des regards. De toute façon, personne ne leur prêtait attention. Ils étaient entourés de couples de touristes se montrant tout aussi indécent qu'eux.

Une serveuse dans un uniforme impeccable vint leur apporter une coupe de champagne. Tout était inclus. Haruto attrapa son verre, le levant au-dessus de la table pour trinquer avec Ji Hoon. « A une nouvelle année, ensemble, tous les deux ? » Il eut ce grand sourire charmeur en faisant tinter les verres l'un contre l'autre. Une petite gorgée, pour commencer. « C'est le menu ? Tout est écrit en anglais. » Une belle carte aux lettres d'or trônait au centre de la table, un exemplaire pour chacun. « Si cette soirée est trop ennuyeuse, on pourra toujours aller à cette grosse party » Bien sûr que non. « J'ai hâte de pouvoir danser avec toi. » Posant la carte à plat, Haruto serra sa main dans la sienne. « C'était une terrible année... Tu dois être heureux qu'elle se termine. » Son sourire fut compatissant, toujours doux. « Mais celle-là sera meilleure, hm ? » Leur couple ressortait toujours plus fort des épreuves que leur infligeait la vie, mais Haruto n'était pas contre un peu de répit. Ji Hoon et lui le méritaient. Leur amour le méritait.


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     Lun 7 Jan - 0:47

♡ Haroon ♡

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Avec Haruto, Ji Hoon voulait découvrir le monde. Il voulait voir tous les pays, ou du moins, une grande partie. Peu importe où, il suivrait son homme partout. Il lui semblait n’avoir jamais autant voyagé que depuis qu’ils étaient ensemble et il aimait beaucoup ça. Découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures. Il avait aimé lui faire découvrir la Corée du Sud, sa culture, son village natal, où il avait passé son enfance. Il aimait aussi découvrir des coins du Japon qu’il ne connaissait pas, qui était important pour son petit-ami, comme Hakone. Il espérait pouvoir emmener son compagnon à Pékin cette année, c’était également un projet qu’il avait dans la tête depuis quelque temps. Il espérait que cela intéresse Haruto. S’il l’acceptait, ils pourraient même emmener sa mère. Cette dernière serait ravie de revoir son pays, celui qu’elle n’avait plus visité depuis presque trente ans maintenant. Ça lui ferait sûrement plaisir de partir avec eux. Et, si Ji Hoon y arrivait d’ici là, il lui proposerait d’amener son compagnon avec elle, ce qu’il n’était pas certain de pouvoir faire un jour. Rien que de l’imaginer, il se sentait malade. Hors de question. Il devrait. Mais non. C’était trop difficile. Il savait qu’il serait là ce soir, qu’il allait peut-être jouer avec ses bébés chiens.

Probablement que la perspective de devoir le rencontrer s’il restait avec sa famille l’avait convaincu de partir pour le réveillon et pas pour noël. Il ne voulait pas gâcher cette nouvelle année. C’était pour ça qu’il était heureux d’être là, dans cet hôtel, dans cette ville, avec l’amour de sa vie pour finir cette année en beauté. Elle avait été difficile, il avait beaucoup perdu, mais il remontait la pente, certain de pouvoir devenir encore meilleur, d’avoir toujours plus à gagner. Son cœur battait, amoureux, le bonheur se lisait sur son visage quand il avançait dans les rues bondées de la capitale Thaïlandaise. Ici, leur amour était accepté, on ne les jugeait pas, on ne les rejetait pas. Même s’ils passaient aisément pour deux simples amis, surtout dans ce quartier bien fréquenté de Bangkok où les propositions s’enchaînaient. Deux hommes, ça faisait une bonne clientèle ! Voir Haruto embarrassé l’amusait terriblement et il ne pouvait s’empêcher de pouffer bêtement. « Tu sais que t’es vraiment mignon ? » Il devait le savoir. Quand il le voyait comme ça, Ji Hoon craquait toujours. Sa timidité le séduisait toujours, cette façon qu’il avait de secouer la tête sans dire le moindre mot lui donnait envie de l’embrasser. « Toi non plus, eh ! » Il osa se pencher pour l’embrasser chastement sur la joue. « Y a que toi que je vois. » Et c’était bien vrai.

Le soir du trente-et-un était un vrai enjeu vestimentaire. Ji Hoon avait trouvé sa tenue, s’attardant désormais sur celle de son homme. Il devait se dépêcher s’il souhaité arrivé à l’heure et pouvoir profiter de la soirée après le repas. Il pouffa quand Haruto continua sur la conversation concernant la fête LGBT. Bêtement, il secoua la tête, riant encore rien que de les imaginer là-bas. « On est pas assez gays pour ça, je crois. » Ils étaient déjà allés dans un bar gay, mais c’était contre leur volonté et Ji Hoon avait trop bu pour réellement se souvenir des détails, des hommes à l’intérieur et de ce qui s’y passait. Au fond, ce n’était pas vraiment une soirée pour eux, il supporterait mal de voir quelqu’un draguer Haruto ou même juste essayer de danser avec lui. S’il buvait trop, il risquait de s’énerver et de ne pas se contrôler. Ils étaient bien mieux ici, à choisir la tenue parfaite pour une soirée parfaite, parce qu’ils seraient ensemble. son regard se posa sur ce que Haruto comptait mettre, il approuva d’un hochement de tête. « Oui, je pense que ça t’ira très bien. » Comme un peu près tout ce que son homme enfilait, dans la limite du raisonnable.

La nouvelle année annonçait l’âge en plus de son homme. Le taquiner à ce sujet l’amusait toujours, lui qui restait désormais jeune jusqu’à la toute fin de l’année. Avant, il souhaitait naître en début d’année, pour être plus « âgé », maintenant, sa date de naissance lui convenait très bien. « Trop vieux ? Mais non. J’aime bien avoir un Sugar Daddy ~ » Sa langue passa sur ses lèvres, il se mit à rire, le serrant un peu plus fort de peur de se faire repousser. L’âge coréen était compliqué pour les étrangers, il l’entendait souvent. Quand il en parlait avec quelqu’un en dehors de la Corée, la confusion était réelle et ça l’amusait de voir que son homme n’échappait pas à cela. « Si ça peut te rassurer, ma mère a jamais compris non plus. Elle était toujours confuse sur l’âge qu’on avait, mon père lui expliquait tous les ans. » En vain. Elle devait être bien contente de ne plus avoir à se tracasser avec ça.

Ji Hoon aimait toujours l’embrasser, toujours plus à chaque fois, lui semblait-il. Lui qui trouvait ça plutôt inutile par le passé, il ne parvenait plus à se passer de ses lèvres désormais, ne se lassant jamais de jouer avec sa langue. Ses doigts se perdaient dans ses cheveux, se fichant bien de le décoiffer. Dans ces moments-là, il en oubliait jusqu’à l’endroit où il se trouvait ou la conversation qu’il venait juste d’avoir. Respirer était sa seule motivation à arrêter. Il devait vivre pour pouvoir l’embrasser encore plus tard. Une petite tape sur les fesses et il se laissa tomber sur le lit, ne le lâchant pas du regard alors qu’il se changeait. Sans doute que son corps nu évoquait en lui quelques fantaisies concernant le prochain réveillon, avec des projets bien plus osés les concernant. « D’annéversaire. » Pourquoi Haruto refusait d’utiliser ce mot si ingénieux pour décrire cette journée si spéciale ? « Je t’en offrirai plein. Toute la nuit. Autant que tu voudras. » Dans toutes les positions que Haruto demandera. Ils passeront à la nouvelle année comme il se devait. Il répondit langoureusement à son baiser, lui en redonnant un après l’avoir complimenté. Son homme était si beau. « Elle va bien s’en occuper, oui. » Il l’espérait en tout cas. Il rit à la supposition de son homme. Que pouvaient-ils faire si c’était le cas ? Non, sa mère ne ferait pas une chose pareille. « Imagine, ils les ont mangé pour le nouvel an ! » Pourtant, il avait déjà promis plusieurs fois de ne plus faire ce genre de blagues.

Installés dans le restaurant, ses yeux admirèrent un instant la décoration des lieux. « Tu as vraiment choisi un restaurant luxueux. » Ils étaient vraiment plus riches que ce qu’il pouvait bien imaginer. Il avait hâte qu’ils ouvrent un compte commun pour réaliser l’étendue des choses et pouvoir faire un arrêt cardiaque. La question se posa encore plus quand Haruto lui décrivit la lune de miel de son père. Toronto. Il ne savait pas où c’était, mais ça avait l’air cher. Et la croisière l’était assurément. Surtout dans les Caraïbes. « Une croisière ? Hum. » Il prit un instant pour réfléchir, voyant un bateau et de l’eau, beaucoup d’eau. « Dans dix ou quarante ans si tu veux, Baobei. » Ils étaient trop jeunes, ils allaient s’ennuyer, Ji Hoon n’était même pas sûr qu’ils aient du wifi là-dessus.

Evoquer ce mariage l’amusa, même s’ils avaient visiblement un autre point de vue sur les évènements. Un regard surpris se posa sur Haruto. Tout le monde avait remarqué ? Mais comment ? « … Même Mamie Shizue ? » Le sang lui monta aux joues, il posa vivement sa main sur ses lèvres. pas elle ! Les autres, il s’en fichait, peu importe, si on les prenait pour des gays en chaleur qui ne savaient pas se tenir, mais pas elle ! « Tu penses qu’elle m’aime encore ? » C’était vraiment tout ce qui importait ? Oui. Il adorait la vieille dame et serait très peiné d’avoir perdu son estime. Ça restait un beau souvenir oui. Malgré tout cela. Ses doigts se mêlèrent au sien, il sourit quand il évoqua leurs nuits d’amour suivantes. « C’était vraiment magique. Je saurais même pas décrire… Juste incroyable. » Le sexe avait pris une toute autre dimension depuis que c’était avec lui. Ji Hoon était heureux de pouvoir reprendre davantage les commandes. Il n’aimait pas tellement se montrer passif. « Je t’en voudrais si tu ne m’embrasses pas. » Un sourire espiègle glissa sur ses lèvres.

Il remercia la serveuse qui apporta le champagne, levant immédiatement son verre à Haruto, il approuva ses paroles. « A cette année. A nous deux. » Son verre vint tinter contre le sien avant de prendre une gorgée de ce luxueux breuvage, tentant de ne pas fondre trop vite face au sourire de son homme. Ji Hoon se pencha pour regarder le menu. « C’est compliqué, faut que je me remette à l’anglais. » Il ne comprenait pas tout. Heureusement qu’il n’y avait qu’un seul menu et qu’ils ne pouvaient pas prendre autre chose ce soir. « T’aurais pas un peu envie d’y aller toi, hm ? T’en parles beaucoup… » Son air se fit suspicieux. « Tu serais pas un peu gay ? » Il avait des soupçons depuis quelques temps déjà. « On dansera toute la nuit si tu veux. » Ji Hoon trouverait le moyen de tenir. Pour Haruto, il y arriverait.

2018 avait été une année compliquée pour lui, mais toujours plus heureuse que l’année précédente. Il avait perdu sa carrière et eu ce terrible accident, mais il relativisait. Cette année, sa mère et ses sœurs l’avaient rejoint à Tokyo, et il était tombé toujours plus amoureux de son petit-ami. Concernant sa carrière, ce n’était pas si mal, au fond. On le connaissait un peu plus, on le reconnaissait. Il avait pu participer à des publicités et des shootings. Il avait rencontré de nouvelles personnes, perdues d’autres. Quelques semaines après l’évènement au karaoké, Shoko avait définitivement disparu de sa vie sans qu’il ne sache ce qu’elle était devenue. « Au fond, ce n’était pas si terrible, si ? » Il posa son verre, prenant la main de son homme. « On a voyagé, notre relation a beaucoup avancé. Je t’aime encore plus qu’avant, toujours tellement plus. » Il lui sourit, sa main serra la sienne plus fort. « Tu as officiellement rencontré ma mère comme étant mon compagnon et elle t’adore, vraiment. Ta famille nous accepte aussi, Mamie Shizue encore aussi, j’espère. Tu t’es réconcilié avec ta mère. On a vécu de belles choses ensemble. Même s’il s’est passé de mauvaises choses, j’étais quand même vraiment heureux. » Et il le pensait sincèrement. « L’année prochaine, on le sera encore plus. » Beaucoup, beaucoup plus.


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     Mar 8 Jan - 1:15

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Un voyage en amoureux pour fêter la fin de cette éprouvante année était ce dont ils avaient tous les deux besoin. Après le scandale qui avait éclaté, puis l'accident de Ji Hoon, Haruto souhaitait lui offrir le meilleur voyage qui soit pour quitter 2018. Malgré tous les obstacles rencontrés, ils se retrouvaient ici, heureux et en bonne santé. Haruto lui-même avait beaucoup évolué, lors de ces derniers mois. Il assumait complètement son couple. Devant ses collègues, mais surtout devant ses proches. Leur amour était trop beau pour être caché, de toute façon. Aujourd'hui, c'était fièrement qu'il annonçait être en couple, parlant de son compagnon comme de la personne la plus merveilleuse qui soit sur Terre. La personne la plus courageuse, aussi. Le Japonais éprouvait également un profond respect pour son homme. A côté de lui, il se trouvait bien ridicule. Mais c'était bien Ji Hoon qui lui donnait la force d'avancer, lui aussi. Maintenant qu'il allait bien, Haruto devait tenir sa promesse. Il allait quitter son poste à l'hôpital, pour ouvrir un cabinet indépendant. Cela lui faisait un peu peur, mais il ressentait également une certaine excitation à se lancer enfin. Voler de ses propres ailes, avec le soutien indéfectible de l'amour de sa vie. C'était ça aussi, le bonheur, et le Japonais était heureux d'y goûter, d'y avoir droit.

Néanmoins, pour ce voyage, il s'était juré de ne pas penser au boulot. Il n'avait pas encore annoncer à Ji Hoon avoir déposé sa démission. Alors qu'il n'avait même pas de bureau où exercer ! Haruto avait confiance. Ce serait une bonne année, avec son lot de surprises. Il ne voulait pas s'inquiéter. De toute manière, il y avait ce préavis. Il aurait le temps de voir venir. Non, pour quelques jours, Haruto ne penserait pas à tout ça. C'était des pensées qu'il devait laisser à Tokyo. De toute manière, les premiers jours passés à Bangkok lui avaient sorti de la tête ce qui le préoccupait ailleurs. C'était si différent ! Il prenait des photos, sans vraiment savoir s'il prendrait la peine de les regarder à nouveau un jour. Celles avec Ji Hoon, à ne pas douter. Des selfies toujours bien cadrés, où ils étaient parfaits tous les deux. Il n'avait pas encore osé celui où ils s'embrassaient en public. Ça le frustrait un peu, mais il respectait les mœurs locales. Cependant, en se promenant dans les quartiers de charmes de la capitale thaïlandaise, il se disait que ce serait pas mal de faire comprendre à certains qu'ils formaient un couple parfait. Le Japonais soupçonnait même certains de le savoir, de l'avoir deviner. Ce n'était que pour les provoquer. Mais voilà, sa timidité l'empêchait d'en dire trop. Et s'il fronçait les sourcils quand Ji Hoon lui répétait combien il était mignon, Haruto savait bien que cela le charmait. C'était de sa faute s'il devenait ainsi ! A lui embrasser la joue dans la rue ! Son sourire se fit tendre. « Je ne suis mignon qu'avec toi. Si quelqu'un ose t'approcher de trop près, je vais lui faire bouffer sa perruque. » Le Japonais était également d'une nature jalouse. Un trait qu'il avait découvert depuis qu'il sortait avec Ji Hoon. « Tu es le seul qui m'intéresse, ici. » Le seul et unique, comme il l'a toujours été.

En soi, passer la soirée en tête à tête avec son compagnon ne l'aurait pas dérangé, mais il admettait qu'être entourés pour la première partie de la soirée ne pouvait leur faire du mal. Ils ne pouvaient toujours rester dans leur bulle, surtout pour la transition vers la nouvelle année. La deuxième partie de soirée, ils la passeraient à danser un peu, puis à faire l'amour jusqu'au petit matin. C'était un programme qui plaisait énormément au Japonais. « Tu aimerais sortir dans des bars gays ? Qu'on se fasse un cercle d'amis gays ? » Ils avaient déjà Rina et sa compagne, c'était un début. Mais Haruto pouffa, les imaginant mal fréquenter des endroits LGBT de façon régulière. Parce qu'il savait qu'il serait trop jaloux et risquait de passer la soirée collé à son homme, à jeter des regards assassins à qui osait seulement penser l'aborder. « Vraiment ? » Haruto fut surpris de la réponse de son homme face à sa première proposition vestimentaire. Il considéra donc vraiment le bermuda. « Tu seras classe, toi. Je peux pas me pointer avec ça ! » Il eut un petit rire contrit. Dans les bras de son compagnon, le Japonais fronça néanmoins les sourcils. Mais il ne pouvait garder son sérieux, pouffant lorsque Ji Hoon le serra plus fort. « Tu devrais me respecter un peu plus... » Haruto n'arriverait de toute façon pas à être fâché avec lui. Pas ce soir. Il lui sourit lorsqu'il mentionna sa mère, et cette problématique entièrement coréenne concernant l'âge des Coréens. « Mais en tant que métis, vous étiez aussi concernés ? » Tout ça le rendait vraiment confus. Au point de tout mélanger.

Laissant les équations trop compliquées pour calculer son âge, Haruto préféra se perdre dans un baiser langoureux. Ils devaient se calmer. Ils devaient se tenir. Mais le cœur du Japonais battait si vite ! S'il s'écoutait, il sauterait sur le lit pour rejoindre Ji Hoon et faire l'amour avec lui. Mais il devait se tenir. Et ce n'était pas du tout pour tenter son homme qu'ils se déshabillait de façon si désinvolte devant lui. Et parler d'orgasmes. Haruto pouffa à la correction. « D'annéversaire, pardon. » Il adorait entendre Ji Hoon l'employer, heureux qu'il en soit si fier. Se mordillant la lèvre, il tenta de ne pas trop imaginer ce que ce dernier lui promettait. Son imagination était un peu trop débordante, dans ces moments-là, et ils devaient se rendre au restaurant de l'hôtel, la soirée commençait bientôt. « Vivement l'année prochaine, alors ! » Mais d'abord, ils allaient fêter dignement celle-ci ! Après un dernier baiser passionné, il finit de s'arranger. La tenue, la coupe, le parfum. Tout avait été étudié. Dans les couloirs du luxueux palace, Haruto marchait fièrement aux côtés de son compagnon. Il se laissa un peu aller vers la culpabilité d'avoir laissé leurs deux petits chiens, mais se rassura en se disant qu'ils étaient entre de bonnes mains. Oui, Hua s'en occuperait bien. Mais la supposition de Ji Hoon le fit écarquiller les yeux. Frappant doucement ce dernier sur le bras, Haruto hésitait entre crier et rire. Pour au final faire un peu les deux. « T'as pas le droit de dire ça ! Ok, quand on appellera ta mère, ce sera en Facetime. Je veux voir nos bébés. » Et il était sérieux !

« C'est toi qui as choisi l'hôtel. » Et lui avait approuvé sans mal. Haruto n'avait pas eu le cœur de lui dire qu'il avait quitté son travail, et devrait peut-être commencer à faire attention à ses dépenses. Après tout, le Japonais n'avait jamais connu de soucis financiers. Le fait qu'il doive un jour renoncer à son train de vie aisé ne lui effleurait même pas l'esprit. « Rien n'est trop beau pour toi. » Il lui sourit, avant de légèrement écarquiller les yeux dans une expression de choc. « Oh mon dieu, mais je parle vraiment comme un sugar daddy. » Il mit une main devant sa bouche, avant de pouffer comme un idiot. Et visiblement, le fait qu'il souhaite un jour faire une croisière n'aidait pas son cas. Il capitula en haussant les épaules. « Dans quarante ans, ça me va. » Au contraire, cette idée lui réchauffait le cœur. Comme une nouvelle promesse qu'ils s'aimeraient toujours si fort – même plus encore – dans des dizaines d'années. Mais évoquer la lune de miel de son père menait forcément au mariage qui avait précédé. Oui, même sa grand-mère devait se douter de ce qu'il s'était passé. La question toute sérieuse de Ji Hoon le fit craquer. « Bien sûr qu'elle t'aime encore. Tu es passé devant Jie. Je pense que c'est votre petite danse qui a fait la différence. » Haruto revoyait sa grand-mère danser lentement contre Ji Hoon. Ça avait été un tableau adorable. Il avait même pris des photos. « Personne ne nous en veut. » C'était juste de l'amour. Un amour pur et profond. Qu'ils avaient honoré plusieurs fois.

Remerciant la serveuse, Haruto pouffa lorsqu'elle s'éloigna. « Si tu es sage, je peux même t'embrasser deux fois... » Bien plus, évidemment. Trinquant avec Ji Hoon, il s'interrogea sur le menu. Tout était préparé à l'avance par un chef étoilé, d'après ce qu'il avait compris. Il y avait un menu végétarien, et une alternative vegan. « Bonne résolution numéro 1, se remettre à l'anglais ! Let's do this. » Le Japonais éclata de rire. Il secoua alors la tête. « Hoonie, si on va là-bas, il risque d'y avoir des émeutes. Tu as remarqué combien tu avais du succès ? Non, hors de question de te laisser aller là-bas. Et puis, je risque de frapper quelqu'un. » Il but une gorgée de champagne, souriant dans son verre. « Figure-toi que je le suis. Oh mais, juste un peu. » Il fixa Ji Hoon de ses grands yeux, un petit sourire aux lèvres. « Et toi, alors ? » Avait-il réussi à le rendre gay pour lui ? « Je suis tellement heureux d'être ici avec toi, mon amour. » Et il avait hâte de danser, de l'embrasser... Comme un pied-de-nez à cette année folle, pas toujours joyeuse. Au final, ils étaient toujours là, ensemble, plus amoureux que jamais.

Haruto sourit à son homme. Son optimisme le séduisait toujours. Ses yeux se baissèrent sur leurs mains liées. Les mots que Ji Hoon lui disait l'émouvaient, et le voilà avec des yeux brillants alors que la soirée débutait à peine. « Tu as raison... Il n'y avait pas que des malheurs. Je veux vivre d'autres moments extraordinaires avec toi, mon amour. » Sa main serra tout autant la sienne. « Je veux te rendre heureux, cette année. Tu mérites tout le bonheur du monde. » Il lui sourit tendrement. « Est-ce que tu as pris de bonnes résolutions ? » Haruto rit un peu, reculant sur sa chaise pour laisser la serveuse déposer ce qui semblait être des amuses-bouches devant eux. C'était petit, très petit. « Ça doit expliquer le fait qu'il y a sept plats sur le menu. » Tout autour d'eux se trouvaient des couples, et de rares familles. « Tu as des projets pour l'année prochaine ? » Petit sourire malicieux. Oui, Kamiya Haruto était le genre de personne qui aimait beaucoup ce genre de blague. Keisuke et lui s'étaient timidement dit à l'année prochaine, tout en pouffant dans le téléphone avant de raccrocher. Souhaitant un bon appétit à Ji Hoon, Haruto piqua dans son amuse-bouche, avant de gémir doucement. C'était délicieux ! Sûrement le présage d'une merveilleuse soirée. En amoureux.


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     Mer 9 Jan - 1:40

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Retrouver sa mobilité, pouvoir se déplacer sur ses deux jambes était merveilleux. Ji Hoon avait parfois un peu de mal à tenir, devant s’asseoir souvent, mais peu importe. Le matin, en sortant de son lit, il sourire éclairait son visage alors qu’il posait ses deux pieds contre le sol, qu’il avançait sans aide pour sortir de la chambre. Il n’aurait pas pensé cela possible, ayant souvent perdu espoir. Il s’était tellement battu pour y arriver, espérant par-dessus tout pouvoir accorder sa danse à Haruto, avoir la chance de se tenir fièrement debout devant lui, de suivre le rythme doux d’une belle chanson d’amour. Et c’était arrivé. Ils avaient pu avoir ce slow, ce rapprochement de leurs corps. Son Japonais le rendait si heureux et il voulait le lui rendre au maximum, il voulait que ce dernier le ressente. Qu’il comprenne tout l’amour qu’il lui portait et que c’était en parti grâce à lui. son homme lui donnait la force de continuer, l’avait toujours soutenu et encouragé. Sa joie lorsqu’il faisait le moindre projet lui donnait envie de continuer, de provoquer encore plus de joie. Leur appartement devait à nouveau respirer le bonheur et l’amour. c’était sincèrement ce que souhaitait Ji Hoon, vivre à nouveau comme avant.

Dans ces rues, il retrouvait simplement l’insouciance qu’ils avaient pu avoir avant. A rire comme des enfants, à se menacer gentiment, laissant leur jalousie s’exprimer face à tel ou tel détail. On devait deviner qu’ils étaient ensemble, c’était ce que songeait souvent le Coréen. Ils ne se touchaient pas vraiment, mais ils étaient proche l’un de l’autre, se frôlant souvent, s’échangeant des regards tendres, amoureux. La façon qu’ils avaient de se parler, toujours doucement, comme s’ils se faisaient des confidences. A ses yeux, c’était l’évidence même. Il n’arrivait pas à se dire que des personnes pourraient ne pas le voir. Comment serait-ce seulement possible ? Ces prostitués ne réalisaient donc pas clairement qu’ils s’aimaient, qu’ils n’étaient pas intéressés par eux ? En l’embrassant sur la joue, cela suffirait peut-être ? Il aimait lui témoigner de son affection, que Haruto sache qu’il l’aimait, qu’il ferait tout pour protéger ce qu’ils avaient. Que son cœur ne battait que pour lui et qu’il serait prêt à se battre contre n’importe qui souhaitant les séparer. Il dissuaderait toute personne voulant séduire son homme. C’était bien pour cela que toute personne s’approchant de Haruto pour lui proposer un « ping pong » se faisait gentiment saluer par un regard assassin.

« Oh non. S’il te plait, non. » Pas d’amis gays. Une grimace traversa son visage. Il ne se sentait pas gay, il n’avait pas forcément l’impression d’appartenir à cette société et… Non. Dans sa tête, il y avait encore trop de clichés sur les gays pour avoir envie de les fréquenter. Le seul gay qu’il voulait voir régulièrement, même tout le temps, c’était Haruto. Parce qu’il ne le trouvait pas vraiment gay. Enfin, si, parfois, il l’était vraiment beaucoup, mais pas sa personnalité. Pour le bermuda en lin, Ji Hoon haussa les épaules face à l’étonnement de son homme. « J’aime beaucoup tes jambes. Elles me charment tu sais. » Beaucoup, même. elles étaient un peu courbées, mais tellement… Il ne savait même pas comment les décrire. C’était tout simplement charmant et quelque part, qu’il n’opte pas pour cette tenue le rassura. Il risquait d’être trop séduisant ! « Tu sais que je t’aime Baobei. » Pour le respect, il allait y réfléchir. Plus tard peut-être. Sa question décrocha un sourire au dit métis. Il haussa les épaules. « Oui. Et ça s’appliquerait à toi aussi si tu vivais en Corée du Sud. »

Le mot annéversaire comptait beaucoup pour lui. Parce que c’était spécial, unique, comme ce jour, comme Haruto. Ce n’était pas un simple anniversaire ou le premier jour de l’année. C’était quelque chose de plus fort, de plus grandiose à célébrer ! Il était tout excité à l’idée de pouvoir lui souhaiter à minuit, son premier plaisir de l’année, son second était de l’embrasser pour fêter cela. Les projets pour l’année prochaine étaient alléchants, il sourit en voyant que son homme semblait tout autant séduit par l’idée que lui, pouffant dans son coin. oui, vivement 2020. Vivement aussi demain, quand il appellerait sa mère pour lui souhaiter la bonne année. Il lui demanderait de montrer un plat cuisiné pour les chiens. Ce serait drôle. Il espérait qu’elle allait jouer le jeu et ne pas le gronder. Ce serait la meilleure blague de début d’année ! « On fera ça oui. » Il avait hâte.

Certes, il avait choisi l’hôtel, sans vraiment réaliser que les prix seraient si élevés. Il avait évidemment payé une partie du voyage, hors de question que son homme débourse tout de sa poche. Son sourire se fit malicieux à sa déclaration avant d’exploser de rire. « Oui, mon Sugar Daddy… » Sa langue glissa sur sa lèvre d’un air aguicheur. Ils joueraient à ça plus tard, un peu de tenu pour le moment, la soirée venait de commencer, ils devaient tenir un minimum de temps ici. Ils avaient le temps de faire des projets plutôt, pour les quarante prochaines années à venir, visiblement. Mais ça ne dérangeait pas Ji Hoon. Au fond, il était certain qu’ils seraient encore ensemble, qu’ils s’aimeraient toujours, peut-être même encore plus fort qu’aujourd’hui. Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres en apprenant qu’il avait encore sa place dans le cœur de Mamie Shizue. Il y tenait vraiment ! C’était sa membre favorite de la famille Kamiya, hors Haruto, bien entendu. « On était mignons, hein ? Elle est si petite ! Si fragile ! Elle était tellement adorable quand elle me souriait. » Il avait envie de la garder, de lui faire une chambre chez eux. De louer une maison avec une chambre pour elle. mais il allait se contenir. « Vous étiez mignons aussi. Et c’est normal de m’aimer plus que Jie. » Il était bien plus beau et gentil que lui. Et drôle. Il était une bénédiction pour la si sérieuse famille Kamiya.

« Deux fois, c’est tout ? » Il en voulait plus ! Il voulait que Haruto l’embrasse encore et encore, toute la nuit. Mais il ne pouvait pas trop en demander pour l’instant, sinon, il allait le vouloir tout de suite. Les résolutions de l’année seraient d’être un peu moins accro aux lèvres de Haruto. Quoique, sa proposition semblait une bien meilleure résolution. « Yes we can. » Et ils y arriveraient. La prochaine fois, ils comprendraient mieux les cartes. Résolution numéro deux, oser aller dans des fêtes LGBT ? Haruto le fit rire, il secoua la tête. « Tu as tout autant de succès que moi ! Peut-être même plus. C’est moi qui risque de devoir tuer tous les hommes près de toi. » D’ailleurs, ne serait-il pas un peu gay ? Sa réponse força Ji Hoon à prendre un air faussement choqué. « Moi ? » Il regarda autour de lui avant de se pencher, comme pour lui dire un secret. « Beaucoup. Vraiment beaucoup. Mais juste pour toi. » Et il fut même gratifié d’un clin d’œil raté. Juste pour lui. « Moi aussi. Très heureux même. Je suis content de finir encore une année avec toi. » Leur troisième en tant que couple.

2018, une année difficile, mais pas si horrible. Ji Hoon voulait n’en garder que du positif, sortir le meilleur de tout ça. ce n’était pas que des malheurs, il y avait eu des petits bonheurs aussi. Et c’était avec le reste qu’ils grandiraient, avec les erreurs qu’ils avaient pu faire qu’ils devenaient plus forts. « On en vivra. Et tu me rends déjà si heureux, si tu savais. » Avec son petit-ami, il lui semblait flotter sur un nuage. Des bonnes résolutions, il n’en avait pas vraiment. Il ne voulait rien changer, rester comme ça, avec lui. Il ne savait pas quoi souhaiter de plus. « Voyager plus, peut-être ? Et apprendre l’anglais… Et toi ? » L’emmener plus souvent en viré shopping ? Ca lui manquait vraiment, d’errer à Ginza. Ji Hoon se disait qu’il devrait en profiter rapidement. Des amuses-bouches furent amenés par une serveuse, il la remercia avant de reporter son attention sur eux. Ça avait l’air si bon ! Mais c’était si petit. Il rit à la remarque pertinente de son homme. « Je crois bien, oui. Sept plats, sinon on aurait faim. » Et il ne voulait pas commencer l’année affamé. Pinçant les lèvres en l’entendant ensuite, il plissa le nez en secouant la tête. « Haruto… Tu crois que je t’ai pas entendu rire en disant à ton père ‘à l’année prochaine’ ? » Ses sourcils se froncèrent un peu. « Tu deviens un peu beauf. C’est bizarrement sexy chez toi, mais quand même ! » Il pouffa à son tour, attrapant un amuse-bouche qu’il porta à ses lèvres. « Oh ! C’est vraiment bon ! »

Délicieux, même. Ji Hoon appréciait le goût des mignardises, se demandant ce que c’était exactement, il ne attrapa le menu, tentant de déchiffrer, il saisit son téléphone pour lancer une recherche avec Google Traduction. « Gémis pas comme ça ! Je vais devenir jaloux de ces trucs. » Son sourire se fit malicieux alors qu’il continuait à chercher les informations qu’il souhaitait, décrivant à Haruto de quoi étaient faits le plat, puis les plats à venir. Tout semblait succulent. Reposant le menu, il sourit à son homme, jusqu’à ce qu’une drôle d’exclamation attira son attention. « Ji-kun ! Mais quelle surprise ! Je ne pensais pas te voir ici ! » Sans même se retourner, son visage devint livide. Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Ils vivaient dans la même ville, il ne l’avait plus croisé depuis deux ans. Pourquoi ce soir ? Lentement, comme s’il espérait encore avoir rêvé, il se retourna, un sourire mal assuré aux lèvres. « Oh… Bonsoir ! Oui, quelle surprise, Hanae. » Elle n’avait pas changé, toujours cette même longue chevelure, ce même sourire, ces mêmes vêtements hors de prix. Toujours un homme trop jeune pour elle à ses côtés. « Je suis vraiment heureuse de te revoir, j’ai l’impression que ça fait si longtemps. Oh ! Je vous reconnais, vous êtes son ami Haruto ! Heureuse de vous revoir, vous aussi. » Elle se tourna vers une serveuse. « Sorry, we would like this table. » Celle à côté d’eux. Ji Hoon sentit son cœur manquer un battement. Celle à côté d’eux. La panique l’envahit légèrement, il posa rapidement son regard sur Haruto, comme pour s’excuser alors que le couple s’installait non loin d’eux.

C’était un cauchemar, il allait se réveiller. Fixant la table, déjà mort de l’intérieur, Hanae reprit la parole. « Je vous présente Ilhoon. Il est Coréen lui aussi ! Tu m’avais dit que ta grand-mère était Chinoise, non ? » Le dit-Ilhoon hocha la tête timidement, souriant aux hommes à côté d’eux. Ji Hoon le fixa un instant avant de la fixer elle. Il semblait si jeune. Et le reste… C’était une blague ? Il avait envie de feinter un malaise. Il pourrait. Eventuellement. « Tu ne passes pas la nouvelle année avec ton mari ? » Elle le regarda, comme si la question était stupide, levant les yeux au ciel. « Tu sais très bien que non. Tu as perdu la mémoire, Ji Hoon ? » Il secoua la tête avant de détourner son regard sur Haruto. « Vous êtes psychiatre, non ? Il Hoon songeait à faire des études de médecine, mais il craint que son niveau de japonais ne soit pas très bon. » Il avait du mal à suivre la conversation, regardant finalement Haruto de ce même sourire perdu. « Je suis au Japon depuis… Deux ans ? C’est difficile. Je veux devenir docteur, aussi. Tu… Vous… A étudier à Tokyo ? » Ji Hoon fixa intensément le faux Ji Hoon quelques secondes. Qu’il ne parle pas trop à Haruto. Qu’il n’essaie pas. Il fallait toujours que quelque chose leur tombe dessus. Pouvaient-ils encore changer de place ?



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     Jeu 10 Jan - 0:23

♡ Haroon ♡

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Ils sortaient peu souvent avec des amis ou des proches. Depuis l'accident de Ji Hoon, le monde du Japonais tournait encore plus autour de ce dernier. Mais parfois, Haruto se demandait s'il ne l'étouffait pas un peu. S'il ne voulait pas voir des amis, des proches, faire des sorties à plusieurs. Certes, ils allaient de temps en temps manger en double-date avec Rina et sa compagne, mais cela n'était pas vraiment pareil. Et si le Coréen trouvait qu'ils avaient déjà l'air d'un vieux couple marié ? Et s'il s'ennuyait ? Pour Haruto qui avait plutôt un caractère solitaire, ce n'était pas si grave. La compagnie de son homme et de leurs petits chiens lui suffisait. Il rendait parfois visite à ses proches, et voyait ses collègues cinq jours sur sept. Il trouvait donc sa vie sociale équilibrée. Mais pour Ji Hoon ? Haruto était heureux et soulagé de le voir chercher du travail, le soutenant chaque jour, espérant qu'il trouve rapidement. Son homme n'était pas de ceux qui aimaient rester enfermé entre quatre murs toute la journée, même en compagnie de deux adorables chiens et de leurs chiots. Peut-être pourrait-il retrouver d'anciens contacts ? Haruto refusait de croire que tout le monde lui ait tourné le dos. Pas à quelqu'un d'aussi extraordinaire que Ji Hoon.

La réponse de son compagnon ne le surprit pourtant pas vraiment. Très bien, pas d'amis gays. Haruto aurait dû s'y attendre, bien entendu. C'était pour cela qu'il s'autorisa à rire. A croire que Ji Hoon gardait encore quelque clichés dans la tête. Ce n'était pas grave, lui aussi, sûrement. Après tout, il savait très bien que le Coréen était le seul homme dont il pouvait tomber amoureux. Leur couple n'avait rien changé sur les préférences du Japonais. De toute façon, ce dernier n'avait jamais réellement été intéressé par la bagatelle. Bien sûr, pas au point de refuser le moindre contact charnel pendant toutes ces années. Il appréciait la compagnie des femmes, et avait même pensé être tombé amoureux de certaines de ses petites-amies. Aujourd'hui, néanmoins, il se rendait compte qu'à côté de celui qu'il ressentait pour Ji Hoon, ce n'était rien. Aucune de ses relations précédentes n'arrivait ne serait-ce qu'à un dixième de celle partagée avec Ji Hoon. Haruto le savait très bien, il avait découvert le vrai sens du verbe aimer avec lui. Ils se charmaient mutuellement, sans cesse. Jusqu'à le connaître, Haruto n'avait pas pensé possible de tomber amoureux jour après jour de la même personne. Cet homme, il voulait l'aimer, le protéger. L'encourager, l'accompagner. Chaque jour, être à ses côtés, pour s'aimer plus fort le lendemain. Encore et encore. C'était un sentiment agréable. Une douce chaleur dans la poitrine qui le rendait encore plus vivant. Ji Hoon avait dissipé la brume qui avait toujours rendu l'avenir du Japonais incertain. Certes, il s'était toujours crû voué à une existence ennuyeuse et clichée, mais savoir exactement à quel niveau. Un chemin long, monotone. Mais aujourd'hui, il marchait main dans la main avec Ji Hoon sur un voie pleines de beaux paysages, d'obstacles aussi. Mais c'était ce qui rendait le voyage excitant. Et Haruto ne voulait pas encore arriver à destination. Il voulait continuer à avancer avec celui qu'il aimait.

« Mes jambes ? Vraiment ? » Il baissa la tête pour mieux les voir. Ses longues jambes tordues ? Un sourire se logea au coin de ses lèvres. Lors de ses années d'adolescence, elles l'avaient beaucoup complexées. Aussi, aujourd'hui, entendre son compagnon lui affirmer qu'il les aimait et en était charmé le rendait bêtement fier et heureux. « Je les préfère enroulées autour de tes hanches. ~ » Non. On avait dit stop aux allusions coquines. Laissant un rire lui échapper, il hocha la tête. « Regarde ta tenue. Je veux être aussi élégant. La tenue de touriste riche, ce serait pour demain. » Pour son annéversaire. L'atmosphère festive l'empêchait de se fâcher. De toute façon, il vieillissait, et il n'y avait rien que Ji Hoon ou lui ne puisse faire contre. Souriant à se dernier, il lui assura l'aimer beaucoup plus, lui volant ensuit un baiser pour lui montrer que c'était lui qui avait le dernier mot, cette fois-ci. « Lorsqu'on retournera là-bas, je t'interdis de divulguer mon âge ! » Il le menaça pour la forme, un doigt levé au niveau de son nez. Pas longtemps, car il ne parvenait pas à garder son sérieux, ce soir. Le bout de son index tapota le bout du nez de Ji Hoon, et un autre baiser fut voler. Son crime préféré.

Une fois assis à table, Haruto mit de côté le risque que Kimyaki et Takochi finissent l'année en pâté en croûte. Leurs chiots se retrouveraient orphelins ! Non, Hua ne laisserait pas faire une telle chose. Maintenant qu'il y pensait, ils ne mangeaient pas de chien en Thaïlande, si ? Le plus calmement possible, il vérifia si la mention dog ne figurait pas sur le menu. Visiblement pas. Rien qui ne ressemblait de près ou de loin au meilleur ami de l'homme. Tant mieux ! Haruto voulait bien manger de la tortue et chasser lui-même la baleine, mais qu'on laisse les chiens tranquilles ! De toute façon, cet hôtel de luxe avait un restaurant aux mets raffinés, mais pas totalement bizarres non plus. Ils avaient très bien choisi tous les deux. Ji Hoon s'était occupé des recherches, en avait sélectionné quelques uns, et ils avaient fini de faire un choix ensemble. « Je vais arrêter ça. Plus de cadeaux, pas de compte commun. Ou il nous en faudrait un, justement ? » Il fit mine de réfléchir, avant de sourire à son homme. « De toute façon, tu vas redevenir célèbre. Ce sera à toi de m'entretenir, mon Sugar … Boy ? » Si on les entendait, on les prendrait sûrement pour des fous. Et s'ils parlaient un peu sérieusement ? Haruto devrait-il revenir sur cette idée de compte commun ? Son cœur se mit à battre plus vite. La nervosité le gagnait. Il fut soulagé lorsque Ji Hoon mentionna ce mariage, même si le souvenir le faisait rougir. Il eut un petit rire lorsqu'il repensa à sa grand-mère qui dansait avec Ji Hoon. « C'était vraiment adorable. Elle était vraiment fière de danser avec toi, elle me l'a dit. Et puis, souviens-toi, elle trouve que tu danses mieux que moi. » Il fit mine de bouder un peu en se remémorant les paroles de sa chère mamie. « Ji Hoon, vous dansez mieux que mon petit-fils alors que vous venez de réapprendre à marcher ! » S'en était suivi des questions sur ses talents de danseur, et Shizue l'avait encouragé à reprendre la danse. « Elle n'aurait pas dit ça si tu m'avais autorisé à montrer mon body wave. » Il plaisantait, évidemment. Hors de question de faire ça devant mamie !

Bien sûr, Ji Hoon méritait tous les baisers du monde. Haruto lui en promettait plein, mais inutile de le lui dire. Il aimait lorsqu'il lui en demandait plus. Toujours plus. Devait-il prendre la bonne résolution d'arrêter de vouloir toujours l'embrasser ? Sûrement pas ! Il aimait beaucoup trop ça, et savait très bien que de toute manière, il n'y parviendrait pas. Comme il n'était pas sûr de se mettre assidûment à l'anglais. Il avait déjà le coréen à perfectionner, et le chinois à apprendre mieux. « D'accord, on ira pas, c'est sûr. Je suis pas trop pour un Nouvel An dans une cellule de prison. On se fera notre petite soirée gay rien que tout le deux, là-haut. » Haruto lui adressa un clin d’œil plein de sous-entendus. Parce qu'ils étaient très gays tous les deux, lorsqu'ils étaient ensemble. Il lui sourit amoureusement lorsqu'il lui affirma être tout autant heureux de son côté. Il était important que Ji Hoon le soit, ou le Japonais pensait qu'il avait failli à sa mission. C'était une année de plus qui avait passé, une année pleine de joie et de peine. Mais ils étaient là, ensemble, et c'était tout ce que Haruto voulait en garder. Il devait le rendre heureux ! Toujours, tout le temps ! « Voyager... C'est une bonne idée ! Où tu veux m'emmener ? » Il lui adressa un petit sourire taquin. « J'aimerais maîtriser le coréen. L'année prochaine, je veux qu'on passe le réveillon à Séoul, et je te montrerai que je peux tout commander moi-même au restaurant ou dans les magasins. Ah et puis, le chinois aussi. Je veux être capable de parler à ta mère sans avoir besoin d'un interprète. Pour lui dire des choses secrètes, sur toi par exemple. » Il eut un petit rire, avant de reprendre. « Me lancer à mon compte, aussi. » Et d'autres choses pour leur couple. Tellement de projets !

Sept plats, certes, mais Haruto espérait que les suivants seraient un peu plus... fournis ? « Tu penses qu'on va devoir aller au McDo le plus proche ? » Son rire ne fut pas vraiment joyeux. Pas comme lorsqu'il choisit de tester sa blague préférée de l'année sur Ji Hoon, l'air de rien. Une moue déçue déforma ses traits lorsque ce dernier lui avoua l'avoir entendu au téléphone. « C'est pas juste ! » Cherchant à le charmer d'un sourire, il finit par éclater de rire. « J'adore cette blague, ok ? Et je sais que tu m'aimerais même avec un mulet. » Cette coiffure ignoble venue des Enfers. Goûtant en même temps que son compagnon, le Japonais ne put s'empêcher de manifester son plaisir. C'était aussi délicieux que petit ! « Désolé, mon amour, mais ça me fait le même effet qu'un de tes baisers. » Une main devant la bouche, il ferma les yeux pour mieux apprécier. Si les baisers de Ji Hoon devaient avoir un goût, ce serait définitivement celui-là ! Se penchant vers son homme en s'essuyant les lèvres, il regarda son écran pour voir de quoi étaient faites ces mignardises absolument excellentes. Approuvant, il capitulait néanmoins, sachant qu'il serait incapable de les reproduire dans sa cuisine. Ji Hoon, peut-être que si ? Se redressant, Haruto l'écouta lui décrire les menus, ayant alors subitement hâte que la suite arrive.

Mais s'il avait su que la suite serait l'arrivée d'une figure bien connue, Haruto aurait réfléchi à deux fois. Son regard fixa Toda Hanae, avant de se poser sur le visage de Ji Hoon. Son sourire avait disparu, maintenant figé dans une drôle de grimace. Un sourire crispé qui passerait peut-être pour poli. Il l'espérait. Silencieux, restant assis à sa place, il assista à l'échange. Un malaise certain entourait son homme. Il eut un léger sursaut en entendant son prénom. N'arrivant qu'à lui offrir un sourire crispé, Haruto se leva légèrement pour s'incliner en la saluant. Une fois rassis, Haruto darda son regard sur son compagnon. Il ne lui avait jamais expliqué. Il lui avait dit qu'il lui dirait tout. Il ne l'avait pas fait. Il devait lui expliquer. Maintenant. Que cette femme se permette de s'installer à la table à côté le gêna, mais Haruto ne pouvait rien dire sans passer pour un malpoli. Qu'est-ce qu'elle parlait ! Ne comprenait-elle pas qu'elle les dérangeait dans leur soirée ? Son annéversaire approchait, et voilà qu'elle le gâchait. La question de Ji Hoon l'interpella, mais pas autant que la réponse de l'actrice. Plissant les yeux, Haruto le fixa intensément. Comment ça, le savoir très bien ? La mémoire perdue ? Le Japonais avait envie de rétorquer que ça, c'était lui. Mais ce n'était pas le moment de plaisanter.« C'est vrai ça, tu as perdu la mémoire, Ji Hoon ? » Seul ce dernier devait entendre la menace derrière la question.

Haruto garda son regard dans celui de son compagnon, toute trace de sourire ayant disparu de son visage. Il ne tourna la tête vers la table de l'autre couple uniquement par politesse. Il regarda le pauvre jeune homme qui accompagnait Hanae, se rendant compte qu'il ne lui avait porté aucun intérêt jusque là. « Deux ans ? Vous n'avez pas de meilleur ami qui pourrait vous aider à maîtriser la langue ? » Rapidement, son regard croisa celui de Ji Hoon. Devaient-ils encore jouer ce rôle devant l'actrice et celui qu'il devinait être son amant ? S'il se souvenait bien de quelques articles de presse à scandale, Toda Hanae n'était pas la plus fidèle des épouses. Se tournant une nouvelle fois vers Il Hoon, le Japonais lui sourit plus gentiment. « Oui, j'ai étudié à Tokyo. » Rapidement, de façon simple comme il l'avait fait avec Ji Hoon à l'époque, il lui expliqua ses études, son cursus. Il Hoon semblait sincèrement intéressé. « Et quelle serait ta spécialité ? Si tu veux, je peux te parler de la psychiatrie pendant des heures ! » Il paraissait que ça le rendait sexy. « Mais au fait, comment vous êtes-vous rencontrés ? » Haruto jeta tour à tour un regard à Hanae, Ji Hoon, puis Il Hoon (dans cet ordre). « Toi aussi, tu gardes l'appartement de Toda-san ? » Tant pis qu'il passe pour un naïf idiot. Après tout, il semblait que Ji Hoon l'avait longtemps pris pour un imbécile, cela ne changeait donc pas grand chose au tableau. Haruto se sentait blessé et humilié. Comme l'indésirable d'un tableau grotesque. Son compagnon ne s'en sortirait pas si facilement.

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     Ven 11 Jan - 0:52

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Ce n’était pas bien, de s’enfermer dans une catégorie. Ji Hoon ne voulait être gay qu’avec son homme, il ne voulait pas être le « gay » quelque chose pour les autres. C’était aussi pour cela qu’il n’avait pas vraiment envie d’avoir d’amis gays, de suivre les mouvements quelconques lancés par la communauté. Il ne parvenait pas à s’identifier ainsi, car il n’était pas forcément passé par toutes les phases qu’ils avaient pu vivre, il n’avait jamais été un adolescent un peu mal dans sa peau, cherchant comment faire son coming out, il n’avait jamais eu les mêmes doutes, ni les mêmes craintes, car il n’avait jamais vécu ça seul. Haruto avait toujours été avec lui, ils s’étaient mutuellement soutenu et cela les avait rendu plus fort pour affronter ceux qui pourraient leur vouloir du mal. Ji Hoon et Haruto étaient là l’un pour l’autre, affrontaient les obstacles main dans la main, parce qu’ensemble, ils n’avaient pas peur, ensemble, ils osaient s’affirmer, osaient dire au monde qu’ils s’aimaient. C’était le plus important, c’était bien pour ça qu’ils tenaient sur pieds, qu’il leur arrivait d’avoir du mal à avancer mais qu’ils ne restaient jamais sur place. Leur couple était fort et le resterait. Ils n’avaient pas besoin d’une communauté quelconque pour cela.

Ji Hoon aimait sincèrement chaque parcelle du corps et de l’âme de son petit-ami. Même ses longues jambes tordues. Il les avait rapidement remarqués, les trouvait vraiment charmantes. Il reconnaitrait ses jambes entre toutes celles de la terre. Il hocha la tête pour confirmer. Oui, ses jambes. Il les aimait. Surtout enroulé autour de ses hanches, oui. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres, il secoua doucement la tête. « Arrête de me tenter ! » Il allait l’aguicher un peu trop et ils passeraient la soirée ici, Haruto ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même. il pouffa un peu en l’entendant décrire sa tenue comme étant pour « touriste riche », ne pouvant qu’approuver d’un hochement de tête. « Je te trouve naturellement élégant. » Haruto pouvait avoir des airs de prince charmant. Son prince à lui. Il aimait sa façon de se tenir, de parler, d’être, tout simplement. Les vêtements étaient sublimés par lui quand il les portait, jamais l’inverse. A ses yeux, n’importe quoi allait à son homme, ou presque. Il n’aimerait pas non plus le voir sortir habillé comme un pouilleux ! « D’accord, ce sera notre secret. » Il le rajeunira en disant qu’il était lycéen pour éviter qu’on tente de le séduire.

Installé à table, la conversation était légère, il ne pouvait s’empêcher de rire doucement avec son petit-ami. Son Sugar Daddy. Ce n’était pas vrai, Ji Hoon n’aimait pas forcément profiter de son argent, tentant d’égaliser les dépenses au bout du compte. Il ne voulait pas dépendre de son homme, comme il ne voulait pas être entretenu par ce dernier. Néanmoins, sa façon de lui parler laissait bien penser qu’ils entretenaient ce genre de relation. « Nooooon, tu sais que j’adore les cadeaux ! » Il sourit à l’évocation du compte commun, haussant les épaules. Pourquoi pas ? Ce serait peut-être se précipiter trop rapidement ? Que signifiait vraiment un compte commun ? « On y réfléchira si tu veux. » Il avait reprit plus sérieusement. « Voir les avantages que ça pourrait apporter. » Il pouffa secouant la tête. Redevenir célèbre, il n’y croyait pas encore. Il l’espérait. « Tu pourras m’appeler Daddy aussi. » Son sourire se fit tendancieux, il lui offrit un double clin d’œil. « Je t’achèterai les plus beaux objets et vêtements. » Il sera le plus beau, encore plus qu’il ne l’était déjà.

Sa danse avec Mamie Shizue venant en seconde position de ses danses favorites durant cette soirée. Celle avec Haruto était première, bien évidemment. La première, pleine d’émotion. Il n’avait jamais été aussi heureux, lui semblait-il. Rien que d’y penser, un sourire tendre se dessinait sur ses lèvres. il aimerait revivre ce moment, encore et encore, danser à nouveau près de lui. tout contre lui. un sourire fier se dessina sur son visage. Oui, elle avait préféré danser avec lui ! « Tu sais bien que je suis meilleur danseur que toi. » Son air se fit espiègle. Il avait longtemps pratiqué la danse, il comptait bien s’y remettre, dès qu’il se sentirait assez à l’aise sur ses deux jambes. « Elle aurait été choqué et t’aurais demandé de te calmer ! Ce que j’aurais fait aussi. » Ji Hoon l’aurait calmé. Il savait comment. Il ne l’aurait pas dit à mamie Shizue, bien sûr. Il serait retourné dans ce vestiaire pour en parler à Haruto, seul à seul. Sans le moindre vêtement sur eux. Rien que d’y penser, il commençait à avoir chaud. Tenir jusqu’à l’annéversaire serait probablement plus difficile que ce qu’il pouvait imaginer.

« Une soirée gay à deux, c’est exactement ce que je veux. » Pas de soirée LGBT bizarre. Juste eux deux, rien de plus, rien de moins. Ils étaient gays ensemble, ça devrait suffire. Ça suffisait amplement. Il préférait continuer à faire des projets n’impliquant qu’eux, pour la nouvelle année, pour leur avenir. Des voyages, voilà exactement ce qu’il souhaitait faire. Il réfléchit un instant à où il aimerait se rendre. « Hm… J’aimerais que tu vois Paris ! C’est très romantique pour nous deux. Puis aller à Jeju aussi, tu sais, l’île ? Et Okinawa peut-être, pour rester dans le thème. J’aimerais bien qu’on fasse le tour de l’Europe, pour tout te dire. » Un petit projet qu’il avait dans la tête. Des vacances de deux semaines ou trois semaines, à voyager autour des pays ? Il aimerait tellement que cela soit possible. Réfléchissant un instant, il reprit un peu moins assuré. « J’aimerais que tu vois la Chine aussi. Avec ma mère ? On pourrait l’emmener avec nous, elle serait heureuse je pense. » Même si elle ne le disait pas, il savait que ça lui manquait. Il écouta les projets de son homme en souriant, hochant la tête. Le réveillon à Séoul, ça lui plaisait. Et il aiderait son homme à atteindre ses objectifs en coréen et en chinois. Une petite exclamation offusquée quitta ses lèvres en entendant ses plans diaboliques. « Je comprendrai ce que tu dis, eh ! Je parle très bien coréen et chinois, tu le sais. » Parfaitement, même, il ne l’aurait pas. La suite le laissa un instant silencieux avant qu’il ne hoche lentement la tête. « A ton compte, oui. Je ferais tout pour t’aider à y arriver. » Il serait là à tout instant.

Le premier plat arrivé. C’était petit mais délicieux, Ji Hoon ne saurait dire s’il pourrait se contenter juste de cela. Et s’il demandait la recette Pour sûr qu’on ne la lui donnerait malheureusement pas. Il sourit à l’idée de Haruto, pouffant un peu. « Vers 4 heures du matin, comme quand on rentrait de soirée avant… » Complètement saoul, à rire comme des idiots. C’était ça ou des soba, généralement. Et ils finissaient chez Haruto, à moitié mort sur son lit. Ah la jeunesse ! Un soupir consterné lui échappa, il secoua la tête. L’aimer même avec un mulet ? « C’est terrible à dire, Haruto. Mais oui. Même comme ça. qu’est-ce que tu as fait de moi ! » Et ce dernier se montrait si peu reconnaissant, en ayant ce drôle d’amour pour ces bouchées. « Mes lèvres sont meilleures ! » Il le lui prouverait, dès qu’ils seraient à nouveau tous les deux. Ou sur la piste de danse, un peu plus tard, une fois les lumières éteintes.

La soirée était parfaite. Sans doute un peu trop. Hanae avait dû le sentir, monter dans un avion juste pour venir gâcher ce réveillon. Il avait envie de lui hurler de disparaître, de les laisser tranquille, mais Ji Hoon craignait bien trop ce qu’elle pourrait dire ou faire s’il agissait ainsi. Elle le mettait déjà dans une mauvaise situation comme ça, il savait qu’elle était capable du meilleur comme du pire. Si au début, il s’était dit que ce n’était qu’une idiote, il avait rapidement compris le jeu qu’elle jouait, s’y accommodant parfaitement à l’époque. Ils avaient pris tous les deux les rôles que l’autre souhaitait les voir jouer, sans se poser de question. Son regard se posa sur le garçon qui l’accompagnait, songeant qu’elle n’avait pas changé, et qu’elle avait sans doute un goût bien particulier pour ses jeunes amants. Elle ne se gêna pas pour s’installer à la table à côté de la leur, parlant beaucoup, comme toujours. Elle parlait toujours tellement. Son regard évita au maximum celui de son petit-ami, ne le regardant qu’à sa menace voilée par une question. Il avait envie de rentrer retrouver sa mère. il détestait Bangkok. Il ne répondit pas à sa question, reprenant un amuse-bouche, pour ne pas avoir l’air trop paniqué.

De meilleur ami pouvant lui apprendre la langue. C’était eux ça. Juste eux. Si Hanae avait pu trouver un type un peu près comme lui physiquement, il n’aurait pas son histoire, ni sa personnalité, ni son Haruto, qui lui parlait un peu trop gentiment. Il Hoon secoua doucement la tête, souriant au gentil japonais. « Mes amis sont Coréens. C’est difficile de devenir amis avec des Japonais. » Ji Hoon hocha la tête malgré lui. Il connaissait ça. « C’est parce qu’ils sont moches. » Hanae rit à gorge déployée, il la fixa, perplexe. Ce n’était pas une blague. Il le pensait. Pas tous. Mais la plupart. Tous sauf Haruto. Il Hoon rit un peu aussi. Ça le vexa. Pourquoi, sinon ? Le Coréen n’aimait pas trop la conversation entre son compagnon et ce type. Il n’aimait pas sa façon de lui parler. C’était à lui qu’il parlait comme ça avant. il n’avait pas le droit, de parler de psychiatrie, parce que ses yeux brillaient et qu’il devenait si sexy. Une main sur sa cuisse le fit réaliser qu’il les fixait trop intensément, il tourna la tête vers Hanae qui lui souriait. « Je suis vraiment heureuse de te retrouver ici. Tu m'as manqué ces derniers mois. C’est comme si tu avais disparu ! Je ne te voyais que dans des magasines ou dans des publicités. » Ji Hoon eut un petit sourire embarrassé. Il n’avait pas disparu, si elle pouvait encore le voir. « J’étais assez occupé, oui. » Il ne savait pas quoi lui dire, il était occupé à écouter la conversation à côté. « Oui, j’aimerais beaucoup que tu en parles ! Je connais pas ça. » Il sourit à Haruto, ravi de rencontrer un Japonais aussi gentil. « Je veux être docteur général pour l’instant. Je réfléchis. » Il réfléchissait à quoi ? Ji Hoon ne l’aimait pas. Il avait envie de le frapper.

La question de Haruto le ramena un peu sur terre. Il craignait que la question leur était adressé, à Hanae et lui, mais par chance, il n’était pas sadique à ce point. Hanae se fit une joie de répondre, laissant d’abord la serveuse poser deux verres de champagne à leur table. « Sur le tournage d’un de mes films ! Il Hoon jouait un figurant. » Il hocha la tête pour approuver sa maîtresse, ajoutant pour sa part : « Je jouais un garçon qui buvait un café ! » Il semblait fier. Ji Hoon pinça les lèvres, hochant la tête. « Je garde son appartement parfois aussi. Vous aussi ? » Ji Hoon ne hochait plus la tête. Il allait tuer ce gamin. Vraiment. Pourquoi ne pouvait-il pas se taire ? « Je lui laisse pour ses études, il ne peut pas se payer un logement décent pour le moment. » Et ça l’arrangeait bien, vu le sourire qui flottait sur les lèvres de l’actrice. Elle leva son verre pour trinquer avec les trois hommes, Ji Hoon leva mollement le sien avant de boire une trop longue gorgée. « Ji-kun, d’ailleurs ! » « Je suis pas trop vieux pour que tu m’appelles comme ça ? » « Non. » « Ah. » Dramatique. Elle leva les yeux au ciel avant de poser doucement sa main sur son épaule, serrant doucement. « Il Hoon aimerait beaucoup trouver un petit boulot dans la mode ou quelque chose comme ça. Tu pourrais l’aider ? Il manque un peu de confiance en lui pour le moment. Toi, tu n’as jamais manqué de ça, hm ? » Il avait toujours été presque insolent, à se comporter comme s’il était le roi de ce monde. Sa main glissa dans son dos, l’air de rien, elle la repris avant d’arriver en bas, le fixant un instant avant de regarder Haruto. « Dans quel hôpital travaillez-vous ? C’est difficile à croire qu’un homme aussi beau que vous soit psychiatre. Vous changez toute mon opinion du milieu médical ! » Ji Hoon fronça les sourcils, n’appréciant pas vraiment cette remarque. Pour mille raisons. « Il n’est pas que beau, il est aussi et surtout intelligent. Ça fait pas tout la beauté. » Elle haussa les épaules, levant les yeux au ciel. Qu’il était bête celui-ci. « Moi je trouve ça inspirant, qu’un homme comme toi soit psychiatre. » Oh et ce sale con qui arrivait à prononcer ce mot compliqué si facilement. Ji Hoon le détestait. « J’aimerais savoir plus, sur toi, sur le métier. Beaucoup à apprendre ? Difficile ? C’est toujours difficile mais… » Mais tais toi. Ji Hoon voulait disparaître.




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     Sam 12 Jan - 2:46

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Qu'est-ce qui avait bien pu séduire Ji Hoon en lui ? C'était une question que Haruto s'était très souvent posée. Pas seulement depuis qu'ils sortaient ensemble, depuis le début. Ils étaient si différents, qu'il était même étonnant qu'ils s'entendent. Même si le Japonais s'était montré distant, s'il avait tenté de l'éloigner et n'avait pas forcément toujours fait des efforts pour se montrer aimable lorsque son nouvel ami venu de Corée du Sud avait commencé à venir chez lui quand bon lui semblait. Haruto avait souvent pensé que ses études passaient avant sa vie sociale. Que se serait-il passé si Ji Hoon n'avait pas débarqué dans sa vie ? S'il ne l'avait pas forcé à sortir, à se bouger. A vivre ? Un frisson d'horreur courait immanquablement dans la nuque de l'ancien étudiant. Après tout, il avait réussi ses études, avait obtenu son diplôme. Il était devenu psychiatre. Il avait réalisé son rêve, et bien plus encore. Et il savait que sans le soutien de son homme, devenu son petit ami, l n'y serait peut-être pas aussi bien arrivé. Alors, même s'il restait incertain sur ce que Ji Hoon avait aimé chez lui, Haruto lui en était reconnaissant. Reconnaissant de ne pas l'avoir lâché, alors qu'il aurait très bien pu arrêter de venir chez lui à l'improviste, en risquant d'essuyer sa mauvaise humeur. C'était ce que lui aimait chez le Coréen. Sa persévérance, sa confiance en lui. Haruto avait bien essayé de s'en inspirer, espérant avoir au moins un peu appris de lui, même si ce n'était pas parfait. Aujourd'hui, il n'y avait rien qu'il souhaitait de moins que de voir Ji Hoon le laisser tranquille. Il avait besoin de lui près de lui.

« Et qui te serrent fort, désespérément accrochées, alors que tu es tout contre moi. ~ » Non mais qu'il arrête ! Lui-même s'excitait, les imaginant dans cette position. Son esprit s'échauffait de pensées coquines. Haruto avait hâte que ce soit son annéversaire. Ji Hoon lui avait promis une belle nuit, et il savait que c'était peu dire. Néanmoins, cela ne signifiait pas pour autant qu'ils ne devaient pas apprécier la soirée. Et pour en profiter au maximum, ils se devaient d'être parfaits. C'était pourquoi, malgré la chaleur, Haruto sacrifia sa tenue certes élégante, mais trop confortable, qu'était le bermuda en lin et une chemise blanche fine, pour quelque d'un peu plus sophistiqué. Après tout, il devait être à la hauteur de Ji Hoon. Ce dernier plaçait la barre déjà suffisamment haute comme ça ! De plus, il voulait qu'ils forment un couple harmonieux. Hors de question que quelqu'un se demande ce que ce beau métis faisait avec un Japonais. Ce dernier avait bon goût, et il le prouverait. Haruto craignait aussi que son compagnon le trouve trop âgé, s'il se mettait à porter une tenue de touriste riche pour une soirée comme celle-ci. Une soirée importante. Soulagé que Ji Hoon veuille bien garder le secret de son âge une fois en Corée du Sud, Haruto put se rendre avec lui dans la salle de réception l'esprit tranquille. Rien ne saurait gâcher cette soirée, se disait-il innocemment. Après tout, ils étaient à des milliers de kilomètres de Tokyo, et même de Corée du Sud ou de Chine.

Trop loin pour rentrer chez eux pour qu'il pleure sur le fait d'être le Sugar Daddy de son homme. Le voyait-il ainsi ? Haruto espérait bien que non ! Il savait bien que non. Voilà pourquoi leurs rires se mêlaient si bien ensemble. Et qu'une petite taquinerie suivie. Secouant la tête d'abord sérieusement, il ne put s'empêcher d'éclater de rire devant la supplique de Ji Hoon. Même une babiole lui suffisait comme cadeau – bien que Haruto lui ait toujours offert quelque chose qui avait de la valeur à ses yeux, souvent une symbolique de leur relation. La conversation devint soudainement plus sérieuse. Un compte commun ? Le pourraient-ils seulement ? Le Japonais n'en était pas très sûr. Il se renseignerait. Si Ji Hoon le voulait... Si Ji Hoon voulait plus. Haruto lui sourit simplement. C'était trop sérieux. Il plaisanta, pour changer de sujet, et son homme le suivit volontiers, pour son plus grand plaisir. Rougissant un peu, il secoua la tête à sa proposition. « Seulement si on intègre ça dans un jeu de rôles. » Sa langue passa sur sa lèvre inférieure, avant que ses dents ne la mordille, alors que son regard fixait les lèvres de Ji Hoon. Cela faisait un peu trop longtemps qu'ils ne s'étaient pas accordé ce genre de fantaisie, étant donné qu'ils auraient seulement pu jouer au patient et au médecin, et que cela aurait eu l'air beaucoup trop réel pour que le plaisir soit présent. Qu'en penserait Shizue si elle savait combien son petit-fils adoré devenait pervers lorsqu'il se retrouvait avec son compagnon ? Bien sûr qu'il savait combien ce dernier savait dansé. Il l'avait toujours charmé lorsqu'il bougeait son corps au rythme d'une musique entraînante. Mais lui aussi possédait son petit talent ! Riant de bon cœur à la réponse de son homme, Haruto ne put que capituler. « C'est vrai, mon body wave n'est que pour toi, en privé. Je risque de charmer toute la salle si je le fais en public. Ce serait pénible. » Il sirota son champagne, avant de pouffer, manquant de s'étrangler avec sa gorgée, mais ne manquant pas de se rendre un peu ridicule. Le karma, diraient certains.

Une soirée en amoureux pour la nouvelle année, c'était très bien. Cela lui convenait parfaitement. C'était comme il l'imaginait, pour le moment. C'était parfait. Il aimait ces moments hors du temps, avec Ji Hoon. Comme là, lorsqu'ils parlaient de leurs résolutions pour la nouvelle année à venir. Leurs projets à deux. Des voyages. Voilà qui plaisait beaucoup à Haruto ! « Je valide tous ces projets de voyage. J'ai très envie de voir l'Europe aussi. Plus que les Etats-Unis, par exemple. Oh, et le Canada ! » Mais pour commencer, l'Europe de l'Ouest lui semblait un bon début. Après tout, s'il se mettait à son compte, l'argent ne tomberait pas du ciel, au départ. Devant l'hésitation de Ji Hoon, il devint inquiet. La Chine ? Un doux sourire se dessina sur ses lèvres, alors que son homme mentionnait sa mère. « Tu penses que ça lui manque ? » Sa main serra la sienne. « Bien sûr qu'on l'emmène. Tu nous vois revenir comme des fleurs, en lui disant qu'on lui a ramené un souvenir ? » Elle risquait de crier et Haruto avait peur. « Si tu veux, ça peut même être le prochain voyage sur la liste ! » D'ici là, le Japonais espérait seulement s'améliorer en chinois. « Ah, excuse-moi. Je voulais dire, quand tu ne seras pas là. » Petit sourire taquin. « Je veux qu'elle m'adopte, comme mamie t'a adopté. Si elle n'était pas si âgée, elle aurait pu venir avec nous en Chine. Je suis sûr qu'elle s'entendrait avec ta mère, tu crois pas ? » Bon, pas vraiment, puisque Shizue ne maîtrisait pas du temps le mandarin, et Hua ne parlait pas un japonais parfait.

Souriant à son homme quand ce dernier lui confirma le soutenir, Haruto se sentit profondément ému. Un peu moins quand le plat arriva. « Quand tu acceptais enfin de m'écouter pour que l'on rentre ! » Mais son rire prouva que ça ne l'avait jamais vraiment dérangé, de l'attendre. Que ces trajets avaient toujours été drôles et coquasses. « J'avais toujours besoin de m'endormir en te tenant. » D'abord, une main innocente sur l'épaule, et avec le temps, carrément capturer la sienne. « J'en ai toujours besoin, remarque. » Un doux sourire illumina ses traits. Amoureux. « Ah, ça doit être ça, le véritable amour ! » Parce qu'il fallait au moins ça, pour accepter le mulet chez l'autre ! Riant de bon cœur, Haruto goûta finalement au premier plat. Son ravissement était tel qu'il n'était pas parvenu à trouver des mots assez forts pour l'expliquer. Comme un baiser de Ji Hoon, littéralement. C'était délicieux, et il en voulait encore ! « Hm, tu es sûr ? Il faudra me le prouver. Ça fait trop longtemps, j'ai peut-être oublié ? » Impossible. Mais il ne disait jamais non lorsque son homme le menaçait de l'embrasser.

Et la soirée aurait pu continuer ainsi. Juste eux deux, à se parler, à rire, à se séduire. A se caresser du regard. Cela aurait été merveilleux. Beaucoup trop beau, sûrement. Comme quoi, cette année continuait à leur réserver des surprises, jusqu'à la fin ! Mais celle-ci, Haruto s'en serait bien passé. Toda Hanae était un nom qu'il détestait, depuis un moment, maintenant. Cette femme dont il soupçonnait bien des choses, sans avoir osé demander à Ji Hoon. Sûrement aurait-il dû. Oui, il aurait dû l'interroger à son sujet, comme il aurait dû l'interroger sur bien des choses. Mais à l'époque, leur histoire n'en était qu'à ses balbutiements. Un amour à l'avenir incertain, entouré de bien des difficultés. Et plus le temps avait avancé, plus leur lien s'était renforcé, leur amour avait grandi, leur histoire avait avancé, et moins Haruto avait envie de savoir, oubliant toutes ces zones d'ombre qui entouraient toujours l'homme qui l'aimait. C'était comme si la vision de l'actrice lui avait fait l'effet d'un seau d'eau glacé sur la tête. Haruto cachait mal son animosité, luttant pour ne pas lui demander de se chercher une autre table. Son amant n'avait sûrement rien à dire. Le pauvre semblait un peu trop soumis, ce qui lui attira la sympathie du Japonais. Sa pitié, aussi. Pour le moment, la seule personne avec qui il voulait discuter. Même Ji Hoon l'énervait. Comme avec sa remarque sur les Japonais. En règle générale, Haruto en souriant. Pas cette fois-ci. Fermant les yeux en entendant Hanae rire comme l'idiote qu'elle devait être, le Japonais se répéta mentalement de se calmer. Son regard vers son homme fut noir et froid comme une nuit d'hiver sans lune. Se tournant vers Il Hoon, il lui sourit. « Je peux vous donner mon numéro, si vous voulez ! Je peux aussi vous donner ceux d'amis à moi. Des médecins. Ji Hoon ne les aime pas, parce qu'ils sont trop laids, donc je les vois peu. Mais on peut très bien s'organiser une rencontre. Pour vos études. Vous devez avoir plein de questions. » Que l'on ne s'y trompe pas. Ce n'était pas parce qu'il discutait avec Il Hoon qu'il ne voyait pas ce qu'il se passait de l'autre côté. Haruto essayait de ne rien montrer, mais son poing se serra sur sa cuisse. Pétasse ! Il n'avait rien perdu de leur conversation à eux. Manqué ? Disparu ? Son regard se porta sur son homme, puis Hanae. Il allait la gifler.

Il avait envie d'en savoir plus. Il en avait besoin. Un doute horrible lui étreignait le cœur. A lui en faire mal. S'il en apprenait plus sur la relation entre l'actrice et le Coréen, cela lèverait le voile sur certains mystères de Ji Hoon. Même si Haruto se doutait des réponses. « C'est très aimable à vous, d'héberger un pauvre étranger dans le besoin. C'était aussi ce que tu étais, à l'époque, Ji Hoon ? Et vous demandez quoi en échange, qu'il vous arrose les fleurs ? » Si ses doutes étaient confirmés, et que cet Il Hoon était l'amant de Toda... Il ressentit une vive douleur au cœur. Un air légèrement dégoûté étirant ses traits, Haruto assista à l'échange entre son compagnon et l'actrice. Il allait lui en foutre, du Ji-kun ! Et cette putain de main, elle avait besoin d'aide pour la retirer ? Il allait la lui couper ! Et Ji Hoon qui ne bougeait. Lui aussi avait besoin d'aide ? Ses yeux fixaient durement son homme. Il allait péter le bras de cette conne. Toute trace de sourire avait disparu. Et elle osait lui poser des questions, en plus ? Va te faire voir. Et l'autre qui le prenait pour Gandhi ! Il n'était même pas mignon, en disant psychiatre. Prenant une profonde inspiration, Haruto leur répondit à chacun leur tour, les regardant un à un. « Merci pour le compliment, Toda-san. Je travaille à l'hôpital universitaire de Chiyoda, mais j'ai posé ma démission, comptant me lancer à mon compte. » Voilà, comme ça, elle gâchait une surprise et Ji Hoon l'apprenait ainsi. A son tour. « Merci, mais je peux me défendre tout seul. » Petit sourire froid. Et enfin, le gamin. « C'est gentil, Il Hoon. Oui, c'est difficile et il y a énormément de choses à apprendre. Il faut être passionné pour arriver au bout, je suppose. »

Tapant alors soudainement du poing sur la table, Haruto posa sur Hanae un regard menaçant. « Et si vous arrêtiez de le tripoter, maintenant ? » Ses yeux accrochèrent alors ceux de Ji Hoon. « Ça va, ça te dérange pas ? Tu profites, t'apprécies ? » Le Japonais avait haussé le ton. Encore un peu, et il hurlait dans le restaurant. Certaines discussions s'étaient arrêtées, autour d'eux, mais il s'en fichait royalement. Comme il se fichait que quelqu'un reconnaisse Hanae, ou même Ji Hoon. Au contraire, tiens ! Une serveuse s'approcha en hésitant, mais le Japonais la renvoya d'un regard, qu'il reposa ensuite sur le trio. « Il ne vous suffit pas, lui ? » D'un geste de la tête, il désigna Il Hoon. « Et toi, tu comptes dire quelque chose ou pas ? » Le présenter autrement que comme son meilleur ami, par exemple. Expliquer pourquoi il avait ''disparu'' ? Mais visiblement, Ji Hoon n'avait fait que fuir, sans assumer. Haruto se rendait compte de combien il s'était montré idiot. Encore aujourd'hui, tout n'était pas réglé. Et leur histoire était loin d'être apaisée.

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     Dim 13 Jan - 3:08

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


« Monsieur Kamiya, voulez-vous bien arrêter ? » Son ton se fit autoritaire, son air se fit amusé. Haruto était intenable. Pouvait-il le blâmer ? Non. Ils aimaient beaucoup trop se chercher mutuellement, aguicher l’autre alors qu’ils savaient qu’ils ne pouvaient pas céder à leurs pulsions pour le moment. Ji Hoon se disait que, même si Haruto le torturait un peu, ça allait dans les deux sens. Il était certain que son homme se faisait du mal tout seul. Il aimait bien, ces conversations un peu légères, ces plaisanteries qu’ils ne faisaient qu’entre eux. Ils étaient ensemble depuis bientôt trois ans, se connaissaient depuis sept ans, mais il semblait qu’ils aient toujours besoin de se séduire, de se plaire. Ils s’aimaient comme ça, s’aimeraient toujours et encore de cette façon. D’un amour à la fois pur et fort. Ji Hoon aimait les différents aspects de cette relation. Tantôt sensuels et joueurs, puis sérieux et tendres. Il aimait leurs longues conversations où ils refaisaient le monde, prévoyait mille projets à faire ensemble. Ca lui plaisait, d’imaginer avec son homme un avenir à deux. Dans dix, vingt, trente, même soixante ans. Quand ils seront encore heureux et amoureux. Leur amour durerait toujours, et Ji Hoon en était convaincu.

Haruto n’était pas son Sugar Daddy, il ne le serait jamais et Ji Hoon ne pourrait en aucun cas le voir ainsi. Loin de lui l’idée de profiter de son argent, il essayait toujours de faire en sorte que les dépenses soient équilibrés. Il aimait Haruto pour lui, pour sa personne, pour ce qu’il était, pas pour ce qu’il avait. Ça ne l’intéressait pas, de savoir combien il avait sur son compte en banque. S’il devait tout perdre, s’ils devaient déménager parce qu’ils n’arrivaient plus à payer l’appartement, s’ils devaient se priver du confort qu’ils avaient, Ji Hoon y arriverait, cela ne changerait rien à l’amour qu’il portait à son petit-ami. il voulait tout partager avec Haruto. Même un compte commun ? Pourquoi pas, si c’était possible. Si Haruto le souhaitait. Mais ils en parleraient plus tard. Ce soir, ce n’était pas le moment de prendre de grandes décisions. « On fera ça. Je suis sûr que ça va me plaire… » Haruto qui jouait au mignon petit soumis, qui finirait par se révéler et devenir plus sauvage une fois nu. Il ne devait pas y penser. Il ne devait pas être excité maintenant ! « Très pénible. Ne le fais pas. Jamais. » Déjà sans body wave scandaleux, on ratait difficilement son Japonais, alors s’il s’y mettait !

Cette année, ils allaient voyager plus. Ji Hoon se le promettait. Les voyages qu’ils évoquaient, il voulait les faire, vraiment. Il voulait voir le monde avec lui. l’Europe, l’Asie, l’Amérique, peu importe, même s’il avait ses préférence. « Oui, le Canada ! » C’était le truc au-dessus des Etats-Unis, ça, lui semblait-il. Il voulait bien y aller. C’était grand et joli et on disait que les gens vivants là-bas étaient vraiment gentils. Avant tout cela, la Chine lui vint à l’esprit, il proposa timidement son idée. Emmener sa mère dans le pays qui l’avait vu naître. Il hocha la tête à la question de son homme. Il était certain que cela lui manquait, qu’elle rêverait de revoir tout ça. « Je pense qu’elle sera un peu perdue, tout a dû tellement changer en 30 ans… » Il espérait que cela ne serait pas un trop gros choc pour elle. Un large sourire se forma sur son visage en entendant Haruto accepter l’idée, proposant même d’en faire le prochain voyage sur la liste. Sa main attrapa la sienne, il se retenant de se lever pour l’embrasser. « Merci beaucoup Baobei. Je suis sûr qu’elle sera très heureuse. » Il allait même lui demander s’il voulait être celui qui lui proposerait, mais il se retint avec la suite. « Tu arrêtes ! Mamie Shizue et moi, c’est spécial, tu pourras pas avoir ça avec ma Maman ! » Qu’il la laisse. « On emmènera Mamie Shizue pour un weekend un jour. » Juste eux trois. Peut-être le père de Haruto et sa nouvelle femme, s’il le souhaitait.

Ah, ces soirées arrosées entre amis. Parfois, ça lui manquait ! Juste sortir dans un bar avec Haruto, et boire jusqu’à raconter n’importe quoi, se faire de longues déclarations d’amour sur le chemin du retour, dormir en se frôlant, timidement. Avant, c’était toujours embarrassant en y repensant. Maintenant, Ji Hoon trouvait ça mignon. La façon qu’ils avaient de se comporter, d’avoir toujours besoin de se toucher, de se montrer parfois affreusement tendre et romantique sans jamais l’admettre… « Ca a un peu changé, remarque. Maintenant, t’es limite enroulé autour de moi ! » Et il aimait bien ça. Il ne changerait ça pour rien au monde, même l’été, il avait besoin d’être proche de son petit-ami, le sentir près de lui. il l’aimait tellement. Tellement fort. Au point de l’accepter quand il était un peu beauf, de le trouver mignon quand il disait « à l’année prochaine » à son père fin décembre en ricanant fièrement. Même avec un bob, oui. « Tu arrives à imaginer combien je t’aime ? » Sûrement pas. Ça dépassait l’entendement.

Ils étaient si mignons, si heureux, si amoureux. Pourquoi devait-on les interrompre ? Hanae ne semblait pas l’avoir remarqué, ne culpabilisait même pas d’avoir éteint les éclats de rire en se plantant à côté d’eux. Il n’avait plus envie de la revoir, avait fait de son mieux pour se faire oublier, couper tout contact avec elle. Ce n’était visiblement pas assez. Elle le retrouvait même à l’étranger, à Bangkok, dans ce même hôtel. Une cruelle coïncidence. Installé à côté d’eux, le cauchemar pouvait commencer. Ji Hoon s’était tellement réjoui pour cet anniversaire, et on leur gâchait. Il tentait d’écouter Hanae d’une oreille, se focalisant au possible sur ce qu’il se passait de l’autre côté de la table. Donner son numéro ? Il ne perdait pas de temps ! Il Hoon voulait aussi sa place dans leur lit ? Et il lui proposait de leu revoir ? il avant envie de lui balancer son champagne au visage en lui demandant s’il allait bien. Revoir ses amis moches et Il Hoon, vraiment ? Il n’avait pas le droit de faire ça. Mais il ne pouvait pas hurler maintenant, tentant de maitriser Hanae au possible, de lui offrir des réponses vagues qui lui conviendraient. Du moins, il l’espérait. Les questions de Haruto ne lui plaisaient pas vraiment, les autres y répondaient avec plaisir. Il Hoon fit mine de ne pas comprendre la soudaine question du Japonais, Hanae sourit simplement, haussant les épaules en regardant son jeune amant. « Rien de particulier. Ji Hoon n’avait pas besoin de ce logement à l’époque, hm ? » Non, il avait refusé de réellement s’y installer, y laissant ses vêtements les plus chers cela dit. Il refusait de laisser Liang tout seul et avait trop besoin de son jumeau pour s’en séparer. « Vous savez Haruto, il est très difficile de vivre au Japon, les visas ne s’obtiennent pas facilement, les propriétaires refusent souvent les logements aux étrangers, aussi. C’est important d’aider ceux qui en ont besoin. » Ji Hoon se retint de lever les yeux au ciel, il se contenta de sourire légèrement. Quelle conne, ça l’arrangeait bien.

Hanae avait des relations, de très bonnes relations. Ji Hoon savait qu’il avait pu beaucoup profiter d’elle au début. Elle ne posait pas vraiment de questions, lui achetait ce qu’il voulait, certes. Mais elle avait pu faire jouer ses relations pour permettre à Liang et lui d’avoir une carte de résidence à chaque fois. Faveur qu’elle pouvait probablement reprendre, il n’en savait rien. Il craignait bien trop ce qu’elle pourrait faire pour oser la froisser. Il ignorant le regard de Haruto, la laissant parler de son nouveau jouet alors qu’elle lui touchait l’épaule et le dos. Ce n’était pas bien grave. Il espérait que Haruto ne dramatiserait pas la situation. L’actrice l’énerva en parlant à son compagnon de façon si puéril. Comme si sa beauté changeait quelque chose à son intelligence. Et cet idiot qui s’en mêlait ! Ji Hoon le fixa durement avant de regarder Haruto qui répondit à Hanae. Il faillit s’étrangler en entendant cette grande nouvelle qu’il lui avait caché. « Tu as quoi ?! » Il avait démissionné ? Pourquoi ne lui avait-il pas dit ? Depuis quand ? Il n’eut pas le temps d’en savoir plus qu’il se fit remballer. Ji Hoon n’osa rien dire, pinçant les lèvres. il répondit à Il Hoon ensuite, Hanae en profita pour le regarder en souriant. « Dis-donc, tu n’aurais pas pris du muscle, toi ? » Ses mains se posèrent sur ses biceps, elle hocha la tête impressionnée avant de soudainement sursauter.

Les yeux de Ji Hoon se posèrent sur Haruto, son regard s’emballa dans sa poitrine. Oh non. Non, pas ça. Hanae relâcha son ancien amant sans même réfléchir en voyant le regard menaçant du Japonais. « Excusez-moi ? » Que lui voulait-il, celui-ci ? Ji Hoon n’était pas aussi insolent quand ce fut son tour. Il avait l’impression qu’un poids tombait dans son corps, sa bouche était soudainement sèche. Ce n’était pas bon, vraiment pas. « Non… Non, je… » Que pouvait-il dire ? Il craignait de le mettre encore plus en colère. Ou de la mettre elle en colère. Il n’osait pas bouger, navré de voir la serveuse repartir. Hanae et Il Hoon semblait choqués, restant silencieux quand le Japonais reprit la parole, ils échangèrent simplement un regard. Lorsqu’il s’adressa à nouveau à lui, le Coréen osa le regarder. Dire quoi ? Il savait très bien ce qu’il voulait qu’il dise. « Haruto, s’il te plait… Arrête… » Il allait lui créer des problèmes. Mais il aurait des problèmes dans tous les cas. Il devait choisir entre garder Tokyo, sa carrière et potentiellement sa liberté ou devoir repartir dans son pays, trouver un boulot pourri et peut-être même aller en prison ? Non. Il ne savait pas ce qui était le pire dans tout ça.

Son cœur allait probablement s’arrêter, il n’osait même pas regarder Haruto, laissant un silence planer. Il se demandait s’ils le remarqueraient vraiment, si Ji Hoon quittait discrètement la table pour se terrer dans la chambre d’hôtel, sous la couette. Il dormirait jusqu’à l’année prochaine. Il était sûr que Haruto aurait ri de cette blague dans un autre contexte. Le rire d’Hanae vint briser le silence, il la regarda, se demandant ce qu’elle avait soudainement. « Eh bien ! Ton ami est bien possessif, Ji-kun. C’est l’effet que tu fais en général, hm ? » Pinçant les lèvres, il la regarda, tentant de la dissuader de jouer à l’idiote comme elle le faisait, mais elle ne sembla pas l’écouter, se levant, elle passa son bras autour des épaules du Coréen, se collant à lui. « Ne vous en faites pas, voyons. J’aime juste montrer mon affection, je suis très tactile. » Un peu trop, vu comme sa main glissait de son épaule jusqu’à son torse. Jugeant que sa vie (et celle de l’actrice mais ce n’était pas si important), étant en danger, Ji Hoon leva son bras pour la repousser doucement, la forçant à se rasseoir. « Arrête. » Il ne voulait pas être son divertissement de la soirée. Elle aimait bien trop s’amuser ainsi, surtout si elle voyait que cela énervait quelqu’un. « Oh, ça va, voyons ! Ce n’est pas méchant. Regarde, Il Hoon n’est pas jaloux. On est entre amis. » Il Hoon sourit simplement, hochant la tête. Qu’elle était bête. « Non, Hanae. Haruto est… N’est pas… » Elle regarda son ancien amant, arquant un sourcil en ne comprenant pas ce qu’il essayait de dire. Il devait le dire. Il avait peur. « Il est plus qu’un ami. » Beaucoup plus, oui. Idiot.

« Comme un meilleur ami ? » Là, elle faisait clairement exprès. Elle ne souriait plus, le défiant du regard. Il n’aimait pas ça. Ji Hoon songeait vraiment à fuir en courant. Il pourrait s’expatrier au Canada, ça lui paraissait bien. « Non. Tu vois beaucoup de meilleurs amis à Bangok dans un hôtel comme ça pour le nouvel an ? On est ensemble. » Il l’avait dit. Son regard se posa sur Haruto. Il l’avait dit. C’était dit. Hanae le fixait, un rire nerveux quitta sa gorge, elle prit un peu de champagne, comme pour avaler la nouvelle. « Ne me prends pas pour une idiote. Tu ne peux pas être gay. Tu as toujours été tout sauf gay. » Son regard se posa sur Haruto en articulant bien les derniers mots, pour bien lui faire comprendre et ne pas laisser de doutes. Ji Hoon voyait déjà le service de l’immigration toquer à sa porte. « Je suis pas gay, mais on contrôle pas qui on aime, tu le sais, non ? » Elle leva les yeux au ciel, une grimace de dégoût déforma brièvement son visage. Elle finit par regarder Haruto. « Et vous aussi, vous êtes devenus gays par la force du Saint Esprit ? » Hanae renvoya la serveuse d’un geste de la main, prenant encore un peu de champagne, elle se redressa, un sourire mielleux accroché aux lèvres. « Je comprends mieux, tes goûts pour les vêtes de luxe et ton obsession pour la sodomie. » C’était pour ne plus voir sa tête quand elle l’agaçait. Ji Hoon se demandait comment il faisait pour ne pas s’être évanoui encore. Hanae s’excusa, prétextant devoir aller aux toilettes avant de quitter furieusement la table. « Je crois qu’on ferait mieux de se trouver une autre table ? » s’enquit-il presque timidement auprès de son petit-ami. Il doutait d’avoir sa soirée parfaite, comme il la rêvait ces derniers jours. « Je suis désolé Haruto, je… Je peux pas vraiment la contrarier. S’il te plait, ne soit pas énervé. C’était y a longtemps, y a pres… Presrip… » « Prescription ! » « Ta gueule toi, tu veux pas dégager ? » Il Hoon baissa les yeux, se levant rapidement pour se mettre plus loin en attendant Hanae. « Baobei ? » Son cœur allait exploser, il priait pour que les choses s’arrangent, que Haruto le laisse s’expliquer. Que tout s’arrange rapidement.


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     Lun 14 Jan - 1:08

♡ Haroon ♡

Hold hands. That’s what you’re meant to do. Keep doing that and don’t let go. That’s the secret.


Non, jamais. Hors de question d'arrêter de le chauffer comme ça. Haruto avait besoin de séduire Ji Hoon en permanence. Bon là, en l’occurrence, il se chauffait aussi tout seul, et ce n'était pas vraiment le moment. Evidemment, il voulait toujours faire l'amour à son homme. Mais ce soir, ils devaient tenir. Au moins jusqu'à minuit passé. Après, Ji Hoon devrait lui donner son cadeau d'annéversaire. Celui qu'il lui avait promis jusqu'au petit matin. Même s'ils risquaient d'avoir un peu bu, et que ce soit un peu fastidieux et comique, Haruto le voulait. Rien que d'être allongé contre lui, nu, à l'embrasser et le caresser le remplissait de joie. Ce lit était si grand, ils pouvaient faire tellement de choses dedans ! Bon. Stop. Son imagination commençait à s'échauffer, et ce n'était vraiment pas le moment. Pour compenser, Haruto se colla à Ji Hoon, l'embrassant avec amour. Cela faisait un peu retomber la tension sexuelle qui lui courait dans le corps. Un peu paradoxal, mais c'était comme pour les drogués. Donner une petite dose pour s'en contenter, lors d'une crise de manque. L'image était un peu étrange, mais c'était celle qui résumait le mieux la situation. Haruto avait toujours envie de son homme. Il l'avait dans le sang, il était accro à l'amour de Ji Hoon. A lui tout entier. Il n'y avait qu'avec lui qu'il se libérait complètement. De sa personnalité à bien d'autres niveaux. Comme ces petits jeux intimes, cette envie de partager de nouvelles expériences avec lui. Avant lui, le Japonais avait toujours été plutôt timide et classique en ce qui concernait l'amour et la séduction. Aujourd'hui, il était prêt à faire un body wave devant sa grand-mère pour le séduire et rappeler à tous qu'il était à lui ! « Mais tu sais que je suis prêt à tout pour te plaire ! » Oui. Qu'importe la place, qu'importe l'endroit.

Faire des projets ne l'effrayaient plus. Si avant, Haruto craignait de prévoir l'avenir, c'était parce qu'il avait peur que celui-ci soit de toute manière déjà établi. Qu'il n'avait en fait pas le choix. Mais depuis qu'il fréquentait Ji Hoon, la donne avait changé. Mieux ! Depuis qu'ils sortaient ensemble, tout était différent. La seule certitude ? Qu'il voulait passer le reste de ses jours avec lui. S'ils faisaient des projets ensemble, ils ne prévoyaient jamais vraiment une date précise. Plus tard, ils voulaient déménager dans un appartement plus grand. Pourquoi pas une maison ? Ils voulaient également s'unir légalement. Et plein d'autres choses. Comme des voyages. Des dizaines, des centaines de destinations les attendaient. L'Europe, le Canada... Tant de voyages qu'ils aimeraient faire en couple. Haruto en rêvait. Ce soir, ils pouvaient bien choisir l'un d'eux. En Chine, par exemple. Pourquoi ne pas décider que c'était là leur prochaine destination ? Il comprit que cela était important dans la façon dont Ji Hoon lui proposa l'idée. Il était si adorable ! Le Japonais ne pouvait rester insensible à l'affection que son homme portait à sa mère. Hua était une maman vraiment chanceuse ! Il ne put retenir un large sourire lorsque Ji Hoon le remercia. Secouant la tête, il serra la main de ce dernier dans la sienne. « Pourquoi tu me remercies ? Ça me fait vraiment plaisir de voyager avec elle là-bas. » Il était vraiment sincère, voulant vraiment nouer un lien plus solide avec la mère de l'homme qu'il aimait. C'était important. Mais avec la jalousie de Ji Hoon, ce ne serait pas si simple. « Regarde-moi ça ! Mama's boy. Je vais pas te voler ta maman, va. Je suis pas comme ça, moi» Voleur de mamie ! Riant un peu, il serra plus fort sa main dans la sienne. Qu'il ne lui en veuille pas ! « Tu arrêtes avec ma mamie. Elle me préfère quand même. » Eh oui ! Que cela lui plaise ou non.

Mais il était d'accord pour le week-end avec elle. Shizue ne supporterait sûrement pas un voyage en avion, encore moins pour se rendre dans un pays étranger. Peut-être pourraient-ils emmener Hua à cette occasion aussi ? Haruto se garda de le proposer, pour l'instant. Il risquait de passer pour un obsessionnel, avec la mère de son homme. Qu'ils parlent plutôt de leurs soirées à eux, oui. Ça ne l'aiderait pas à calmer ses ardeurs – déjà qu'il n'y était parvenu qu'à moitié tout à l'heure. Un sourire nostalgique au coin des lèvres, Haruto se remémorait ces moments passés à boire, à rire, à se toucher, à se regarder. A tomber amoureux sans le savoir. Son cœur s'accélérait doucement dans sa poitrine, en y repensant. Une douce chaleur l'envahissait totalement. C'était là le début de leur relation, sans qu'ils ne le réalisent vraiment. « Tu peux parler ! » Son rire ne fut que plus beau. Ils étaient incroyables, toujours collés l'un à l'autre, comme s'ils craignaient de voir l'autre disparaître à l'aube. « J'ai besoin de te tenir. J'en ai toujours eu besoin. » Son sourire se fit amoureux. « Toujours... Tu te rends compte ? Ça me fascine toujours autant de ne pas avoir remarqué plus tôt combien j'étais amoureux de toi à cette époque déjà. » Le véritable amour. Le plus pur. Celui qui faisait même accepter bob et mulet. « Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est combien je t'aime. » Et c'était énorme. Inimaginable.

Etait-ce pour cela que l'univers leur mettait des bâtons dans les roues ? Haruto ne voulait pas que cette femme reste là, à côté d'eux. Pourquoi Ji Hoon ne lui demandait pas de partir ? Cela éviterait ces conversations ridicules. Certes, Il Hoon avait l'air d'être un gentil garçon, mais Haruto aurait préféré le rencontrer dans d'autres circonstances. C'était purement par jalousie – et pour pousser son homme à l'être aussi – qu'il proposait son numéro au jeune homme. Histoire de faire comprendre qu'il était loin d'être ravie de la situation. D'une manière étrange, certes. Il ne tenait plus. Il avait ses questions, et voulait obtenir des réponses, même si elles risquaient de ne pas lui plaire. Peu importe, il avait besoin de savoir. Haruto n'appréciait pas le petit ton que prenait Hanae avec lui. Elle était condescendante, et il ne supportait pas ça. Un peu étrangement, elle lui rappelait sa mère. Mais il chassa cette pensée aussitôt. Son regard croisait durement celui de Ji Hoon. Il voyait bien que ce dernier cherchait à éviter le contact visuel, mais le Japonais n'était pas prêt d'abandonner. « Pas besoin, mais tu gardais toujours les clés, non ? » Puisqu'il lui avait proposé d'y rester, dans cet appartement. « Oui, je sais. Vous êtes trop aimable de vous porter garante de pauvres étrangers dans le besoin. Vous en avez aidé beaucoup, des jeunes hommes comme Ji Hoon et Il Hoon ? » Oui. Ça lui donnerait une idée. Ça leur donnerait une idée à tous. Une fois de plus, ses yeux noirs cherchèrent ceux de son compagnon.

Haruto avait bien envie de balancer son verre de champagne à la tête de l'actrice, mais il savait encore se tenir. Même si elle l'agaçait vraiment, à lui parler de cette manière. Pour qui le prenait-elle ? Cherchait-elle à le flatter ? Ça ne prenait pas. Il n'était pas un étranger en mal de logement – d'autre chose peut-être. Que s'imaginait-elle exactement ? Que Ji Hoon le défende l'agaça plus qu'autre chose, en réalité. Et lui, cherchait-il à se rattraper de cette façon stupide ? Hanae ne méritait même pas qu'on réponde. Aussi, Haruto lâcha une révélation qu'il aurait aimé annoncer autrement à Ji Hoon. « Démissionné. J'ai quitté mon poste à l'hôpital. Tu ne devais pas l'apprendre comme ça. » Il se sentait un peu bête, mais il n'avait pas pu se retenir. Cette situation le mettait en colère. « J'ai un préavis, ne t'en fais pas. Le temps de me poser à mon compte. » Le psychiatre eut un sourire un peu crispé, avant de se tourner vers Hanae. « Mais visiblement, vu mon physique, je ne devrais pas avoir de mal, hm ? » Connasse. Voilà qu'il détournait à peine son attention et qu'elle se remettait à mettre ses mains partout sur Ji Hoon  Et lui qui ne répliquait même pas ! Ça lui plaisait. Le toucher d'une femme devait lui manquer. Mais qu'il lui dise ! Son poing s'écrasa sur la table sans qu'il ne puisse jauger sa force. Son poignet le lançait un peu. Il fallait vraiment qu'il apprenne à gérer sa colère. Au moins, Hanae l'avait lâché.

Et Ji Hoon qui ne parvenait même pas à répondre, à s'expliquer. Cela ne faisait que prouver sa culpabilité. Il appréciait d'être touché par cette dinde ! Qu'il arrête ? « Pourquoi ? T'as honte ? Ça faisait longtemps, tiens. » Mais oui ! Qu'il lui dise ! Haruto se croyait revenu au début de leur relation, quand Ji Hoon n'assumait même pas d'échanger un sourire amoureux avec lui. Homophobe ! Hein ? Quoi ? Il avait loupé une blague ? Quelqu'un venait de lui dire 'à l'année prochaine' pour qu'elle rit comme ça, cette jambonne ? « Arrêtez de l'appeler Ji-kun. » Haruto gronda tout bas, il doutait que ces deux traîtres l'aient entendu, tout flirty qu'ils étaient. Seul Il Hoon réagit, déglutissant bruyamment. Le pauvre avait clairement envie de s'en aller. Le Japonais n'eut pas le temps de se sentir désolé pour lui. Les poils de ses bras se hérissèrent lorsque Hanae se leva, enlaçant Ji Hoon d'un bras. Il serra si fort les dents qu'il crut en briser. Salope. Lui aussi allait être tactile. Tactile dans sa sale tronche refaite. Avec son poing. Son regard s'ancra brutalement dans celui de Ji Hoon. Enfin ! Monsieur réagissait ! Haruto se retint de l'applaudir. Se laissant tomber contre le dossier de sa chaise, Haruto leva deux mains. Tournant la tête pour regarder Il Hoon, Haruto poussa un soupir exaspéré. Qui pouvait être jaloux pour cette morue ? Plus qu'un ami. Son cœur rata un ou deux battements. Haruto n'osa rien dire, retenant son souffle. A ses côtés, Il Hoon semblait en faire de même. Cette femme était soit très conne, soit très bonne comédienne. Vu son métier, Haruto espérait presque qu'elle fasse exprès de ne pas comprendre.

Visiblement, elle semblait blessée. Mais au moins, elle confirma ce qu'au fond, Haruto savait déjà. Ji Hoon et elle avait bien eu une relation. Le Japonais eut du mal à cacher que cette révélation le blessait stupidement, se tourmentant en se demandant pourquoi il ne lui avait jamais dit. Et dans sa tête se mit à tourner les engrenages de ses souvenirs, de ce que son homme lui avait révélé sur lui-même. Il ne fallait pas être stupide. Haruto devait arrêter de se voiler la face. Il en avait le souffle coupé, se sentait trahi sans savoir s'il en avait vraiment le droit. Il n'eut même pas la présence d'esprit de rétorquer quoique ce soit. Hanae avait fait mouche, et il l'imaginait déjà savourer sa victoire avec son amant trop jeune pour elle. Le regard dans le vide, Haruto prêta à peine attention à Ji Hoon. Une autre table. Oui. Chacun la sienne. Il ne voulait plus le voir. Pas pour toujours, mais il avait une trop grosse pilule à avaler. Les mots de son homme lui faisait bizarrement mal. « C'était à moi de le corriger. » Il avait parlé d'une voix monocorde, ne réagissant même pas lorsque Ji Hoon demanda à Il Hoon de la fermer. Ses doigts jouaient avec les dents de sa fourchette. Le calme était revenu autour d'eux, mais dans son cœur, l'orage grondait. « C'est... humiliant. » Posant un coude sur la table, Haruto passa une main sur son visage. Il gémit, poussa un soupir, avant de laisser son bras retomber. Le plat de sa main tapa contre la table.

Une serveuse vint timidement et rapidement débarrassé leur table, profitant du calme apparent, reculant en s'inclinant poliment, effrayée. Haruto se rapprocha de la table, y posant brusquement ses coudes. Son menton disparut entre ses paumes liées. Ses yeux fixaient durement Ji Hoon. Puis il recula tout aussi brusquement. « Excuse me ? We would like to sit over there. » La serveuse sembla hésiter, avant de lui demander de patienter. Quelques instants plus tard, passés dans le silence, elle revint pour les guider à une table près de la fenêtre. Aucune table n'était libre, autour d'eux. Parfait. Haruto la remercia, lui souriant poliment, s'excusant pour son comportement de tout à l'heure. La jeune femme retrouva un sourire moins craintif. Elle leur dit que la suite du repas arriverait bientôt. Le sourire du Japonais se fana une fois que la serveuse se fut éloignée, et que ses yeux rencontrèrent à nouveau ceux de Ji Hoon. « Donc, c'est ça, tu couchais avec elle. » Il allait jeter tous les DVD de ses films. Son cœur battait vite, douloureusement, dans sa poitrine. « Il Hoon, c'était toi il y a quelques années ? » Peut-être moins timide. « T'étais son toy boy ? » Il chuchotait, incapable de croire qu'il disait vraiment tout ça. « Il y en a eu d'autres ? » Sa jambe bougeait nerveusement sous la table. Il s'accouda à nouveau à la table, dans la même position que précédemment. « Tu extorquais des vieilles, et tu te faisais entretenir par les plus jeunes contre des faveurs sexuelles ? » Haruto aurait vraiment aimé avoir l'air moins dégoûté. Il aurait vraiment aimé que son amour pour Ji Hoon l'aide à mieux accepter.

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